Photo de la comette McNaught par McNaught
Monday 22 January 2007Un autre jolie photo de la comète McNaught, maintenant visible de l’hémisphère Sud. C’est l’astronome qui l’a découverte Robert H. McNaught qui a pris le cliché.
Un autre jolie photo de la comète McNaught, maintenant visible de l’hémisphère Sud. C’est l’astronome qui l’a découverte Robert H. McNaught qui a pris le cliché.

(Image tirée d’un article du New Scientist)
Boston Dynamics est une entreprise co-fondée par des finissants du MIT, dont Marc Raibert. Son principal intérêt de recherche est la locomotion animale et humaine. Évidemment, les robots de Boston Dynamics ne sont pas l’oeuvre d’une seule personne. Parmi son équipe se trouve d’ailleurs depuis 2003 Martin Buehler, un ancien professeur du CIM de McGill.
Lors d’une récente visite du laboratoire GRASP de U Penn, on avait eu la chance de voir à l’oeuvre le Little Dog de Boston Dynamics. La compagnie avait fait un don du robot pour le recherches de quelques étudiants gradués. Ceux-ci recevaient à chaque mois un nouveau relief et ils devaient reprogrammer le robot pour qu’il puisse le traverser de façon autonome.
Un de mes collègues du Laboratoire de robotique de l’Université Laval m’a envoyé la semanie dernière le vidéo de Big Dog, aussi connu sous le nom de la mule robotique. Comme le nom l’indique, il s’agit d’une version plus grande de Little Dog. Il est actionné par un système hydraulique alimenté par un moteur à essence et mesure 70 cm. La recherche sur le petit et le grand chiens est financée en partie par le DARPA, la branche de R&D de l’armée américaine.
L’édifice Price de Québec, le seul “gratte-ciel” de la vielle capitale et résidence officielle du premier ministre a été numérisé par l’équipe de Polyrix. L’entreprise en démarrage a accompli cet exploit par des méthodes de photogrammétrie. Le modèle 3D a donc été composé à partir de photos prises de plusieurs points de vue.
Ils l’ont fait dans le but de démontrer les possibilités de la technique pour des simulations de rééclairage ou d’insertion de nouveaux bâtiments dans des environnements déjà construits. Les modèles obtenus, contrairement à ceux dessinés, sont d’un grand réalisme puisqu’ils proviennent de photographies.
Il pourrait aussi être exporté dans une environnement de jeu vidéo ou de film, ou pourquoi pas dans Second Life? D’ailleurs, Hollywood se sent nostalgique ces temps-ci. Je pense que ce modèle pourrait très bien ajouter à l’ambiance du prochain GhostBusters.
Je suis un grand fan de NetVibes, une page d’accueil personnalisée facile à modifier à notre goût avec les liens, les outils et les feeds qui nous intéressent. En fait, quand un site que je visite régulièrement n’offre pas de feed que je peux intégrer à ma page NetVibes, ça me chicotte. Ça, c’était avant que je découvre DappIt.
Cet outil permet gratuitement et facilement de décortiquer une page pour en extraire l’information et la présenter automatiquement dans le format qui vous intéresse, dans mon cas un module NetVibes. Voici sur l’image ce que ça peut donner. Par exemple, le module crée PinBike POD retourne la photo du jour en accueuil du site PinkBike. L’autre module montre l’image du vidéo le plus récent des Têtes-à-claques. “Envoye, envoye, essaie ça Dappit! Move your body, move your body…”

… et les yeux de sa mère, et le crâne de son grand-père. C’est qu’il provient de la généalogie à la base des personnages virtuels crées par le logiciel montréalais evolver. Michel Fleury est le créateur du logiciel issu du labo mélangeant l’art et les technologies Hexagram. Il présentait hier le fonctionnement du logiciel aux étudiants et professeurs d’une organisation semblable qui s’installe à l’Université Laval, le LANTISS. Les membres de ce laboratoire auront accès à quelques licenses de evolver.
L’idée derrière le logiciel est de pouvoir créer des personnages en 3D facilement, rapidement, et avec un beau rendu prêt pour l’animation. Evolver a une base de donnée de quelques dizaines de visages et corps différents. Chaque corps a la même topologie, les mêmes vertex à la base de la géométrie. Ainsi, une animation d’un personnage peut être appliquée à un autre personnage de façon très fluide.
Pour créer un personnage, on décide de quatre grand-parents, qui donnent deux parents, pour aboutir à “l’enfant”, le personnage crée. Avec des slidebars, on ajuste à notre guise: plus des oreilles à lui, plus du corps à lui, etc. Lorsque la génétique vous convient, vous commandez le modèle des serveurs evolver et vous l’obtenez pour 2000$. Je ne suis pas dans le domaine, mais les gens qui assistaient semblaient trouver ça pas cher. Les possibilités sont gigantesques et les résultats surprenants. Vous pouvez en voir quelques exemples sur le site de la compagnie qui produit evolver, Darwin dimensions.
Ce qui m’intéresse de ce produit, ce sont les applications futures que la compagnie en fera. M. Fleury mentionnait que le marché de la création d’avatars pour les mondes 3D les intéressait. On peut s’imaginer partir de la photo d’une personne, utiliser un service comme Polar Rose ou encore Gizmoz pour obtenir le modèle 3D de son visage, puis le modifier avec evolver qui serait en ligne. Par la suite, on pourrait même mixer avec le modèle de sa blonde (ou de Penelope Cruz) pour voir ce que ça donnerait. Par ailleurs, il me semble que evolver ferait une combinaison parfaite avec les travaux de Ken Perlin pour démocratiser l’animation 3D. Selon les réactions très positives qu’ils ont eu lors de leur démonstration auprès des jeunes à Arcadia, il me semble qu’une telle combinaison serait gagnante auprès du jeune grand public et pourrait aggrandir considérablement le marché de evolver, qui s’adresse principalement aux professionnels de l’animation.

Si les frères Hanson utilisaient Geni, ils pourraient inscrire leurs trois noms côte à côte dans leur arbre généalogique en ligne. C’est un nouveau service dont le lancement vient d’être annoncé. Ajoutez le nom et l’adresse email de vos proches pour qu’ils participent à l’élaboration de l’arbre et revenez le voir grandi!

Ken Perlin est un professeur en informatique de l’Université de New York. Il présentait à la conférence SIJS 2006 le fruit de son travail sur la scénarisation d’animations 3D. En ce moment, une animation dans les jeux vidéos est définie sur une ligne du temps. “À tel moment, monte ton bras, après tant de frames, l’animateur dit touche ton sourcil, etc.” Ses études portent sur le développement d’outils pour amener l’animation plus proche de ce qui se fait en cinéma avec de vrais acteurs. Dans ce contexte, l’acteur suit le script. Il n’a pas besoin de se faire dire de monter le sourcil pour montrer qu’il est sceptique, ce qui est spécifié dans le script. Perlin vise donc à paramétriser le comportement de personnages 3D pour amener l’animation à un niveau de commande plus élevé. Je vous invite à aller voir plusieurs de ses prototypes qui sont en ligne, c’est plutôt drôle. J’aime particulièrement Polly, le personnage avec le nombre minimum de polygones capable de provoquer une émotion.
En prévision de son prochain retour sur la lune, l’agence spatiale américaine a décidé de passer au système métrique pour s’uniformiser aux standards internationaux. Il aura fallu plus de 40 ans et la perte récente d’une sonde pour qu’enfin le géant pile sur son orgueil. On peut voir cette initiative comme une concession similaire à celle que je faisais lorsque j’étais petit et que je ramassais ma chambre avant de demander une permission spéciale à mes parents. En effet, lors d’une conférence donnée à l’Agence Spatiale Canadienne à laquelle j’ai assisté récemment, on nous disait que jamais auparavant les américains n’avaient autant sollicité les agences spatiales des autres pays afin d’obtenir une collaboration (un don ?) pour leur ambitieuse mission de retourner sur la lune.
Souhaitons maintenant que le reste de l’industrie emboîte progressivement le pas de la NASA, ce qui aurait pour conséquence de nous simplifier la vie (ingénieurs canadiens). Pour les non-initiés, en dépit du fait qu’au Canada, le standard métrique est en vigeur depuis les années ‘70, la proximité du client américain ou encore la disponibilité des matériaux bruts impliquent souvent de travailler en système impérial. En bref, outre le bilinguisme linguistique, on se doit d’être bilingue dans les systèmes de mesure.
Il semblerait que ces jours-ci, si vous vous trouvez dans l’hémisphère nord et que vous observez le ciel près du soleil à l’horizon, vous pouvez appercevoir la comète McNaught. Je n’ai pas eu la chance de l’observer personnellement, mais je suis tombé sur une superbe photo de la comète au dessus des montagnes catalanes, en Espagne prise par Juan Carlos Casado.

C’est la conclusion qui saute aux yeux après avoir assisté à la conférence que Johanne Gélinas (photo… qui ne lui rend pas justice à mon avis, je ne l’aurais même pas reconnue) a présenté à l’Université Laval le 15 janvier. Mme Gélinas est commissaire à l’environnement et au développement durable. Elle présentait lors de ce midi conférence organisé par l’Ihqeds un résumé de son rapport 2006.
En gros, elle fait le même travail que la vérificatrice générale, appliqué à l’environnement. Elle vérifie le travail du fédéral en regard de ses engagements dans ce domaine. Elle dépose son rapport au parlement et le gouvernement doit y répondre. De son propre avoeu, “[Son] seul pouvoir est de pouvoir embarasser le gouvernement”. Son rapport porte sur la performance du Canada dans son objectif de réduction des gaz à effet de serre (GES).
Pour résumé son propos, il est totalement irréaliste de penser qu’on puisse atteindre nos objectifs de Kyoto. Voici quelques raisons de ce triste état de fait:
Le problème des GES touche plusieurs ministères. Le ministre de l’environnement est responsable du plan mais n’a aucun pouvoir sur les autres. Selon Mme Gélinas, c’est un problème généralisé au gouvernement. Tout ce qui touche à plusieurs ministères, ce qu’ils qualifient de problématique horizontales dans le jargon des fonctionnaires, avance à pas de tortue. Pour que ce genre de projet progresse, ça prend un fort leadership en haut de la pyramide organisationnelle. Donc lorsque les environnementalistes ont affirmés que le récent changement de ministre de l’environnement au fédéral n’était que cosmétique, ils avaient probablement raisons.
Dans le même ordre d’idées, un problème majeur de l’approche du gouvernement face au GES est que les enjeux énergétiques ne sont pas intégrés aux politiques de développement durable. Ainsi, le peu d’amélioration qu’on pourrait aller chercher avec les quelques programmes restants sera vraissemblablement annulé par les effets de l’extraction des sables bitumineux… Finalement, peut-être que le gouvernement sait vraiment où il s’en va avec ça… Dans ce cas on pourrait suggérer à Stephen quelques lectures qui lui parleront plus, lui qui est économiste de formation.
À mon avis, un autre problème du combat contre le réchauffement de la planète au Canada, c’est qu’ici, il fait frette. Vous vous rappelez des pluis acides? Ça ça faisait peur, de l’acide! Le réchauffement ? Bof, se promener en t-shirt quelques semaines de plus par année… Je propose donc qu’on trouve un nouveau nom plus évocateur pour aggraver l’image du réchauffement de la planète et le rapprocher du quotidien des gens. Le réchauffement de la planète a besoin d’un nouveau branding, voilà. Avis aux publicitaires intéressés, c’est peut-être vous qui avez la clé pour régler le plus important défi actuel de l’humanité.