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La robotique au service de la biologie


(Image: Audobon Society)

C’est une vraie bio-enquête qui est en cours en ce moment dans le sud-est des États-Unis afin de retrouver des spécimens de pics à bec ivoire (image). Cet oiseau, d’une cinquantaine de cm de long et d’une envergure de plus d’un mètre, habitait les forêts marécageuses matures du territoire montré sur la carte ci-dessous. C’est justement le morcellement de cet habitat qui est à l’origine de sa supposée disparition.


(Source: The Birds of North America Online)

En fait, l’espèce a même été déclarée éteinte en 1996 par l’Union mondiale pour la protection de la nature. La dernière observation photograhiée date des années 30. Cependant, l’espoir de revoir un spécimen vivant renait depuis quelques années. C’est que certains ornithologues pensent avoir observé et entendu de ce qu’ils pensent être un pic à bec ivoire. Suite à ces évènements, des équipes sont déployées en Arkansas et en Floride pour enregistrer des manifestations de l’oiseau. Les chercheurs tiennent à jour en ligne leur journaux d’observation: U. Cornell, U. Auburn.

Pour appuyer leurs recherches, plusieurs technologies sont utilisées. Des stations sont placées à plusieurs endroits pour enregistrer des sons, prendre des photos, et filmer le fameux pic. On apprend dans cet article sur Mongabay.com qu’une caméra vidéo haute résolution agencée à des algorithmes sophistiqués a été installée dans un corridor du parc de la rivière Cache en Arkansas pour filmer le passage du pic. Le système est conçu par des chercheurs des universités de Californie à Berkeley et d’A&M Texas.

Il est montré ici, avec des photos de l’installation. Mécaniquement, le système n’a rien d’innovateur, on peut reconnaitre des caméras de surveillance standard. Tel que mentionné sur leur page, la complexité réside surtout dans les conditions de détection d’oiseau: “aucun réseau de communication, variation et bruit dans les images du ciel, puissance électrique limitée, hautes températures et grande humidité.” Le but du système est de filmer le couloir de bayou sur une longue période mais de ne conserver que les moments où l’algorithme considère qu’un oiseau s’apparentant au pic est observé.

Le professeur Goldberg est conscient que la caméra de son équipe peut être en opération durant des années sans jamais observer l’oiseau convoité. Cependant, si elle permet d’obtenir des images haute résolution prouvant que le pic à bec d’ivoire existe toujours, ce sera un moment important pour les ornithologues et pour les millions d’amateurs d’observation d’oiseau.

Un commentaire sur “La robotique au service de la biologie”

  1. [...] Si le projet est concluant, d’autres caméras du genre seront installées à d’autres endroits. Le professeur Ken Goldberg de l’Université Berkeley a contribué à ce projet. J’avais déjà parlé de ce professeur, au moment où on annonçait qu’une caméra robotisée développée par son équipe était installée pour détecter un oiseau en voie de disparition. [...]

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