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LABLOGATOIRE


Archive pour février 2007


(image: wikipedia)

Les quintuplets satellites THEMIS seront lancés plus tard cette semaine afin d’étudier les soubresauts de couleur dans les aurores boréales. Le projet est une collaboration de plusieurs organisations, dont la NASA, l’Agence Spatiale Canadienne, et des universités dont celle de Calgary.

Le but de la mission est de comprendre les variations subites dans les aurores boréales. Il est décrit avec beaucoup de poésie dans cet article de Québec Sciences. Ou encore, allez à la source avec la page officielle de la mission sur laquelle se trouve plusieurs éléments multimédias intéressants.

Après près de 3 semaines sous l’échine de la charge de travail, voilà que ma plume refait surface. D’abord, je me permets de rappeler aux lecteurs au sujet de l’article publié le 8 février 2006 par le Lablogatoire sur la conférence du Dr. David Suzuki de passage à l’université Laval le 5 février dernier. J’encourage tous ceux qui n’ont pas déjà visité le site de la fondation David Suzuki à le faire. On y trouve une foule d’information étonnante, souvent alarmante, mais aussi encourageante sur tout ce qui a trait à la santé de notre mère nature, notre environnement et les défis dont fait face la planète actuellement. Je vous invite aussi à étudier ce qu’on entend par prendre le Défi Nature.

Voilà pour ça… Et maintenant, place aux podcasts !!!

Hein !?! Me direz certains d’entre vous alors que d’autres me diront estomaqués: “Mais Jean, il y a plus de 4 ans que cela existe!! “.

Quoique puisse être votre réponse, il importe ici de définir ce que l’on entend par podcast:

Podcast_iTunesPodcast est l’abbréviation provenant des mots iPod Braodcasting (Baladodiffusion en français). Il s’agit en fait d’un enregistrement radiophonique numérisé en format mp3. On peut donc en faire l’écoute comme bon nous semble, à l’heure qui nous enchante une fois l’enregistrement disponible. On peut même appuyer sur pause si par malheur le monologue vous horrifie. Le concept a été grandement popularisé par la très populaire firme d’ingénieurs Apple Inc.
Maintenant que tout le monde est à jour concernant les podcasts, le but de cet article est de vous initier aux innombrables sources d’information que cette technologie de diffusion permet. Le logiciel iTunes fournit avec tout lecteur mp3 iPod vous permet de vous abonner à une multitude de publications. On y trouve de tout, en passant par des revues de littérature scientifiques aux nouvelles de sport en passant bien sûr par la musique de tout genre jusqu’à proposer des cours d’italiens hebdomadaires. La beauté de la chose provient bien évidemment du fait que c’est gratuit!!!

Science Mag PodcastUne des publications qui m’accroche le plus parmi la panoplie offerte est celle du journal Science Magazine de l’AAAS disponible à toutes les deux semaines qui relate les dernières découvertes sur la science moderne. Je suis tombé sur un sujet fort étonnant de leur édition du 23 juin 2006 qui tisse désormais un lien entre la science-fiction et la réalité: La cape d’invisibilité !!!

Je tacherai de vous écrire un article sur cet événement scientifique de l’année 2006 mais, pour l’heure, je vous souhaite bonne écoute…

Liens qui peuvent vous intéresser au sujet de cet article:

Refuge Massif du Sud
Refuge des sentiers de ski de fond au Massif du Sud

J’arrive tout juste de quelques jours passés à m’amuser au Massif du Sud et à la Grande Coulée, deux montagnes des Appalaches. C’est vraiment un beau terrain de jeu. Il faisait trop froid alors on a troqué le snowboard pour les raquettes et on s’est promené dans un de plus beaux sentiers que j’aie emprunter: le sentier des Dryades en hiver au Massif du Sud. Les arbres en haut de cette montagne sont toujours tout blancs. J’y était allé en novembre et déjà ils avaient leur branches cotonnées. Ça fait des très beaux paysages hivernaux. (J’avais malheureusement oublié ma caméra…)

La géologie aussi est passablement intéressante. Dans ce sentier, on trouve plusieurs tanières et passages entre les rochers. Ça m’a rappelé mon cours de Planète Terre donné à l’Université Laval, dont les notes sont présentées intégralement en ligne. Ceux intéressés par la géologie de monde et particulièrement du Québec y trouveront beaucoup de matériel intéressant.

Un des fait particulier dont je me souvenais de ce cours est que nos Appalaches et les montagnes de fjords de Norvège sont en fait la même chaine de montagne qui faisait partie du méga-continent nommé la Pangée. Cette situation est illustrée dans la figure ci-dessous tirée des notes du cours. La Pangée s’est fractionnée graduellement sous l’effet de la tectonique des plaques pour arriver aux continents tel qu’on les connait aujourd’hui. L’histoire complète de la chaine de montagne est présentée ici.

Il y a quelques années, on s’est installés mon ami et moi dans une petite ville côtière de Nouvelle-Zélande. Un jour, un vieux surf bum américain psycho-zen est arrivé à l’auberge de jeunesse et on lui a montré les alentours. Pour nous remercier, il nous a refilé avant de partir ses vieux t-shirts, dont un à l’effigie de Clark Foam. “Il est cool celui-là”, on trouvait. Clark Foam, c’est le fournisseur principal des planches de polyuréthane à la base de la majorité des planches de surf dans le monde, dont celles du shaper local Ralph Blake.

En fait, c’était le fournisseur principal, car l’entreprise basée en Californie a dû fermer en 2005 devant des menaces de l’Agence de protection environnementale américaine (l’EPA, celle-là même qui vient de se faire amputer une partie de son financement dans le nouveau budget américain).

Une alternative aux planches de Clark a paradoxalement émergé d’un endroit complètement à l’opposé de la culture de ce sport: Le laboratoire de Sandia. La mission de ce labo est d’avancer la technologie pour la défense américaine. Entre autres choses, c’est à cet endroit qu’ils développent l’armement nucléaire américain. Et c’est précisément de ce champs d’expertise que provient le TufFoam, un remplaçant de la mousse Clark, sans les produits chimiques dangeureux. En fait, le matériau est un dérivé de la mousse utilisée dans les têtes d’ogives nucléaires.

L’histoire est racontée dans cet article de Wired.

Pour l’avoir traversé des centaines de fois lorsque j’habitais à St-Nicolas, je n’allais pas manquer la conférence grand publique de la FSG offerte hier à propos de l’histoire du pont de Québec. La présentation était donnée par le professeur en génie civil André Picard et s’intitulait “Le pont de Québec, 100 ans d’histoire et d’ingénierie”. M. Picard nous présentait son interprétation d’ingénieur civil des informations qu’il a recueillies entre autre à la Société historique de St-Romuald ainsi que dans le livre “Le Pont de Québec” écrit par l’Hébreux.

D’abord il nous apprend que le pont a été construit à une époque où Lévis avait une économie florissante alors que Québec trainait de la patte. Stratégiquement pour Québec, ça prenait un lien ferroviaire entre les deux. Alors que l’idée faisait son bout de chemin, une conférence de l’American Society of Civil Engineer a eu lieu à Québec. Dans la délégation se trouvait un célèbre ingénieur civil du nom de Theodore Cooper. M. Cooper a été amené à l’endroit pressenti pour le pont de Québec et il y a vu l’oeuvre de sa vie. Il voulait faire ce pont, ce serait la consécration de sa carrière.

Et c’est ce qui allait causer la mort de 76 personnes (dont 33 amérindiens) lors du premier effondrement des 1200 tonnes d’acier déjà assemblées sur la rive sud le 29 août 1907 (première photo ci-bas). En effet, le rapport ordonné suite à la tragédie conclura que Cooper a été négligeant, n’a pas été assez rigoureux dans la vérification des plans et est demeuré sourd face aux signes avant-coureurs des désastres. Une des raisons qui peut expliquer son obstination est qu’il voulait dépasser le record du plus long pont cantilever au monde, celui de de la rivière Forth, qui venait d’être complété et que Cooper qualifiait d’ailleurs de gâchis monumental.

Après le premier échec, l’étude de ses causes et le nettoyage des débris, un deuxième essai est tenté. Cette fois c’est la St-Lawrence Brige Company qui est responsable du chantier. Seul l’emplacement est conservé. Aucun plan ou pièce n’est récupéré du projet précédent. Le chantier va bon train jusqu’à l’installation de la travée centrale le 11 septembre 1916. Celle-ci décroche de la crémaillère supposée la monter et coule en une minute au fond du fleuve, entrainant dans la mort 13 personnes. La travée se trouve toujours au fond aujourd’hui.


(Photo: Archives Nationales du Canada)

Heureusement, les deux losanges sont intacts malgré l’accident et la compagnie complète le chantier un an plus tard, le 20 septembre 1917. C’est depuis ce temps que les deux rives sont reliées à Québec. Depuis il y a eu plusieurs modifications au pont, dont l’ajout d’une voie carrossable. Rappelons-nous aussi la performance des étudiants de génie civil dans la course à l’exploit de 1989 qui ont prouvé qu’il pouvait y avoir trois voies pour les voitures sur le pont, ce qui m’a évité du trafic à plusieurs reprises, j’en suis certain.

baby.jpg

Si vous êtes comme moi, c’est-à-dire pas encore papa, le fantastique monde du poids moyen des bébés vous est donc inconnu. Après une enquête rigoureuse, il semblerait qu’un très petit bébé soit de l’ordre des 5 livres, un petit bébé dans les 6, qu’un poupon moyen pèse environ 7.5 livres et qu’un “fat baby”, plus de 8. Imaginez-vous la surprise lorsqu’une mexicaine a récemment accouché d’un bébé de 14.5 livres… Le record français est de 13.68 livres. Ce qui est bien loin du record canadien de 23.58 livres. Quand tu accouches de ça le terme Baby-Boom prend tout son sens !

Qu’est-ce que David Suzuki ferait s’il était premier ministre? Beaucoup pour l’environnement, c’est certain. Qu’est-ce que vous feriez si vous l’étiez? C’est ce que David Suzuki veut savoir en allant à la rencontre d’une cinquantaine de communautés à travers le pays dans le cadre de sa tournée “Si vous étiez premier ministre“.

Il était de passage à l’Université Laval hier soir en collaboration avec Équiterre pour sensibiliser une foule déjà convertie à sa cause. En fait, c’est la première fois que j’assistais à une ovation debout… avant la prestation. Il n’y a que le monsieur bien fringué à ma droite qui ne s’est pas levé. D’ailleurs, il a quitté la salle à la moitié de la présentation. Les coquines blagues sur le parti conservateur étaient fréquentes et faciles. Bien que ces farces soient méritées, si je n’avais qu’une chose à déplorer de ce genre de présentation et que je voulais vraiment faire l’avocat du Harper, c’est que c’est plus un pep talk que de l’éducation. À voir la foule majoritairement composée d’étudiants, je suis pas mal certain que M. Suzuki n’a pas appris tant de choses que ça à son auditoire. Il a plutôt consolider leur position pro-environnement et leur a donné une bonne dose de motivation, ce qui est déjà très bon.

Mais est-ce suffisant, ou plutôt, est-ce la bonne stratégie? C’est que, comme le mentionnent M. Suzuki et l’ancienne commissaire à l’environnement, les principaux responsables des problèmes environnementaux n’étaient pas dans la salle: 50% des émissions de gaz à effet de serre sont émis par l’industrie. M. Suzuki aurait-il donc plus d’impact à faire une tournée des chambres de commerce? Il pourrait leur expliquer ce qu’il nous a transmis avec conviction, que contrairement à ce que de nombreux dirigeants croient, on n’a pas les moyens de ne PAS combattre les problèmes environnementaux? Il a rappelé les chiffres du rapport de l’économiste Nicholas Stern que j’ai cité à quelques reprises dans des articles précédents. Ce rapport explique qu’il est rentable pour les compagnies de s’adresser aux problèmes environnementaux, et que leur survie même en dépendra éventuellement.

Je pose la question sur sa stratégie mais il y a répondu durant la présentation. En 2003, il a publié le livre Good News for a Change, dans lequel il présente plusieurs exemples de gestes concrets que les gens prennent au quotidien et dans leurs entreprises pour aider notre sort. Il en a envoyé une copie à tous les membres de la chambre des communes et aux directeurs généraux des 100 plus importantes compagnies au pays. Le livre était accompagné d’une lettre disant “Je ne veux pas de réponse de politesse à cet envoi. Je veux que vous lisiez ce livre, et que si il vous influence à agir concrètement en faveur de l’environnement, alors répondez-moi pour me le dire.” Il ne nous a pas dit combien de réponse il a eu pour ne pas nous décourager.

C’est peut-être ce qui explique qu’il fasse une tournée de sensibilisation en terre fertile plutôt qu’une d’évangélisation en terrain sauvage. Et M. Suzuki est un communicateur hors paire. Il a apporté son sujet en nous ramenant il y a 150 000 ans dans les plaines pour qu’on s’imagine ce que nos ancêtres avaient l’air sur leurs deux pattes au milieu des tigres à dents de sabre et des mammouths. Comment on a fait pour survivre dans cet environnement si hostile? À cause “de l’organe de 2kg qu’on a dans le crâne” nous rappelle Suzuki, “qui nous a donné l’avantage immense de pouvoir considérer l’avenir”. Pour la première fois, une bibitte pouvait anticiper et faire des choix complexes en fonction des ses nombreux souvenirs. Il nous demandait donc comment on a tourné le dos à cette capacité de prévoyance alors que c’est grâce à elle qu’on a pu maitriser les éléments?

Les scientifiques s’entendent à dire qu’à 90% de certitude, nous sommes la cause du réchauffement de la planète et que ce réchauffement perturbe un équilibre fragile qui peut mener à notre perte. 90%! M. Suzuki s’exclame qu’on se paie les yeux fermés des assurances vie, des assurances auto, maison, une défense nationale… en prévision de quoi? De pleins d’évènements beaucoup moins probables que 90%. Comment on en est arrivé là? La réponse se trouve dans la grande sagesse du sport professionnel. Je propose à M. Suzuki qu’il regarde les games à CBC le samedi vers la fin de la saison pour se rendre compte que les joueurs patinent pas mal plus qu’en début de saison, et qu’ils patinent encore plus en 3e quand le pointage est nul. Les humains, nous nous activons quand ça chauffe. Et ça commence à chauffer suffisamment pour que la population se mobilise et que les politiciens verdissent leurs programmes afin de gagner leurs élections.

Et la photo de l’autobus pleine de calcium? C’est la seule photo que j’ai pu prendre car on n’avait pas le droit aux appareils photo dans la salle. C’était quand même paradoxal de voir le véhicule arrêté avec le moteur allumé de 18h00 (quand je suis allé acheter mon billet) à 19h30(quand je suis entré dans la salle) et jusqu’à 20h40 (quand je suis sorti de la salle). Mais il doit y avoir une bonne raison à ça parce que je suis certain que le gars sur l’autobus est conséquent avec ce qu’il dit. Comme quoi malgré tout ça, on peut encore avoir des -20 Celcius durant le Carnaval à Québec.

Prenez le Défi Nature de David Suzuki.


Allez voir cette photo complètement improbabale prise à Perth, sur la côte ouest australienne. On y voit simultanément des feux d’artifices à l’occasion de leur fête nationale, des éclairs au large, et la comète McNaught au centre. Wow!

(Photo Arius3D.com)

Non un Arius n’est pas la bestiole fossilisée représentée sur l’image, mais bien l’appareil qui a permis d’obtenir une représentation numérique du fossile. Cette technologie a été développée par les chercheurs du CNRC. Elle permet d’obtenir à la fois la géométrie très précisément (entre 25 et 100 microns selon la direction par rapport à la surface), ainsi que la pigmentation de l’objet. L’appareil utilise la combinaison de trois lasers (bleu, rouge et vert) projetés sur la surface pour obtenir simultanément ces informations.

C’est la compagnie de Mississauga Arius 3D qui poursuit le actuellement développement et la commercialisation de cette technologie. Pour la province de Québec c’est la compagnie basée dans le parc technologique MCG3D qui a le mandat de la commercialiser. Leur premier Arius vient d’être installé au LAMIC, le Laboratoire de muséologie et d’ingénierie de la culture. Leur site web n’est pas prêt encore puisque le LAMIC lui-même est toujours en construction grâce au soutien du Fond canadien pour l’innovation. Les gens du LAMIC seront les voisins directs du LANTISS dans leurs nouveaux locaux du pavillon Casault de l’Université Laval.

Le ARIUS 3D a été développé au CNRC avec la conservation du patrimoine comme première application possible. L’utilisation que le LAMIC compte en faire tirera donc pleinement avantage des capacités de l’instrument. Ils numériseront des objets avec authenticité dans différents buts. Ils pourront entre autre analyser les traces d’usures d’artéfacts pour mieux comprendre leur mode d’utilisation. Par exemple, ils pourront déterminer si une lame retrouvée a coupé du blé plutôt que des branches, ce qui leur donnera des indices sur le mode de vie des gens qui l’utilisaient. Les objets numérisés pourront aussi être inclus dans des environnements virtuels pour la visualisation. Ceci s’inscrit dans la nouvelle tendance de la muséologie où le musée ne se définit plus uniquement que par ce qu’il présente, mais aussi par ce qu’il fait vivre aux visiteurs.

Photo: Johann Paquet

Le local dans lequel je travail ces jours-ci est à côté du monte-charge du département de génie mécanique. Hier, quatre gars de la Formule SAE de l’Université Laval passaient par là pour monter le frame du bolide à leur local. Ils ont vu le robot pour numériser l’apparence 3D des objets sur lequel je travaille avec des collègues du LVSN.

Ils m’ont tout de suite demandé si je connaissais la HandyScan 3D de la compagnie lévisienne Creaform. En fait, ce produit est aussi issu de travaux effectués au LVSN. Sans entrer dans les détails, la principale différence est que la HandyScan utilise un laser projeté alors que nous utilisons un appareil photo embarqué sur un robot.

Pour des applications de reverse-engineering comme celui de numériser la forme du moteur de la Formule SAE, la HandyScan est tout-à-fait appropriée. Et c’est ce que les étudiants de la formule désiraient. Ça a pris 5 heures à un employé de Creaform pour numériser le moteur. Cette commandite équivaut à une valeur de 3000$. Avec la forme plus exacte du moteur qu’ils réutilisent depuis quelques années, il est plus facile de concevoir et de fabriquer les pièces qui viennent s’y greffer, comme leur nouveau turbo par exemple.

Futurs étudiants de Laval, vous pouvez venir voir la Formule SAE et visiter le Laboratoire de robotique au Samedi de l’admission.