Archive pour March 2007

Harry Potter se cacherait sous…. Une réalité?

Friday 9 March 2007

Récemment, alors que je voguais nonchalemment sur le web, mes oreilles ont capté une information pour le moins intriguante. Je parle de mes oreilles puisque j’écoutais en même temps le podcast de la revue américaine Science de l’AAAS. L’édition du 23 juin 2006 relatait les exploits d’un consortium scientifique anglo-américain. Exploits, c’est presque peu dire puisque ces chercheurs ont réussi à développer un dispositif qui lorsque placé autour d’un objet permet de le rendre compètement transparent.

Autrement dit, ils ont réussi à produire une sorte de cape d’invisibilité, ce mythique objet de toutes les convoitises qu’il nous faudrait tant lorsque, gamin, l’envie de voler une barre tendre dans le garde manger se manifeste à 4h54 PM alors que maman s’occupe à préparer le souper plein de brocolis et de légumes, alors qu’on veut pas en manger, alors qu’on veut une barre tendre et qu’on la veut tout de suite!!! BON!!

J’ai cependant le malheur de ralentir votre engouement quant à vos instincts farceurs en ébulition. La technologie est loin d’être au point pour cacher Harry Potter du professeur Rogue. Le dit dispositif a été développé pour rendre invisible un objet dans le domaine des micro-ondes. Et même alors, le protoype ne fonctionne que dans un plan et que si les ondes émises ont une polarité très précise.

ProcédéLe principe de fonctionnement est assez simple. Un objet est dit “visible” lorsque les ondes émises par une source sont réfléchies sur un objet opaque créant ainsi une ombre cachant la scène se trouvant derrière l’objet. Ainsi, de façon à rendre un objet “invisible”, il s’agit de faire “couler” les ondes autour de l’objet le rendant ainsi imperceptible à tout instrument de détection. Mais, comment s’y prend-t-on pour atteindre un tel exploit?

Apparemment, la technologie actuelle permet de le faire étonnement facilement. Les chercheurs utilisent des métamatériaux (mélange de polymères et de petits tubes) qu’ils confectionnent à leur façon afin qu’ils puissent rediriger les ondes électromagnétiques autour des objets. “Le dispositif agirait comme si elle créait un trou dans l’espace temps”, commente David Smith du département de génie électrique et informatique à l’université de Duke en Caroline du Nord, co-auteur de l’article Full-wave simulations of electromagnetic cloaking structures.

Les chercheurs ont testés leur technologie en essayant de dissimuler un cylindre de cuivre et les résultats ont été assez bons considérant la rapidité avec la quelle ils ont réussi à créer le dispositif.Essai sur Cylindre

Intuitivement, on peut croire que le moteur financier pour le développement de cette technologie sera en lien très étroit avec le domaine militaire. John Pendry (Departement de Physique, The Blackett Laboratory, Imperial College London, London, UK), principal auteur de l’article, explique que dans un futur rapproché de 18 mois, il sera possible d’implémenter ces métamatériaux pour qu’ils fonctionne dans le domaine des ondes radar (micro-ondes).

Appliquer cette technologie au domaine optique constitut un défi imposant mais réalisable selon Pendry. Mais, certaines réalités physiques font faces aux chercheurs. On parle entre autre au comportement “froissable” de la cape ainsi qu’à son épaisseur. Néanmoins, les chercheurs sont confiants que d’ici 2050, il soit possible de s’imaginer nu en plein centre de New York sans que personne le sache.

En ce qui concerne l’étendue des possibilités d’une telle technologie appliquée dans le domaine civil, il serait pensable par exemple de “vêtir une raffinerie qui vous coupe la vue sur la baie!”, dirait David Schurig, autre co-auteur de la récente publication.

Bref, voilà de quoi faire jaser bien des gens autour de la table à dîner.

Bien à vous.

Charte d’éthique pour les robots en Corée du Sud

Friday 9 March 2007

L’auteur Isaac Asimov avait énoncé les trois lois fondamentales de la robotique dans son cycle des robots. Avec les avancées rapides dans ce domaine, certains pays commence à se pencher sérieusement sur la question. Le gouvernement britannique avait commandé une étude complétée en décembre dernier sur la question. Leur préoccupation était que les robots pourraient un jour s’émanciper et réclamer les mêmes droits que les humains. L’étude conclut que les machines pourraient avoir des droits d’ici 50 ans.

Avant-hier, c’est la Corée du Sud qui a fait les manchettes avec une nouvelle similaire. Leur ministère du commerce, de l’industrie et de l’énergie a commandé une étude semblable. Elle porte sur les robots eux-mêmes, mais surtout sur les problèmes susceptibles de survenir entre les robots et les humains:

  • Abus des robots par les humains.
  • Développement d’une dépendance des humains pour l’interaction avec les robots.
  • Utilisation illégale des robots.
  • Et de quoi faire sursauter Stephen Joseph Harper: Le droit de mariage des robots entre eux ou avec des humains!

Dans cet article, on cite le questionnement du ministre de l’information et des communications Park Hye-Young: “Imaginez si certaines personnes traitent les androïdes comme s’ils étaient leur femme.” Je ne suis pas trop certain de ce qu’il voulais dire…

Je trouve la conclusion de cet autre article traitant de la question plutôt pertinente. C’est en effet plutôt ironique que les sud-coréens soient si concernés par l’éthique des robots alors que ce sont eux qui on développé le robot militaire SGR-A1 afin de surveiller les frontières avec leurs voisins du nord. Ce robot peut identifier un humain en mouvement et le mitrailler… tout-à-fait dans le thème de mon article plus tôt cette semaine. Regardez ce vidéo pour comprendre, débile avec la musique en plus…

Convergence et complexité

Thursday 8 March 2007


iceberg

“C’était bien plus simple dans l’temps”, admettent plusieurs ainés. La vie et la technologie aujourd’hui, c’est compliqué. Tellement que le grand astronome Stephen Hawking prédit que “le 21e siècle sera celui de la complexité”.

Mercredi dernier, dans le cadre des conférences grand publique de la FSG, Denis Poussart nous entrainait sur le thème de la “Convergence et complexité, nouvelles opportunités, nouveaux défis.” Sa présentation abordait la profonde question d’une manière vulgarisée. Plusieurs exemples qu’il a donné illustrent la course vers le complexe que le monde mène.

D’où provient la complexité?

La complexité ne viens pas seulement des éléments composant un système, mais surtout des connexions qui existent entre ces éléments. C’est à peu près ce que notre prof de gestion de projet disait lorsqu’il tentait de nous expliquer le niveau de complexité d’une entreprise. Lui, comme M. Poussart, ont donné l’exemple du protocole de Kyoto comme quelque chose de très complexe: plusieurs individus, représentants plusieurs nations avec des intérêts et des moyens différents, qui tentent d’atteindre un objectif commun.

D’ailleurs, le comportement des systèmes dépend grandement de la façon dont sont connectés les éléments entre eux. Un auditeur assis en première rangée, le professeur Helmut Kröger, nous avait présenté lors d’une conférence semblable l’an dernier les réseaux “Small World.” Le concept est illustré ci-dessous. Ces réseaux (au centre) se trouvent à mi-chemin entre un réseau parfaitement ordonnée (à gauche) et un réseau ordonnée aléatoirement (à droite).

small world network

Dans un tel réseau, certains éléments en nombre restreints sont connectés à un grand nombre d’autres éléments. Certaines recherches prétendent que c’est ainsi que les neurones sont agencées dans le cerveau. D’autre démontrent que les réseaux sociaux sont généralement composés de cette manière. Tout pour favoriser la propagation des pottins! De façon plus constructive, c’est cette structure qui est mise à profit par de nombreux site du web 2.0 pour favoriser les contacts entre personnes. Un exemple est LinkedIn, un site pour développer son réseau professionnel.

L’article intitulé “New rules for the New Economy” datant de 1997 présentait comment l’interconnexion entre les objets grâce à l’électronique allait créer une nouvelle ère de l’information. “We are the web,” un autre passionnant article du même auteur présente comment toutes ces technologies connectent les choses, mais surtout les gens à l’intérieur d’une gigantesque Machine.

La technologie avance exponentiellement

La figure ci-dessus montre le nombre de brevets américains émis au fil des années. On note une explosion exponentielle depuis les années ‘90. On se noie dans les nouveautés technologiques à tel point qu’on trouve banal ce qu’on considérait comme science-fiction il y a à peine 50 ans.

Plusieurs domaines se sont spécialisés pour atteindre une maturité dans les dernières années. En ce moment, les innovations proviennent aux limites où se rencontre les différents domaines. Plusieurs champs de recherche chauds se trouvent à l’intersection de plusieurs sphères de connaissances: la nano-technologie, la bio-mécanique, les technologies vertes, la robotique médicale, etc. De la complexité peut naitre la convergence.

Le monde se virtualise

À mesure que le temps avance, on manipule de plus en plus de l’intangible. L’exemple classique donné par M. Poussart est celui de la monnaie d’échange. On a passé du troc, au sel, aux premières pièces de monnaie, aux billets pour arriver aujourd’hui aux cartes de crédits et aux transactions bancaires en ligne. J’ajouterais même à la fin de sa liste les monnaies transigées en échange de “biens” dans des mondes complètement virtuels comme SecondLife ou World Of Warcraft.

Un exemple rampant qui nous sautera bientôt aux yeux est la virtualisation de tous les objets de la vie courante par l’utilisation d’étiquettes RFID. C’est minuscules puces peuvent être accolées à n’importe quoi et renvoyer de l’information à un détecteur qui les sollicitent. C’est déjà utilisé dans le commerce au détail pour connaitre l’inventaire en continu. Les lecteurs détectent les déplacements des objets. J’avais donné un autre exemple d’utilisation avec des robots dans un article précédent. Au Québec, un projet de recherche du CRIAQ a cours en ce moment pour déterminer comment la technologie peut servir à faire le suivi et l’inspection de pièces d’aéronefs.

Comment assimiler toute cette information?

Alors que la quantité d’information augmente de plus en plus vite, les méthodes d’apprentissages elles, demeurent assez standard. En effet, l’humain demeure l’humain. M. Poussart, un professeur universitaire, acquiesçe que le savoir est aujourd’hui disponible à tous: “On peut l’acheter. Le savoir en soi n’est plus distinctif.” À son avis, notre salut consiste à l’assimiler. Il faut expérimenter et combiner les savoirs afin de les transformer en savoir-faire. Voilà donc la solution au point de vue professionnel.

Et au point de vue personnel, il semble qu’il n’a jamais été aussi essentiel de reconnecter avec les choses simples: le sport, jouer dehors, la famille. On dirait qu’elles collent tellement bien à notre nature… Ça me rappelle mon ami Jeff qui rêvait de devenir boulanger à chaque fois qu’on traversait une période d’examens!

Impact du Red Bull sur la santé

Wednesday 7 March 2007

Comme 74 999 autres personnes, j’ai assisté samedi soir dernier au Red Bull Crashed Ice dans le Vieux-Québec. La mise en scène était spectaculaire: le départ se prenait à toute vitesse sous l’arche Red Bull devant le Château Frontenac, puis la piste serpentais le vieux, coupant la foule compactée entre les bâtiments historiques. Tout ça, sous une éclipse de lune. Franchement, ça vaudrait la peine que la compagnie de boisson énergétique donnes des trucs au Carnaval. Gros bravo pour l’organisation qui fait rayonner Québec et l’hiver partout dans le monde! Donc on est tous partie de là avec une soif sèche pour la petite canne. Mais du Red Bull, est-ce que c’est bon pour la santé?

La question avait été posée sur Google answers avant que le système ne ferme en novembre dernier. La réponse, bien documentée, est présentée ici. En voici un résumé:

  • Le Red Bull, ce n’est pas du Gatorade. Il ne devrait jamais servir dans le cadre d’activités physiques. Son haut taux de sucre et la caféine qu’il contient empêche le corps d’absorber l’eau.
  • Pour la même raison, il ne devrait jamais être consommé avec de l’alcool. Un p’tit vodka-red-bull?
  • La toxicité de la taurine, l’ingrédient mythique de la boisson, n’a jamais été prouvée, même à forte dose. Aucune étude ne s’est cependant penché sur les effets d’une consommation à long terme de la taurine.

En résumé, un Red Bull par jour ne devrait pas causer de tord à l’organisme, à moins que vous ne soyez sensible à la caféine. Toutefois, une canne ne contient que 65-70% de la caféine contenue dans un espresso.

Après qu’on nous ait fait croire que le lait c’était comme de l’eau, puis que du Coke c’était comme du lait, Red Bull nous ont convaincu que leur boisson c’est comme du Coke: on en trouve partout! Mais un peu comme le Coke, il faut en boire avec modération, surtout quand on est jeune. Mais bon, ce n’est que le bon sens. Car on peut même s’intoxiquer à l’eau si on en boit trop!

Protestation contre les robots militaires

Tuesday 6 March 2007

military robot

Le National Robotics Engineering Center (NREC) est un centre de recherche visant à faire le pont entre la recherche universitaire en robotique et l’industrie, souvent militaire. C’est pour cette raison qu’il a été assiégé par une cinquantaine de protestataires vendredi dernier rapporte le journal étudiant de Carnegie Mellon, université associée au centre de recherche.

Les manifestants voulaient ainsi montrer leur désaccord avec le développement de technologies militaires. On pouvait lire sur les affiches du Pittsburg Organizing Group “Débranchez les machines de guerre!” L’organisation… anarchique a bien réussi son coup et a bénéficié d’une bonne couverture médiatique. Ils ont entre autre utilisé la technique du “dragon qui dort”, consistant à se menotter les mains entre eux à l’intérieur de tuyaux de métal.

Cette manifestation aura le mérite de soulever des questions légitimes à mon avis: À quel point les scientifiques sont-ils responsables de l’utilisation de leurs recherches? Comment se porterait la guerre si tous les chercheurs de la planète stoppaient net de travailler sur des applications destructrices?

Dans le même ordre d’idée, quel serait l’impact si tous les athlètes refusaient de participer aux jeux olympiques de Pékin pour protester contre les violations des droits de l’homme du gouvernement chinois? Imaginez le dilemme du sportif qui s’entraine, se sacrifie à chaque jour avec ces jeux comme objectif depuis des années.

De la même manière, un scientifique devrait-il se priver de l’opportunité de travailler sur le sujet qui le passionne sous prétexte que l’application sera militaire? Selon l’article du Tartan Online, il semble que les manifestants ne comptaient pas de scientifiques “durs”. Les philosophes et artistes qui sont cités sont peut-être moins susceptibles de rencontrer de tels questionnements sur leurs travaux. Cependant, ça peut sembler égoïste pour les ingénieurs de s’amuser avec la technologie en fermant les yeux sur son dessein final.

Au bacc, j’avais un ami ultra-pacifiste. Jamais je n’aurais cru qu’il travaillerait un jour dans le militaire. Pourtant, c’est aujourd’hui son gagne-pain. Quand tu sors de l’école et qu’il faut que tu travaille, il se peut que tu fasses des encoches à tes principes. L’ami en question se console se disant qu’il ne travaille pas sur une technologie offensive. Un étudiant en robotique travaillant au NREC interviewé par le Tartan Online se justifie en disant que si ce n’est pas lui qui le fait, un autre le fera. Tel que mentionné par un manifestant, on peut dire “Oh, ce n’est pas grave si je suis un garde dans un camp de concentration. Si je ne le fais pas, quelqu’un d’autre le fera,” mais ça ne rend pas le geste moins immoral. Je pense aussi que l’argumentation de l’étudiant est plutôt faible et qu’il devrait au moins assumer son rôle.

Je ne jette pas la pierre. Je sais que si j’avais une entreprise naissante en robotique et qu’un gros contrat militaire se présentait, la tentation serait grande.

La volonté militaire a accéléré les développements technologiques à plusieurs reprises dans l’histoire. Pensons notamment à la course à l’espace, à l’armement nucléaire, ou encore aux débuts de l’informatique. Lors d’une visite à U Penn l’automne denier, on a pu voir l’impressionnt ENIAC, le premier ordinateur entièrement électronique. L’ancêtre des ordinateurs modernes, qui ont un impact incroyable dans tous les aspects de la vie, a été développé à grande vitesse grâce au financement de l’armée. On s’en est servi pour des calculs balistiques, et aussi pour calculer si une bombe nucléaire fonctionnerait. Les calculs se sont avérés exacts.

Est-ce que la technologie avancerait aussi rapidement sans le côté guerrier mais avec le même financement? C’est difficile à déterminer. Mais au fond, est-ce qu’on est si pressé? Cet article présente moins de réponses que d’interrogations. Le débat n’est pourtant pas récent: “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme”, écrivait déjà Rabelais il y a quatre siècles et demi.

Écologez 2007 à l’ÉTS

Monday 5 March 2007

Écologez se veut un concours de conception de bâtiment durable. Il s’agit d’une initiative de l’ÉTS et d’Équiterre. L’objectif sous-jacent au projet de conception est de permettre à des étudiants universitaires des différents cycles d’avoir une expérience concrète de conception intégrée, où les différents intervenants travaillent de concert plutôt que successivement. Ainsi, des équipiers de différents champs conçoivent ensemble les plans d’un bâtiment viable d’un point de vue environnemental, social et économique. Les programmes visés sont divers. On a affaire à de futurs administrateurs, gestionnaires environnementaux, ingénieurs, architectes, urbanistes, mécaniciens du bâtiment, designers, etc.

Des exemples de bâtiments durables sont le magasin de MEC à Montréal, ainsi que le pavillon Gene-H.-Kruger à l’Université Laval.

La deuxième édition du concours a eu lieu à l’ÉTS les 24 et 25 février derniers. Les équipes multidisciplinaires sont formées sur place et le mandat est présenté par la suite. Cette année, les sept équipes devaient convertir l’ancienne brasserie O’Keefe dans le sud-ouest de Montréal. Sa nouvelle mission: accueillir 600 étudiants en résidence, en plus d’un commerce, d’une clinique et de salles de cours.

Le projet gagnant a remporté la palme puisqu’il était original, réalisable et tangible. Les différentes propositions devraient être disponible sous peu sur le site d’Écologez 2007. L’équipe gagnante est présentée dans ce communiqué de l’ÉTS. On compte parmi ses rangs Francis Pronovost, étudiant à la maitrise à l’Université Laval, dont je vous avais parlé précédemment.

Le troisième astronaute de McGill

Friday 2 March 2007


(photo : ASC)

Aujourd’hui à 10h, l’Université McGill et l’Agence spatiale canadienne vont présenter une conférence de presse pour dévoiler le gagnant du concours de design d’écusson pour la Mission STS-118.

Pour son deuxième vol dans l’espace, l’astronaute canadien Dr Dafydd Williams (photo) a décidé d’organiser un concours auprès des étudiants de McGill, université qu’il a fréquentée jusqu’en 1983. Durant cette mission de 11 jours prévue pour décoller le 28 juin, il effectuera trois marches dans l’espace pour relocaliser des panneaux solaires sur la station spatiale internationale.

Dans la conclusion du communiqué de McGill, on apprend que Dr Williams est l’un des trois finissants de l’institution à avoir participé à des missions spatiales. Les deux autres sont Julie Payette et Robert Thirsk. Leurs CVs sont assez imposants. À défaut de compter un astronaute dans le rang de ses finissants, l’Université Laval pourra se consoler le jour où Sarah sera installée sur le Canadarm 2

Tug et Homer travaillent à l’hopital

Thursday 1 March 2007


(photo : umm.edu)

C’est les élections et on entend encore parler de santé, “notre première priorité”. Les promesses se multiplient, “on va engager tant d’infirmières et tant de docteurs, etc.” D’accord, super. Et ils ont besoin de petits papiers durant leur discours pour se rappeler de nous dire ça. Pourtant, c’est ce qu’ils nous disent à chaque fois! Mais c’est à la veille de changer. Sachez qu’à partir de maintenant, il sera possible d’entendre: “nous nous engageons à embaucher mille robots pour désengorger les hopitaux!”

Ces robots, ce sont Tug et Homer de la compagnie Aethon. Allez les voir en action sur leur site corpo. Le premier est capable de déplacer le matériel roulant. Le second se promène sans cesse à la recherche d’équipement possédant des étiquettes RFID. Homer donc, identifie et répertorie le matériel. Par la suite, Tug effectue la manutention dans l’hopital. Travaillant de concert, ils optimisent l’utilisation de matériel dans les hopitaux.

Les deux frères étaient testés depuis 2004. Leur lancement officiel a eu lieu lundi passé.