Archive pour April 2007

Adapter son entreprise à ses valeurs, pas l’inverse

Monday 16 April 2007


(photo: Fortune)

En ce moment, il semble que chaque grand magazine présente son “édition verte”. J’avais parlé il y a un moment de celle de Business 2.0. Récemment on a eu droit à celle de l’Actualité sur les gourous verts. Même les revues sportives se mettent de la partie. C’est bon signe! Une qui m’encourage particulièrement, c’est celle de début avril de Fortune. De voir qu’une revue de cette importance porte autant d’attention au sujet confirme que la question de l’environnement s’installe de plus en plus dans la communauté d’affaires américaine. Les environnementalistes et les gens d’affaires commencent enfin à trouver un langage commun pour arrimer technologies propres et profits.

Parmi les différents articles, celui qui fait la couverture est des plus inspirant pour n’importe qui désireux de réussir sans piler sur ses principes. On y raconte l’histoire de d’Yvon Chouinard (photo). Descendant canadien-français originaire du Maine, Chouinard possède toujours Patagonia, l’entreprise qu’il a fondée en 1972 à Ventura, Californie. Au fil des années, il a pris de nombreuses décisions audacieuses pour assumer ses valeurs, sans compromettre le succès commercial à long terme. Je réalise de nouveau à la lecture de cet article en quoi diriger une entreprise avec conviction permet de la développer.

“Il n’y a pas d’affaires à faire sur une planète morte”
Cette citation attribuable à David Brower, directeur du Sierra Club, est affichée sur la porte d’entrée des bureaux de Patagonia. Certe, elle est extrême. Il est évident que l’économie d’une planète inhabité égale un gros zéro. Mais avant de se rendre là, si jamais on s’y rend, il y aura plusieurs étapes intermédiaires. Les dirigeants et surtout la population sont de plus en plus conscients qu’on doit agir pour éviter les scénarios catastrophes. Ainsi, ceux-ci exigeront inévitablement que les entreprises respectent les gens et la nature dans leurs opérations. Celles qui seront les premières à adopter ces pratiques auront une longueur d’avance sur le reste.

L’imagination au rendez-vous
Les entreprises qui s’imposent des méthodes respectueuses de l’environnement s’obligent à innover. Elles doivent faire plus avec moins. Ceci les conduit à réduire leur consommation énergétique et conséquemment leur coût de production. Avec le coût de l’énergie qui risque de croître sans cesse, cet avantage s’accentuera d’avantage.

Ce processus de création permet de développer des produits plus verts, mais aussi plus performants. Plusieurs nouveaux matériaux qui ont changé l’industrie du vêtement de plein air proviennent chez Patagonia de ces développements. Dans le cas du coton organique, ça a carrément donné lieu à la création d’un nouveau marché inexistant auparavant.

Les employés avec vous dans l’aventure
Cette dernière conséquence d’une gestion respectueuse est probablement celle qui fait la plus grande différence. On connaît tous l’importance des équipes, de leur compétence et de leur motivation, dans le succès d’entreprises. Qu’est-ce qui incite les bons éléments à venir travailler avec vous puis les motive à donner le meilleur d’eux-mêmes?

C’est sûr que de leur permettre de profiter des bonnes journées de plein air lorsqu’elles se présentent, ou encore de leur permettre d’avoir du temps pour s’occuper de leur famille lorsque nécessaire motive les employés. Si vous arrivez chez Patagonia alors que les vagues déferlent ou que de la poudreuse a tombé la veille, vous ne trouverez personne dans les bureaux. Ils seront tous en train de tester le matériel qu’ils conçoivent.

Par ailleurs, s’ils sentent que leur travail fait du sens, s’ils sentent qu’ils ne travaillent pas que pour des chiffres, mais aussi pour des valeurs qui les rejoignent, ils travailleront naturellement à leur meilleur. Patagonia encore une fois en est la preuve. Pour chacune de leurs offres d’emploi, plus de 900 candidats appliquent. Et une fois engagés, “ils courraient à-travers des murs pour Chouinard” tellement ils le respectent, affirment le nouveau DG de l’entreprise.

Le sous-marin Makalii

Thursday 12 April 2007

Le Centre de l’océan de Maui est un bel aquarium qui nous prend sur le bord de la plage et nous amène graduellement dans les récifs plus profonds entourant l’archipel Hawaïen. Au travers de tous les spécimens d’animaux spectaculaires, déformation professionelle, mon attention s’est portée sur une machine avec un bras de robot: le sous-marin Makalii (photos). Ça me faisait penser à mes souvenirs de jeunesse de Tintin et le trésor de Rackham le Rouge.

Ce sous-marin a servi de nombreuses années à explorer les profondeurs du Pacifique. Contruit en 1966 (regardez la cabine, un pilote nous parle de son expérience…), il fut d’abord baptisé le Star II. Il a servi à inspecter des structures off-shore et à recueillir des coraux précieux jusqu’en 1979. Il a ensuite été modifié en 1980 pour devenir le premier sous-marin de recherche Hawaïen. C’est avec cet engin que le Hawaii Undersea Research Laboratory a débuté ses travaux. Il a servi dans des recherches autour des îles principales, celles du nord-ouest (pratiquement submergées), ainsi que les atolls Enewatak et Johnston qui possèdent une mystérieuse histoire militaire.

Aujourd’hui, Makalii est en démonstration à l’aquarium mais il pourrait encore servir. Cependant, il a été remplacé par des appareils plus récents. Il me semble que ce serait une belle application pour une main de robot telle que SARAH

La géologie d’Hawaï

Wednesday 11 April 2007

J’arrive d’un séjour à Hawaï. J’ai eu la chance d’y voir la géologie en pleine action. Comme on s’était fait expliquer dans le chapitre sur les volcans du cours de Planète terre, l’archipel du Pacifique démontre à merveille deux concepts de géologie:

  • les volcans de points chauds;
  • la tectonique des plaques.

Pour des raisons mal connues, la chaleur se concentre à certains endroits dans le manteau, ce qui liquéfie une partie de la croûte terrestre. Le matériel chauffé étant moins dense que son environnement, il a tendance à monter pour former un volcan de point chaud.

volcan hawaï

Ces points chauds peuvent demeurer stationnaires pendant des millions d’années. Si leur intensité varie et que la croûte se déplace au dessus d’eux, des chapelets d’îles peuvent être créés. C’est ce qui se passe dans le Pacifique.

Les îles d’Hawaï sont les derniers maillons de cette chaîne de volcans. Plus un volcan vieillit, plus l’effet de l’érosion devient visible. Des canyons se creusent sous les rivières, son altitude diminue, jusqu’à ce que tout le sol soit retourné à l’océan. Tout ça se voit à l’oeil quand on visite plusieurs îles, ou encore sur Google Map (zoomez sur la première et la dernière…). Celles les plus à l’ouest, comme Kaui, sont crevassées et montrent une végétation luxuriante et des plages de sable fin. La plus jeune, la Grosse Ile, possède un volcan encore actif. Les paysages mélangent la forêt tropicale et les champs de lave selon l’endroit sur l’île.

Au nord-est, les vents de l’Alaska apportent de l’humidité. La ville d’Hilo est d’ailleurs la ville américaine qui reçoit le plus d’eau annuellement. De l’autre côté des montagnes, c’est sec et ensoleillé. La végétation prend beaucoup plus de temps à s’installer sur la lave (plus de 1000 ans comparativement à 50 ans de l’autre côté de l’île). Du côté sec, il n’y a pratiquement pas de plage de sable, celui-ci n’ayant pas eu le temps de se créer. On trouve plutôt des plages de morceaux de coraux morts blancs, qui contrastent avec la lave noire.

Certaines de mes photos montrent des cheminées du volcan ou encore la lave qui se jette dans la mer. Pour voir tout ça en mouvement, on peut visionner des vidéos de l’observatoire volcanique hawaïen.

Capsule du Japon : Les machines distributrices

Monday 9 April 2007

Au Japon, les machines distributrices sont omniprésentes dans la vie quotidienne. En fait, il n’y a pas grand-chose qui ne puisse être acheté via ce vendeur mécanique. Pour bien comprendre comment ce mode de commerce peut avoir autant de succès, il est nécessaire de connaître deux choses fondamentales sur le Japon.
Premièrement : L’économie japonaise est principalement basée sur l’argent comptant, ce qui rend la tâche parfois difficile aux touristes qui voyagent avec des cartes de crédit, mais favorise grandement ce mode de distribution.
Deuxièmement : La première coupure en papier est équivalente au 10$ canadien, nos poches sont donc tout le temps bien garnies de pièces dont on veut simplement se débarrasser pour s’alléger un peu.
Les machines les plus répandues sont similaires à ce que l’on retrouve ici, soient les machines à boissons. Celles-ci, comme vous pouvez le constater ici, offrent un choix de loin supérieur à ce que l’on connaît au Québec. On y trouve naturellement des boissons gazeuses, du jus et du thé. D’autres machines très répandues offrent un choix de café en cannette ou en boîte très varié. Finalement, il y a celles entièrement dédiées à la bière. Il n’est pas interdit de boire de l’alcool en public au Japon, ces machines sont donc très populaires. Les prix varient de 1,20 $ à 2 $ (120 -200 Yens).
Si l’envie d’un petit snack vous prend, il y a cette série de machines distributrices qui garde les aliments congelés et les réchauffe pour vous avant de vous les servir. En voici un exemple où il est possible d’acheter des croquettes de poulet accompagnées de frites ou encore un hot dog.

Il y a aussi les machines qui servent des bols de nouilles. Les prix varient de 1,20 $ à 5 $ (120 -500 Yens).
Finalement, le dernier type de machine dédié à la fonction alimentaire est celui que l’on retrouve dans certains restaurants. Ces machines ne servent pas la nourriture, mais sont plutôt placées à côté d’un étalage de fausse bouffe en plastique. Il suffit de faire notre choix parmi les mets proposés et d’insérer une pièce dans la machine pour obtenir un coupon correspondant au plat désiré ; on remet ensuite le coupon au comptoir du restaurant (au chef) pour avoir notre repas.
D’autres machines extrêmement populaires sont les Gashapon. Celles-ci, faisant fureur auprès des jeunes, distribuent des figurines des vedettes de manga. On retrouve des étages de magasin entièrement remplis de Gashapon. Plusieurs jeunes engloutissent de véritables fortunes dans celles-ci et aux yeux de certains, cela représente un véritable problème de dépendance. Notons qu’une des séries les plus coûteuses et populaires est celle distribuant des figurines de petites filles, représentées en manga, qui montrent leur petite culotte dans plusieurs positions qui n’ont rien à voir avec la prière… Les prix varient de 0,50 $ à 5 $ (50 -500 Yens).
Ceci amène l’une des dernières catégories de machines distributrices, celles dédiées au sexe. Il est possible d’acheter une panoplie de jouets sexuels comme des dildos ou des menottes. Notons aussi les célèbres machines distributrices de petites culottes usagées portées par de petites écolières. Après avoir été interdites récemment par le gouvernement, celles-ci offrent maintenant de petites culottes neuves à faire porter à une écolière de son choix. Finalement, il y a les machines dans les « Love Hotels » où il suffit de choisir sa chambre d’après une photo (du type menottes au mur ou moquette et miroir en cœur au plafond), payer à la machine et remettre ensuite le coupon à un commis dont on ne voit que les mains afin de recevoir la clé.

Comment modifier les cartes MapSource?

Friday 6 April 2007


Exemple de carte Map Source modifiée

Cet article ne parle pas d’une grande innovation technologique mais peut vous aider si vous voulez modifier des cartes dans le logiciel Map Source pour les utiliser dans votre GPS Garmin. Dans mon cas, je fais ça pour rajouter des sentiers et des lignes cadastrales sur des cartes topographiques.

  1. Les logiciels que j’utilise pour ce faire sont GPSMapEdit et cGPSmapper, que vous pouvez télécharger respectivement ici et ici. Installez les logiciels.
  2. L’étape suivante est de déterminer quelle carte vous voulez modifier.
    1. Dans Map Source, prenez en note les coordonnées géographiques approximatives de l’endroit à modifier.
    2. Trouvez le répertoire “Garmin” sur votre ordinateur. Dans mon cas, il est directement sur le “c:/”. Dans ce répertoire se trouve deux fichiers nommés “CT2″, dont un de type “Garmin map index”. Ouvrez ce fichier avec GPSMapEdit. Vous avez alors une mosaïque dont chaque élément est identifié par un nombre suivi de l’extension .img. Notez le nombre qui se trouve aux coordonnées que vous avez notées, puis fermez le fichier.
  3. Toujours dans le répertoire “Garmin” se trouve un répertoire “CT2″. Dans ce répertoire se trouvent toutes les pièces de la mosaïque que Map Source utilise pour composer sa carte. Trouver le fichier .img que vous avez noté à l’étape précédente. Faites-en une copie dans un nouveau répertoire pour conserver une version originale.
  4. Ouvrez le fichier .img dans GPSMapEdit. Vous pouvez alors tracer des polygones, importer des traces et les transformer en polygones, importer des waypoins, etc. Quand vous avez rajouté ce que vous vouliez, enregistrez la carte en format Polish.
  5. Ensuite, exportez via le menu File en format .img. C’est alors que cGPSmapper entre en jeu. Il est possible que GPSMapEdit vous demande de localiser l’endroit où vous l’avez installé. L’exportation peut prendre de quelques secondes à quelques minutes.
  6. Une fois le nouveau fichier .img créé, vous n’avez qu’à le placer dans le répertoire “Garmin/CT2″. La portion de la carte modifiée sera alors disponible dans Map Source. Vous pourrez alors la transférer dans votre GPS comme à l’habitude.

Voilà, vous avez vos cartes modifiées dans votre GPS! Si la procédure n’est pas claire, vous pouvez me poser des questions via cet article au besoin. Ça me fera plaisir d’essayer de vous aider, surtout si c’est pour cartographier des sentiers de vélo de montagne!

Le temple de la renommée des robots

Wednesday 4 April 2007

r2d2
(©LucasfilmTM)

Est-ce que R2D2 est le robot le plus célèbre de tous les temps? Il est un des plus connus, c’est certain. D’ailleurs, il fait partie de la première cohorte introduite au Temple de la renommée des robots.

Cette institution est une initiative de l’école de sciences informatiques de l’université Carnegie Mellon, très reconnue pour les recherches qui s’y font en robotique. Deux catégories de robots sont admissibles au Temple. Elles sont décrites ci-dessous, avec les robots intronisés depuis 2003:

  • Robots de la science - réellement utilisés dans l’industrie ou dans le quotidien.
    • Mars Pathfinder-Sojourner Rovers (2003)
    • Unimate (2003)
    • Asimo (2004)
    • Shakey (2004)
    • Aibo (2006)
    • Scara (2006)
  • Robots de la science-fiction - on les a rencontré dans les films et dans la littérature, ils font partie de notre imaginaire.
    • HAL 9000 (2003)
    • R2D2 (2003)
    • Astro (2004)
    • Robby le robot (2004)
    • C3P0 (2004)
    • David du film AI (2006)
    • Maria du film Metropolis (2006)
    • Gort (2006)

On ne mentionne pas pourquoi il n’y a pas eu de nouveaux membres en 2005. Pour 2007 cependant, vous pouvez poser des candidatures. C’est ce que je viens de faire pour Optimus Primus. J’avais aussi pensé à Astar, le petit gars doré qui culbutait à travers les scies et qui se coupait un bras: “Moi je peux remettre mon bras, vous pas. Jouez prudemment”. D’ailleurs, les Amputés de guerre l’utilisent encore… Vos suggestions?

Des robots constructeurs

Tuesday 3 April 2007


(Image: ContourCrafting.org)

Prenez une imprimante à jet d’encre. Maintenant au lieu de déposer de l’encre sur du papier, vous déposez un filament de plastique avec une certaine épaisseur. Si vous repassez plusieurs fois, un objet en 3D sera érigé. Vous avez alors un machine à prototypage rapide telle que celles offertes par Stratasys, et dont dispose le Laboratoire de robotique de l’Université Laval où j’étudie. Maintenant poussez l’idée un peu plus loin. Remplacez le plastique par du béton et agrandissez le système par un facteur 100 ou 1000. Vous avez un robot comme celui sur l’image capable de construire des immeubles par lui-même, couche par couche.

C’est ce qu’ambitionne de faire d’ici peu deux équipes indépendantes, une américaine (consultez leur site pour voir des animations) et l’autre anglaise. Comme on l’apprend dans cet article du Times Online, la première développe un système d’un million et demi de dollars US capable d’ériger la structure d’une maison unifamiliale en 24h et ce, d’ici un an. Les Anglais ne seront prêts que dans quatre ou cinq ans et leur système construira une maison en environ une semaine. Cependant, leur approche permettra de construire directement par exemple la tuyauterie pour l’eau et la climatisation ou encore les réseaux électriques et de communication.

Les deux approches, très similaires, proposent les mêmes avantages: construction de formes irrégulières, rapidité de construction, automatique, faible coût, faible impact environnemental. Ils affirment même que ça pourrait être une avenue intéressante pour bâtir nos colonies sur Mars ou la Lune. Mais bon, avant d’aller sur la Lune, j’imagine qu’ils feront comme les astronautes et qu’ils iront tester leurs affaires dans le coin de Sudbury. En fait, la question que je me pose, c’est comment ce type de construction peut être adapté à des climats rigoureux comme le nôtre. Il faudra renouer avec l’approche soviétique (et celle des premiers colons québécois) de construction: oublier les matériaux isolants, et faire des murs très épais?

J’avais pris connaissance de ce concept l’automne dernier à un congrès de l’ASME. Paul Bosscher y présentait ses travaux sur un robot à câbles qui pourrait servir pour déplacer la tête qui dépose le béton (voir sa publication). Sa présentation avait piqué ma curiosité, moi-même travaillant actuellement sur les robots actionnés par câbles. Ses recherches étaient motivées par le fait que le robot cartésien du concept actuel montré sur l’image devient vite impraticable. En effet, pour la construction de gros bâtiments, on doit d’abord ériger le robot. Ça devient alors aussi compliqué de bâtir le robot que de bâtir le bâtiment directement et il n’y a dans ce cas aucun gain. Son idée serait donc de construire seulement une cage englobant l’espace qu’occupera l’immeuble, et de déplacer la tête grâce à l’enroulement de plusieurs câbles qui la relierait à la cage.

À mon avis, cette méthode de construction a encore plusieurs années de développement devant elle pour être répandue. Cependant, si elle rencontre les attentes, elle pourra changer radicalement la façon dont on voit l’architecture. Comme le chercheur à la tête de l’équipe anglaise Dr Rupert Soar, les architectes qui auront cette technologie à leur disposition voyageront peut-être en Namibie pour s’inspirer des constructions des termites, qui sont très en avance sur nous dans ce domaine:


(Photo: Eurobhan sur Flickr)