Des robots pour (ré)apprendre à bouger

stroke rehab robot
(source photo: LNBRH - MIT )

Mon grand-père a subi un accident vasculaire cérébral (AVC) environ douze ans avant sa mort. Un AVC, c’est la perte de fonctionnement d’une partie du cerveau causée par une interruption de circulation sanguine dans l’organe. Suite à l’accident, les médecins le laissaient s’en aller puisqu’ils n’avaient pas espoir de le voir se rétablir… jusqu’à ce que ma grand-mère s’en mêle: Germaine exige d’arrêter la morphine, Gérard s’en sort et ils entreprennent un patient travail de réhabilitation. Des heures et des heures à répéter des gestes auparavant banals pour ré-apprendre à marcher, manger et essayer de parler avec la moitié du corps paralysé.

Pour alléger le travail des nombreuses Germaines - selon wikipedia, un AVC survient tous les 45 secondes - les robots pourraient venir à l’aide. De nombreux laboratoires travaillent à développer des robots capable d’interagir avec le malade pour lui ré-apprendre à bouger. Celui-ci doit bouger selon une trajectoire définie. S’il la suit correctement, le robot demeure passif. S’il s’éloigne de la trajectoire, le robot résiste au mouvement indésiré. Les chercheurs croient qu’en répétant ces mouvements, les liaisons dans le cerveau contourneront les zones endommagées et reonforceront les liaisons plus faibles. Et puisque la répétition semble être la clé dans la réhabilitation, les robots sont tous désignés pour cette tâche.

Un article du New Haven Register présentait cette semaine les travaux effectués par des chercheurs du Laboratoire Newman de biomécanique et de réhabilitation humaine (LNBRH) au MIT. Ceux-ci travaillent depuis de nombreuses années à développer un poignet mécanisé pour réhabiliter l’usage du bras après un AVC (photo en haut).

Ici au Laboratoire de robotique de l’Université Laval, il y a un projet qui va aussi dans cette direction: une interface de marche (image ci-dessous). Dans ce concept, l’utilisateur se trouverait à l’intérieur d’un robot suspendu par câbles capable d’effectuer certains efforts sur les pieds pour simuler le sol. Le système pourrait être utilisé pour la réhabilitation.

Simulateur de marche

Et si on peut réapprendre avec ce genre de système, on peut penser aussi y perfectionner des mouvements. Ils constituent donc peut-être une piste intéressante pour le futur de l’entrainement sportif. Peut-être même qu’ils pourraient servir à apprendre plus vite quand on est jeune?

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