Archive pour June 2007

Lever de lune

Thursday 14 June 2007

Lever de lune

Cette photo de lever de lune est vraiment belle! Les photos ont été prises à environ 2 minutes d’intervalle alors que la lune se levait. Elle passe du rouge contrasté au blanc saturé. Sur la photo aggrandie, on voit aussi Jupiter qui se lève à gauche.

Ce n’est pas moi qui l’ait prise, malheureusement. Elle vient de Turquie et s’est retrouvée sur le site de la NASA “Astronomy Picture of the Day”. Il y a un petit module Netvibes qui m’en pousse une à chaque jour pour me faire rêver.

Google Map nous suggère de traverser l’Atlantique à la nage

Wednesday 13 June 2007

google swim

Les cousins français ont découvert ça il y a un bout lorsqu’ils demandaient à Google Map comment aller à New York de Paris. Pour ma part, c’est un ami qui voulait aller à Pembroke en Ontario qui me l’a fait remarquer. Il a essayé de déterminer son itinéraire avec Google Map. Cliquez ici pour voir ce qu’il a obtenu. Au lieu de l’envoyer en Ontario, il s’est ramassé à Pembroke en Angleterre. Bon, il n’était pas parti. C’est donc moins pire que l’histoire du couple européen qui s’était retrouvé à Sydney Nouvelle-Écosse au lieu de Sydney Australie… Curieux de l’itinéraire, il descend les étapes pour arriver à la 18e: “Traverser l’océan Atlantique à la nage, 5 572 km.”

C’est drôle de voir une entreprise de cette taille nous faire des blagues comme si c’était notre bon chum. C’est un fait divers à propos de Google, mais qui à mon avis est révélateur. En ne se prenant pas au sérieux, l’entreprise semble garder ses airs de start-up malgré sa taille énorme. Ce n’est pas parce qu’on est gros qu’on doit devenir “corporate”, surtout si nos meilleurs employés sont des créatifs: ceux-ci ont horreur de cette attitude froide des grandes entreprises où tout est trop bien léché et manque de spontanéité.

Dinosaures 3D - du IMAX fait à Québec

Tuesday 12 June 2007

Dinosaur 3D IMAX

Le film IMAX “Dinosaures 3D - Géants de la Patagonie” prendra l’affiche le 15 juin. Même si ce n’est pas le premier film sur les dinosaures, j’ai bien hâte de les voir en vision stéréoscopique. Selon Charles Auger, directeur du IMAX des Galeries de la Capitale, je ne suis pas le seul. Il prédisait déjà à l’automne dernier un succès important pour ce film qui arrive à temps pour les vacances. D’ailleurs, le film semble avoir été bien reçu par la critique américaine. Il semblerait que le contenu du documentaire est intéressant et nouveau, alors que les animations sont bien réussies.

C’est plutôt flatteur pour les compagnies de Québec Sky High Entertainment et SVC qui sont les artisans du film. Les premiers l’ont réalisé, alors que SVC signe la direction artistique et les effets spéciaux. Selon le communiqué de presse officiel:

En plus d’avoir effectué la conception du storyboard du film, SVC a entièrement réalisé le design des dinosaures et ce, à partir de photos prises au Carmen Museum d’Argentine. le paléontologue Rodolfo Coria a été consulté afin de valider l’apparence extérieure des modèles créés. Les dinosaures ont été sculptés dans la plastalène […].La numérisation et la programmation ont permis de créer des textures et couleurs de peau appropriés aux dinosaures. S’ajoutent à ce travail la création des ossatures virtuelles et des mécanismes d’animation 3D.

Voir la bande annonce du film.

[Merci à Anick pour la suggestion]

Photo Incroyable de la navette spatiale en vol

Monday 11 June 2007

shuttle_mini

Ici vous trouverez une photo incroyable de la navette américaine se détachant de la station spatiale internationale et tout ceci sur fond solaire. La photo a été prise à partir de la France. Comme quoi en dépit de nos avancés dans les domaines du génie, on ce doit de rester humble…

Via Poil.ca

AUR - Une lampe robotique

Monday 11 June 2007

Le vidéo précédent montre une lampe robotique qui suit les agissements d’une personne pour l’aider à voir clair selon où elle regarde. Elle est l’oeuvre de Gary Hoffman, candidat au doctorat au MIT. Elle lui sert pour étudier l’interaction non-verbale entre humains et robots. La lampe “vise à évoquer une relation personnelle avec une personne, sans nécessairement présenter des attributs physiques humains.” On dirait vraiment que son créateur a insufflé la vie à cet objet en l’animant! D’ailleurs, il fait plusieurs parallèles entre le travail d’un acteur et celui d’un concepteur d’un robot qui doit interagir de façon naturelle avec un humain.

Ce que je me demande techniquement, c’est quels capteurs sont utilisés pour que la lampe suive le mouvement de la personne. Peut-être ne s’agit-il pour l’instant que d’une démonstration?

Ça me rappelle Polly, le personnage du professeur Ken Perlin: un polyèdre animé tout simple capable de nous faire ressentir des émotions.

[via Pasta & Vinegar et InternetActu]

“L’univers élégant” de Robert Lepage

Sunday 10 June 2007

En fin de semaine se déroulait à Québec une journée d’exposition de partenaires de la compagnie de Robert Lepage, Ex Machina. On y présentait diverses technologies conçues pour des pièces de théâtre. Une qui a retenue mon attention était une ébauche de travail pour une pièce qui n’a jamais vu le jour: “Elegant Universe”.

Il existe un livre du même nom, et ce n’est pas une coïncidence. Ce livre (qui traîne sur mon bureau depuis 6 mois sans que je n’ai eu le temps de le lire) est écrit par le physicien Brian Greene. Il y vulgarise la théorie des super-cordes. Celle-ci vise à unifier les lois physiques actuellement connues, de la gravité (infiniment grand) à la physique quantique (infiniment petit). L’idée de Lepage était de faire une pièce de vulgarisation scientifique dans laquelle il aurait joué aux côtés de Brian Greene, avec des musiciens d’un orchestre… à cordes, naturellement! Le projet a avorté devant la difficulté de faire collaborer ces divers intervenants, tous très occupés.

Une particularité de la théorie des super-cordes est qu’elle nécessite que le monde dans lequel nous vivons possède 11 dimensions. Comment mettre en scène au théâtre cette idée abstraite que l’univers a plus de dimensions que nous ne pouvions en observer? Je trouve que ce qu’ils avaient imaginé est très astucieux, et l’effet était vraiment surprenant:


  1. Le point de départ est une photo d’un point de vue de la scène.

  2. Le metteur en scène découpe l’image: une patte de chaise, un bout de table, un dossier, etc. Ces objets sont mis à l’échelle mais sont déplacés pour avoir la même apparence vue par la caméra. Par exemple, le dossier peut être rapetissé, mais rapproché de la caméra. À l’inverse, un objet agrandi sera éloigné.

  3. Lorsqu’on se trouve dans cette scène démembrée, on n’a vraiment pas l’impression d’être assis à une table…

  4. Cependant, quand on regarde l’image vue par la caméra, on voit la scène reconstituée!

C’était vraiment hallucinant. Ce qu’on observait sur l’écran était tout à fait différent de ce qu’on voyait autour de nous en buvant la tasse de thé. C’est une belle illustration que la nature réelle de l’univers qu’on pense habiter n’est pas nécessairement ce qu’on perçoit! Vraiment dommage que ce projet soit tombé à l’eau…

UFO Maps: Suivez les OVNIS en temps réel

Thursday 7 June 2007

ufo maps from poly9

Vous rêvez de la rencontre du 3e type? La carte des OVNIS mise à jour en temps réel est pour vous. Sur une carte Google, les centaines de petites soucoupes souriantes indiquent autant d’apparitions d’OVNIS rapportées au “National UFO Reporting Center” ou sur UFO Evidence.

Cette carte est conçue par les gens de Poly9, une compagnie de Québec spécialisée dans l’intégration de données sur des cartes en ligne. L’idée de la UFO map est excellente pour faire jaser leur entreprise. De plus, j’imagine que ça n’a pas été trop ardu pour eux de réaliser ça, l’information étant déjà bien pré-mâchée.

Sur leur site, on retrouve plusieurs autres applications de cartographie qu’ils ont développés. Les plus sérieuses sont l’intégration des incidents de trafic aux États-Unis (qui leur a valu une certaine visibilité) et suivi des feux de forêt au Québec. Il y en a d’autres aussi farfelues que la carte des OVNIS, comme le suivi du père Noël pour l’OTAN, ou encore une autre qui pointe les endroits préférés de certaines stars.

[Merci à CFD pour la suggestion]

Découverte majeure pour les supraconducteurs

Wednesday 6 June 2007

Mesnier Effect, source: wikipedia

Dans l’édition du 31 mai de la revue Nature paraissait l’article intitulé “Quantum oscillations and the Fermi surface in an underdoped high-Tc superconductor“. Malgré mon passage au département de physique, l’article est aussi difficile à comprendre que le titre semble compliqué. C’est peut-être normal, puisqu’on y expose une découverte majeure dans le monde des supraconducteurs. Ces travaux ont été dirigés par Louis Taillefer, professeur à l’Université de Sherbrooke. La nouvelle et ses implications sont très bien vulgarisées dans le communiqué de l’Université, que je retranscris ici:

” Une équipe de chercheurs dirigée par le professeur Louis Taillefer de l’Université de Sherbrooke a résolu un mystère qui perdurait depuis 20 ans quant à la nature des supraconducteurs à haute température.

Ces matériaux, qui conduisent l’électricité sans résistance, sont extrêmement prometteurs sur le plan de la technologie, notamment pour le transport d’énergie, les trains à sustentation magnétique, l’imagerie médicale magnétique, les communications sans fil, l’informatique quantique et de nombreuses autres applications connexes.

Jusqu’à présent, les scientifiques n’ont pu exploiter le plein potentiel de ces matériaux parce que des questions fondamentales demeuraient sans réponse, comme de savoir si ces matériaux sont des métaux ou des isolants.

Lors d’expériences, l’équipe du professeur Taillefer a pu observer un phénomène appelé « oscillations quantiques » dans un supraconducteur à haute température, ce qui prouve hors de tout doute que ces matériaux sont des métaux. « Les résultats sont très clairs, indique le professeur Taillefer. Grâce à cette découverte, les théoriciens et les expérimentateurs pourront travailler sur du tangible. »

Malgré leur nom, les supraconducteurs à haute température doivent être refroidis à des températures inférieures à -100 °C pour pouvoir fonctionner. Les scientifiques s’efforçaient d’augmenter la limite de température maximale, mais n’y arrivaient pas en raison du manque de connaissances sur la nature des matériaux.

À partir de cette découverte, les chercheurs s’efforceront de trouver des façons d’augmenter la limite de température maximale, dans le but ultime d’obtenir la supraconductivité à température ambiante. Si ces matériaux n’ont plus besoin d’être surfondus, cela veut dire que les appareils IRM pourront, par exemple, passer de la taille d’une remise de jardin à celle d’un ordinateur portable. Avec des câbles supraconducteurs, la transmission de l’électricité sera beaucoup plus efficace. Et si les chercheurs parviennent à comprendre le comportement des électrons dans les supraconducteurs aussi bien que dans les semiconducteurs, les retombées seront illimitées en ce qui concerne la prochaine génération d’ordinateurs”

Beau travail.

L’illusion d’optique de l’année vient de McGill

Wednesday 6 June 2007

Illusion d'optique tour de Pise
(photo: SciAm)

Frederick Kingdom, un professeur d’ophtalmologie de l’Université McGill, à Montréal, vient de remporter le prix de l’illusion d’optique de l’année décerné par la “Neural Correlate Society” grâce à l’image ci-dessus.

Vous avez l’impression que la tour de droite penche plus que celle de gauche? Et bien ce n’est pas le cas. Tel qu’expliqué sur Scientific American, “Notre système regarde cette image comme étant une seule scène. Notre cerveau a appris que deux objets de grandes tailles vont avoir le même angle mais convergeront vers un point au centre supérieur de l’image. Puisque ces deux tours sont parallèles, notre cerveau pense qu’elles ont des angles différents (car il s’attend à les voir converger).”

Voir les dix finalistes du concours et le communiqué de McGill.

Trop de sites de réseaux sociaux?

Tuesday 5 June 2007

small world

Cet article est une autre réflexion suite à ma participation à Mesh. Comme je le mentionnais dans un article récent, je m’y sentais comme dans une nouvelle ruée vers l’or: les communautés en ligne. C’était vraiment le buzzword, avec un autre tout à fait relié: Facebook.

C’était plein là-bas d’entrepreneurs qui avaient un nouveau site pour “bâtir une communauté”. Mais à un moment donné, ça sature. On manque de temps pour participer à toutes ces discussions. Je viens de lire un article qui est aussi de cet avis.

De plus, au Québec, on a droit à toute l’offre anglophone et toute celle francophone. Par exemple, pour bâtir son réseau d’affaires, vous pouvez utiliser LinkedIn ou Viadeo. Qu’est-ce qui arrive si vous investissez du temps dans un site pour vous rendre compte à la fin de l’année que ce n’est pas le bon site à utiliser? Ça peut devenir frustrant de miser sur le mauvais cheval. Par la suite, il est difficile de passer de l’un à l’autre. J’imagine que dans l’avenir certains trouveront des solutions pour le faire, comme par exemple ici pour picasa et flickr.

Mike Arrington expliquait à la même conférence qu’à son avis, il y a deux barrières à l’entrée pour une entreprise sur le net:

  1. La barrière technologique. Est-ce que votre site utilise une technologie utile et difficile à maîtriser?
  2. L’effet réseau. Est-ce que votre site compte beaucoup de membres actifs qui le bonifient?

L’effet réseau peut devenir très important dans les sites communautaires. Comme on peut le lire dans cet article classique de Kevin Kelly, la valeur du réseau croît de façon exponentielle avec son nombre d’utilisateurs. Il donne l’exemple des fax. 1 fax seul ne vaut rien. Un réseau de 2 fax est déjà mieux. À mesure que de nouvelles personnes se procurent des fax, les possibilités de communications se décuplent. De ce que j’ai vu là-bas, plusieurs sites sont des coquilles vides qui misent presque exclusivement sur l’effet réseau pour se développer.

Cette réflexion m’amène au deuxième buzzword de la conférence: Facebook. Selon wikipedia, ils ont en ce moment 20 millions d’utilisateurs, dont 600 000 à Toronto, leur plus importante communauté. Récemment, ils lançaient leur plate-forme pour développeurs. Celle-ci permet à quiconque d’intégrer son application sur Facebook et de croître avec ce réseau déjà énorme.

Je trouve cette idée très intéressante. Les liens de confiance entres membres d’une communauté sur Facebook sont déjà établis, la plupart étant des amis. Au lieu de créer une communauté dont les membres qui ne se connaissent pas se réfèrent des services, pourquoi ne pas intégrer une telle fonctionnalité à même Facebook? Je pense que la réponse à cette question deviendra plus évidente à mesure que Facebook grandira alors que le nombre de sites communautaires continuera d’augmenter.