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LABLOGATOIRE


Archive pour juillet 2007

tree growing on a car

La photo en haut, c’est mon auto. J’arrive d’un voyage et je ne l’avais pas conduite depuis une semaine. Ça a été suffisant pour qu’une jeune pousse d’arbre apparaisse dans un recoin encrassé au bas de ma porte. Quand j’ai essayé de la partir, aucun bruit ne s’est fait entendre. J’avais oublié, pour la je ne sais pas combientième fois, la petite lumière au plafond. La batterie s’est déchargée lentement jusqu’à ce qu’elle soit complètement à plat. C’est une belle illustration de deux choses. Premièrement il faut que je lave mon auto. Deuxièmement, la nature est bien en avance sur la technologie! Aucun arbre ne survivrait s’il laissait filer son énergie sans aucun but.

L’auto-organisation et l’évolution de la nature me dépasseront toujours. Comparativement à tout ce qu’on peut inventer, le monde vivant est tellement robuste et imaginatif pour trouver des solutions qui lui permettent de survivre de façon autonome. Il faut dire que ce qui influence le développement des vivants diffère considérablement de ce qui influence le développement des produits.

Alors que le vivant réussit s’il a un bon rapport avec son environnement, le produit réussit s’il a un bon rapport avec l’homme. Alors que le produit dépend entièrement de l’homme pour être conçu, réparé et alimenté en énergie, le vivant fait tout de manière autonome. Le vivant participe à des cycles naturels (eau, carbone, chaîne alimentaire, etc.) alors que le produit a son cycle de vie selon sa rentabilité. Ce n’est que tout récemment dans l’histoire industrialisée qu’on essaie de réintégrer nos produits à ces cycles naturels comme à l’instar des vivants. Le défi est de taille car il faut revoir tout le système de production. Je pense qu’on y arrivera, car on n’a simplement pas le choix!

Mais pourquoi est-ce que la matière tend naturellement à s’organiser et à se complexifier? Soumis à certaines règles physiques, l’univers semble destiné à assembler les éléments qui le composent pour donner des choses, puis des êtres de plus en plus complexes. Quand on regarde ce qu’on est en train de faire — de dérégler tous les cycles — on a l’impression que l’homme est une erreur de l’évolution. Alors que tous les vivants venant avant s’inscrivaient dans une course à la complexité en équilibre avec le reste de la nature, on dirait parfois que l’humain arrive pour gâcher tout ça. Est-ce que c’est le cas? Est-ce que ce sera nous qui arrêteront cette histoire phénoménale, du moins sur la Terre? Ne serions-nous pas encore en train de se donner de l’importance et de se placer au centre de l’univers? Car nous ne sommes sûrement nous aussi que des outils de cette force invisible qui tend à créer des systèmes organisés plus complexes… C’est ce dont on se rendra compte éventuellement, alors que ce qu’on aura créé — l’Internet, les robots, ou les écosystèmes qui évolueront sur les planètes colonisées comme Mars — représentera la prochaine étape de l’Évolution: .

new york sunset
[photo: Neil deGrasse Tyson, via APOD]

Deux fois par année, le soleil à son coucher est parfaitement aligné avec les rues de Manhattan qui s’allongent d’est en ouest. Ça ressemble drôlement aux constructions historiques comme Stonehenge qui avaient été orientées en fonction du soleil. Voir les explications sur Astronomy Picture of the Day.

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Dans le cadre d’un cours en gestion de projet, j’avais à lire “Winning at New Products”, de Robert G. Cooper. Il y présente le résultat de son étude de plusieurs centaines de nouveaux produits technologiques. Certains ont eu du succès, d’autres pas. En comparant les bons coups avec les mauvais, il ressort quelques grandes lignes pour orienter le développement d’un produit technologique et favoriser ses chances de succès. Je retiens 10 points de cette lecture, qui semblent pertinents à la lumière de mon expérience personnelle.

  1. Le produit doit être supérieur et unique aux yeux du client.
    C’est la base de tout. Il doit apporter un bénéfice réel de grande valeur au client. C’est cette valeur qui sera la réelle motivation pour que le client adopte un nouveau produit technologique.
  2. Établir une communication avec les clients, avoir du feedback régulier.
    Il faut éviter de développer un produit seul de son bord et attendre d’avoir terminé pour le montrer aux clients potentiels. Leurs commentaires sont précieux pour connaître ce qui a de la valeur à leurs yeux.
  3. Orienter le développement du produit avec le monde entier en tête.
    Selon l’étude, les produits conçus avec le monde entier comme marché potentiel réussissent mieux, même localement. Ça oblige à être plus rigoureux, éviter les “patchs” qui deviennent de vrais casse-tête à grande échelle, améliorant la qualité du produit.
  4. Plus de travail de pré-développement doit être effectué avant que le développement ne soit initié.
    Définir clairement et tôt les produits. Bien que cette étape semble ralentir le processus de développement, c’est en fait l’opposé puisqu’elle permet de concentrer ensuite les ressources sur des produits/fonctionnalités qui en valent la peine.
  5. Préparer et exécuter un solide plan de marketing, incluant une partie importante au lancement du produit.
    La principale partie du plan, c’est la définition des fonctionnalités du produit. Pour qui? Qu’est-ce qu’ils veulent vraiment? Comment on le fait connaître?
  6. L’organisation doit être bien structurée, le climat intéressant.
    Le développement de produit ne résulte pas seulement du travail d’une unité de l’entreprise, tout le monde doit collaborer. Je pense que le climat qui reigne dans une entreprise transpire dans ses produits. La direction doit créer le bon environnement et permettre aux bonnes ressources d’être attribuées.
  7. Il faut mettre en valeur les compétences de l’équipe.
    Pour réussir, une entreprise doit tirer avantage des talents qui l’animent, autant au niveau technologique qu’au niveau du marketing. Le savoir-faire et l’expérience permettent de mieux planifier et maîtriser le développement.
  8. Les produits orientés dans des marchés intéressants ont plus de succès.
    Un marché important, en croissance, où vous pouvez bien vous positionner par rapport aux concurrents et où l’achat du produit est considéré comme important favorise les chances de rentabiliser.
  9. Les ressources doivent être en place.
    Il n’y a pas de gratuité dans le développement de produits. C’est bien d’avoir un plan, il faut avoir les moyens de le réaliser. Les ressources ne doivent pas toujours fonctionner au dessus de leur capacité.
  10. La vitesse est cruciale, mais pas au prix de la qualité d’exécution.
    En coupant les coins rond pour aller plus vite à court terme, ça finit souvent par nous ratrapper au détour. En voulant aller trop vite, on finit souvent par aller moins vite en bout de ligne.

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Bloguer, c’est comme la rédaction scientifique? Pas tout-à-fait… mais pour faire les deux, je trouve ça intéressant de noter qu’il y a plusieurs points en commun:

  1. Ça va contre la logique commerciale habituelle.
    La logique commerciale habituelle, c’est que tu travailles et que tu fais de l’argent. “Pourquoi tu blogues, est-ce que c’est payant?” Non. En fait, pas maintenant ou plutôt pas directement. Quoique, cet outil m’a permis de développer des relations avec des gens forts intéressants d’un point de vue personnel comme d’un point de vue d’affaires. De la même manière, le capital du chercheur universitaire n’est pas son salaire, mais plutôt la qualité et le nombre de ses publications. Celles-ci lui permettent ensuite d’aller chercher du financement pour pousser plus loin ses recherches.
  2. L’information circule librement.
    Comparativement à d’autres sphères de la société, la communauté scientifique est généreuse au niveau du partage des connaissances et je trouve ça très beau. Les chercheurs publient leurs résultats et les rendent disponibles à leurs confrères du monde entier, qui peuvent l’utiliser puis les pousser plus loin. Cette diffusion des connaissances n’est certainement pas étrangère à la rapidité à laquelle les technologies se développent. C’est la même chose pour les blogues. Les bons articles inspirent d’autres blogueurs, qui les citent et poussent le propos plus loin ou l’adaptent à leur point de vue.
  3. On a affaire à une communauté qui s’y connait sur un sujet donné.
    Quand on écrit un article scientifique, on n’écrit pas pour tout le monde comme un journaliste d’un grand quotidien peut le faire. On s’adresse à une communauté qui suit un sujet particulier avec intérêt. Quoique plus accessibles, les communautés de blogueurs consitent néanmoins en des groupes qui s’intéressent à un thème plus ou moins précis.
  4. Contenu revu par des pairs.
    Ne publie pas un article qui veut. OK, il existe plusieurs qualités de journaux et de conférences scientifiques pour permettre même aux chercheurs qui ne sont pas géniaux (m’incluant) de pouvoir publier. Cependant, pour être publié, un article doit passer par les mains d’évaluateurs spécialistes sur le sujet. Selon leur évaluation, l’article pourra être publié tel quel, modifié puis publié, ou simplement rejeté. En gros, les critères d’évaluation sont la nouveauté du contenu, la rigueur scientifique et la qualité de la rédaction. À l’inverse, sur notre blogue, on peut publier ce qu’on veut. Cependant, ce sont les articles bien écrits, avec un contenu intéressant et original qui attireront le plus de lecteurs en général. De plus, les lecteurs peuvent commenter comme ils veulent les articles. La revue par les pairs se fait donc suite à la publication et sur la place publique, contrairement à la révision des articles scientifiques.
  5. “Page Rank” vs “Impact Factor”.
    Comment fait-on pour connaître l’importance relative des sites, incluant les blogues, sur le web? La mesure la plus commune est le Page Rank de Google. Ce nombre qui obsède bien des créateurs de sites dépend de pleins de facteurs plus ou moins secrets, dont certainement le nombre de liens qui pointent vers le site. De la même manière, les journaux scientifiques sont classés en fonction de leur Impact Factor. Cette valeur est un ratio entre le nombre de références faites sur les articles d’un journal dans un an divisé par le nombre d’articles paru dans ce journal durant les cinq années précédentes. Un chercheur sera habituellement évalué par son université en fonction de l’Impact Factor des journaux dans lequel il publie.Je me demande si les créateurs de Google, qui viennent du monde de la recherche universitaire, ne se seraient pas inspirés de l’Impact Factor au début de l’engin de recherche… Aujourd’hui, c’est plutôt le monde de la recherche qui gagnerait à utiliser des méthodes développées par Google pour déterminer l’importance des recherches publiées par un journal ou par un chercheur en particulier. L’Impact Factor est plutôt rudimentaire, et comporte une partie d’arbitraire (e.g. pourquoi 5 ans?).

Évidemment, il y a aussi quelques différences entre les deux types de rédaction. Bloguer demande clairement moins de rigueur intellectuelle, ce qui est plutôt libérateur dans mon cas. Écrire un article scientifique demande beaucoup de détails et donc de temps. Souvent, entre le moment où la recherche est effectuée et où elle est publiée, plusieurs mois peuvent s’écouler.

Il existe cependant un paradoxe important à la rédaction scientifique. Les chercheurs, pour diffuser leurs connaissances, donnent les droits d’auteur aux journaux. Les universités, qui paient les chercheurs, doivent ensuite payer des abonnement à ces même journaux pour pouvoir accéder aux résultats des recherches. C’est devant cette contradiction que la Public Library of Science est née. La PLoS édite plusieurs journaux scientifiques à la méthode open source. Les articles sont donc accessibles à tous gratuitement. En ce moment, les sujets des journaux sont surtout reliés aux sciences de la vie. Je prédirait un avenir prometteur à cette approche… à moins que les universités ne rendent leurs chercheurs esclaves de l’Impact Factor devant leurs exigences de performance.


[photo : wader sur Flickr]

Quand on passe dans l’allée des chips à l’épicerie, on a de bonnes chances d’en ramasser un. Une fois à la maison, la tentation est grande d’ouvrir le sac. Et une fois qu’il est ouvert, il se mange rapidement. Dès qu’on passe dans l’allée des chips, on amorce un processus irréversible qui mènera à la consommation totale et complète du contenu du sac.

La théorie du sac de chips s’énonce donc:

Si on ne veut pas manger de chips, il
ne faut pas passer par l’allée des chips.

C’est une façon d’imager la sagesse hollywoodienne de M. Miyagy dans Karaté Kid: “La meilleure façon de ne pas avoir de trouble, c’est de rester loin du trouble.” Bref, quand ça ne sent pas bon, il vaut mieux se tenir loin. Simple et très efficace… mais il a vraiment l’air bon ce sac!

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Depuis un bon moment, je combine études et démarrage d’entreprise. Je l’ai fait la première fois au secondaire, avec une boutique de snowboard et de skateboard avec Francis et Carl, qui a fermé quelques temps après. Au CÉGEP, c’était une entreprise d’organisation de spectacles et de production musicale. Ça a marché un bout de temps jusqu’à ce moi et un autre Sam, mon partenaire d’alors, en aillons assez du showbiz (c’est vraiment pas mon monde…) et se laissions tasser par des gens qui voulaient s’impliquer d’avantage que nous. Au bac, je n’ai pas été impliqué dans aucune entreprise et franchement, je ne peux même pas m’imaginer comment certains réussissent à le faire. Je n’aurais jamais eu le temps, ayant des travaux et de l’étude pratiquement à tous les soirs. Par la suite, à la maîtrise et au doctorat, j’ai renoué avec l’entrepreneuriat avec des compagnies en ligne comme waka.ca.

Pourquoi je fais ça? D’abord je pense que c’est dans ma nature et que je viens d’une famille comme ça. Ensuite, je veux demeurer à Québec dans la vie, principalement pour voir mes proches souvent, pour la qualité de vie et le plein-air. Comment utiliser les connaissances acquises durant un doctorat en robotique à Québec, si aucun poste de professeur n’est vacant? La seule réponse en ce moment est à peu près de démarrer une entreprise dans ce domaine ici, ce que j’aimerais faire avec JP à la fin de mes études. Pour arriver là, l’expérience et les moyens acquis dans ces différents startups (et avec ce blogue!) seront les bienvenue.

Voici 10 trucs que j’utilise pour garder l’équilibre entre mes deux occupations:

  1. Bien s’entourer
    Vous ne pouvez pas tout faire seul, vous n’êtes pas bon dans tout. Un bon entourage, à la maison, à l’université et dans votre entreprise fait toute la différence. Une équipe talentueuse avec le sens de l’initiative vous permet de donner les grandes orientations sachant que la vision se réalisera. Ceci laisse plus de temps pour se concentrer sur votre travail, pour l’école ou pour l’entreprise. Aussi, de collaborer avec d’autres personnes dans le cadre de votre projet de recherche est stimulant et vous incite à être plus assidu.
  2. Travailler sur des sujets qui nous passionnent
    Si votre projet d’étude ne vous passionne pas, l’entreprise aura tendance à toujours prendre le dessus parce que tout semble presser plus en entreprise.
  3. Connaître et accepter ses limites
    Sachez reconnaître quand vous en faites trop ou quand une nouvelle tâche s’avèrera comme une charge supplémentaire impossible à gérer.
  4. Avoir les ressources nécessaires
    C’est en lien avec le point précédent. Si vous ne pouvez combler certaines tâches importantes dans l’entreprise, vous devrez déléguer. Pour pouvoir faire ça, vous devrez avoir les ressources nécessaires.
  5. Bien s’équiper
    Un bon ordinateur qui répond est essentiel. Pour voir clair dans tous mes projets et prioriser, j’utilise le gestionnaire de projet en ligne BaseCamp et le gestionnaire de contacts HighRise de la compagnie 37signals. Pour avoir une vue d’ensemble des stratégies et élaborer la structure de ce que j’ai à faire, je suis un fan de mindmapping, soit avec Mindjet ou en ligne avec Mindomo.
  6. Chaque chose en son temps
    À chaque fois qu’on passe d’un projet à un autre, on perd du temps à se mettre dans le bon état d’esprit. Pour être plus productif dans mon cas, pas de cellulaire dans le jour quand je travaille sur mes recherches, et des emails seulement à quelques moments dans la journée. Surtout pas de MSN! Voir d’autres bons trucs de productivité.
  7. Bien manger, dormir, boire
    C’est tellement simple et tellement évident. À faire deux chiffres à chaque jour, vous en demandez plus à votre corps. Vous devez par conséquent lui donner le meilleur. Boire beaucoup d’eau, éviter le café.
  8. Garder du temps pour décrocher
    Après un certain moment à travailler, le cerveau sature et le corps se courbature: c’est le temps de prendre l’air. Chacun a ses activités préférées pour arrêter de penser. Dans mon cas c’est le sport à l’extérieur, voir les amis ou faire de la bouffe. Ces “resets” du cerveau fond le plus grand bien et son nécessaires pour que l’inspiration revienne.
  9. Ne pas prendre ça trop sérieusement
    Si ça devient trop stressant et trop sérieux, il y a quelque chose qui ne va pas. Il ne faut pas oublier pourquoi on fait tout ça. Ce n’est certainement pas pour être frustré en permanence!

Il est possible de combiner étude et entrepreneuriat. Ça a même certains avantages. D’abord, vous profitez de votre statut d’étudiant: sympathie des gens, prix étudiants, etc. Ensuite, vous rencontrez un tas de gens intéressants à l’université et à des conférences qui pourront être de bon contact dans vos projets d’affaires. Je suis certain qu’il y a des combinaisons plus difficiles, comme par exemple démarrer à la fois une entreprise et une famille.

Vous vous souvenez de la campagne du défi 1 tonne du gouvernement canadien pour nous inciter à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES)? Cette initiative n’avait pas bien réussi. Un des problèmes à mon avis est que 1 tonne de GES, c’est plutôt abstrait comme concept. Si je prend le bus au lieu de la voiture, à quel point je contribue?

make me sustainable

Bien sûr, le site présente des calculateurs. Aussi terne que tous les sites du gouvernement, les calculateurs ne sont pas intégrés et peu pratiques. Make Me Sustainable, un site en Beta sur lequel je viens de tomber, présente une interface et des fonctionnalités fort intéressantes pour nous aider à comprendre notre consommation:

  • Inscrire votre modèle de voiture, le kilométrage que vous faites annuellement et la proportion que vous faites en ville, les émissions correspondantes se calculent automatiquement.
  • Le site vous suggère des actions et vous montre concrètement à quoi ça correspond comme émission. (image ci-dessous)
  • Il vous montre aussi d’autres utilisateurs dans votre secteur et comment ils réussissent à diminuer leurs émissions.
    carbon_offset.png

Seuls problèmes que j’ai noté pour que je puisse l’utiliser: il n’est disponible qu’aux États-Unis, et on n’a pas l’électricité dans les choix comme mode de chauffage. Aussi, j’ai l’impression que les questions ne sont pas assez précises pour avoir un diagnostic précis.

De leur côté, Hydro-Québec ont un outil sur votre page personnelle qui permet de diagnostiquer votre consommation (voir la mienne ci-dessous). Le questionnaire est bien fait et semble nettement plus précis que Make Me Sustainable. Suite au diagnostic, ils vous proposent des actions à prendre pour diminuer votre consommation. Évidemment, ça ne concerne que votre habitation et pas votre voiture.

hydro.png

L’idéal serait vraiment de combiner le diagnostic d’Hydro-Québec avec les fonctionnalités interactives et sociales de Make Me Sustainable. Comme MMS, Hydro-Québec pourrait même nous offrir certaines technologies de fournisseurs recommandés, nous faire économiser, et se faire une commission au passage. Il devrait même y avoir des incitatifs pour remplir ce diagnostic et une équipe d’Hydro-Québec pour nous contacter suite à nos réponses pour nous aider à passer à l’action. On peut même imaginer que les entreprises participent et que certaines mettent leur consommation publique pour montrer leurs efforts pour l’environnement. Les économies permettraient de vendre plus d’électricité au gros prix à l’extérieur où l’électricité est moins propre, tout le monde y gagnerait.

Ou encore, Hydro-Québec pourrait prendre ce que ça coûterait à mettre sur pied un système comme ça qui se paie de lui-même et s’offrir des annonces à la télé aux heures de grande écoute pour nous inciter à fermer nos lumières de Noël. Regardez sur mon graphique la proportion de ce que je consomme pour l’éclairage comparativement au chauffage…

Je m’en vais en vacances. Ça fera du bien de s’arrêter, comme toujours. Parfois on perd de vue ce qu’on fait, et pourquoi on le fait. On cours dans le bois sans trop regarder où on s’en va. On devient tellement absorbé qu’on oublie le contexte. Les vacances, c’est bon pour ça: nous permettre de nous rappeler ce qu’on aime vraiment.

Je vais justement commencer ça avec un spectacle d’un de mes groupes préféré ces temps-ci, The Cat Empire. Il me rappèleront que nous ne sommes au fond “que des protons, neutrons, électrons, qui se reposent le dimanche et travaillent le lundi…” Ça ressemble, en beaucoup plus festif, au discours de Hubert Reeves dans son livre “Poussières d’étoiles“.

Du chaos initial issu du Big Bang, le jeu subtil des lois de la nature tire une succession de structures toujours plus délicates et complexes : particules, atomes, molécules, cellules, êtres vivants, puis pensants : tous les fruits de la gestation cosmique.

Tous les atomes complexes qui nous composent ont été élaborés dans le coeur des étoiles, immenses et puissantes, avant d’être diffusés généreusement dans la nature lors de sa mort. Pensez à ça en regardant votre corps qui réfléchit et tout ce qui l’entoure: tout ce que vous voyez vient d’un centre d’une étoile qui a vécu il y a des milliards d’années. Il faudrait que je me rapelle ça la prochaine fois que j’ai un problème avec ma laveuse.

À bientôt. (J’ai préparé quelques articles pour les prochaines semaines.)

autoroute dufferin
[photo: Quebec Urbain]

À chaque époque, on se trouve bien intelligent. Le développement de la technologie ne cesse de nous épater. Cependant, à voir plusieurs bêtises que l’on a commises dans le passé en pensant bien faire, je m’inquiète de celles qu’on est certainement en train de commettre. Est-ce que ce sera les OGM, les BPA dans les biberons de bébé, passer trop de temps devant un ordinateur et ses composés chimiques, les sables bitumineux à Stephen? En fait, c’est probablement quelque chose qu’on n’aura jamais vu venir.

On a souvent l’occasion d’être témoins de vestiges de ce qui semblaient être de bonnes décisions dans différents domaines, par exemple:

  • Urbanisme - La photo en haut montre des bretelles d’autoroutes en basse-ville de Québec qui sont en train d’être démolies. Pourquoi? Parce qu’elles finissaient dans un mur! On avait prévu faire un tunnel sous la ville, mais le roc s’est avéré trop résistant. C’était la belle époque où on bétonnait tous, y compris les rivières. Aujourd’hui, on est en train de tout défaire et de ramener ça à ce que c’était avant. Beau gaspille.
  • Santé - Dans la génération de mes parents, plusieurs se sont fait arraché toutes les dents parce que une seule était à arracher. Elles ont été remplacées par de beaux dentiers parfaits, wow! Et que penser de la première utilisation des rayons X: essayer des souliers! Grâce aux rayons énergétiques, on pouvait voir si les orteilles avaient la place nécessaire… comme si on avait besoin de ça. Plus récemment, on se rendait compte que des pesticides nuisaient à la santé des enfants.. mais ça vaut la peine pour avoir une belle pelouse. Évidemment, rien ne battera la thalidomide. ce médicament que des femmes enceintes prenaient à une certaine époque pour éviter des nausées et qui, on allait s’en rendre comte rapidement, causait des malformations importantes à l’enfant.
  • Nature - Dans ce domaine, je pense qu’on continue à poser des gestes qu’on regrettera. Je n’ai même pas besoin d’en faire une liste. Au Québec comme ailleurs, on l’a souvent sacrifiée au nom du développement économique. C’est entre autre le cas pour le secteur du bois, qui contruisait des digues pour utiliser les cours d’eau comme moyen de transport pour les billes. Mon père a déjà été draveur. Ça fait de bonnes histoires, mais ce n’est pas terrible pour les cours d’eau. Heureusement, des initiatives ont permis de réverser le cycle dans certains cas. Une équipe de chercheurs annonçaient la semaine dernière le retour en force de la truite mouchetée en Mauricie.

Je suis certains qu’on fait en ce moment de graves erreurs par ignorance ou par négligeance. Je ne pense pas que nous soyons mieux que les générations précédentes, qui elles, pensaient que leur science était la vérité. Soyons vigilants, surtout ce qui a trait à la santé au sens large. Et prenons donc le temps de bien faire les choses. Est-ce qu’on est si pressé que ça?

Le vidéo ci-dessus provenant de New Scientist montre un réplique d’un automate reprogrammable datant non pas des années 60, mais bien de l’AN 60! Ils l’ont construit à partir d’un ingénieur Grècque nommé Hero.

L’énergie est fournie par une masse qui tombe. Cette masse est attachée à une corde qui se sépare en deux. Chacun de ces bouts est enroulé autour d’un essieu qui fait bouger une roue. Pour pouvoir programmer le mouvement (avancer, reculer, tourner), des chevilles sont placées sur les essieux. Elles permettent de changer l’enroulement du câble et par conséquent la direction du mouvement de la roue. En ajustant l’endroit dans l’enroulement où ces changements de direction surviennent, le mouvement est contrôlé… jusqu’à ce que la masse touche par terre. Vraiment astucieux, et plutôt fascinant de mon point de vue de quelqu’un qui travaille en 2007 sur les robots actionnés… par câbles!

Mais est-ce vraiment un robot? D’ailleurs, qu’est-ce qu’un robot? Dans sa définition la plus large, un robot est une machine programmable. Dans ce sens, l’automate de Hero serait un robot. Mais ce n’est pas tout le monde qui accepte cette définition. Joseph Engelberger, souvant cité comme le père de la robotique, admet lui-même “qu’[il] ne peut définir un robot, mais qu’[il] le sait quant [il] en voit un.”

[via AI&R]