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Archive pour juillet 2007

carte st-émile vélo

La fin de semaine dernière, j’ai découvert les sentiers de vélo de montagne de St-Émile, près de Québec. Les sentiers sont bien entretenus et plaisant à rouler, j’étais vraiment impressionné (bravo aux bénévoles)! Mon seul problème, c’est que c’est un vrai labyrinthe! J’ai donc essayé de convertir le plan des sentiers pour Google Earth (.kmz) disponible en ligne pour pouvoir ensuite l’importer dans mon GPS et l’utiliser lors de ma prochaine sortie. Aussi, je ne voulais pas importer un tracé dans le GPS mais plutôt ajouter les sentiers de façon permanente à même la carte topographique que j’importe de MapSource. J’ai utilisé GPSMapEdit et cGPSmapper, que vous pouvez télécharger respectivement ici et ici. Si la démarche vous intéresse, voici comment procéder à partir du moment où vous avez un fichier .kmz:

  1. Utiliser le site GPS Visualiser pour convertir le fichier .kmz en format gpx et l’enregistrer sur votre ordinateur.
  2. Ouvrir votre fichier .gpx avec GPSMapEdit. Sélectionner les tracés. Cliquer sur le bouton de droite de la souris et effectuer la commande “Convert to polyline”. Choisissez le type d’élément que le tracé représente (ex. “Trail”, “Unpaved road”, “Stream”). Même s’il s’agissait de sentiers, j’ai choisi le type “Road” parce que le type de ligne qui lui est associé est plus facile à voir sur un petit écran de GPS.
  3. Aller dans le menu “File”, “Map Properties”, onglet “Levels”. Cliquer sur “Insert before” pour insérer un niveau. Appuyer sur “OK”.
  4. Aller dans le menu “File”, “Export”, choisir le format d’exportation “MapInfo Interchange MIF/MID”. Appuyer sur “OK”.
  5. Tel qu’expliqué dans un article précédent sur la modification de carte MapSource, trouver la section de la carte MapSource à laquelle vous voulez ajouter de l’information. En faire une copie de backup et l’ouvrir dans GPSMapEdit.
  6. Aller dans le menu “File”, “Import”, cliquer sur “MapInfo Interchange (*.mif)” et aller chercher le fichier enregistré à l’étape 4. Choisir l’item “Road” dans la liste, cliquer sur “Next”. Choisir les étiquettes à importer si désiré, cliquer “Next”. Sélectionner tous les niveaux et cliquer sur “Finish”. Le sentier se trouve alors sur la carte.
  7. Aller dans le menu “File”, “Save Map As”, et enregistrer la carte en format Polish (*.mp; *.txt).
  8. Aller dans le menu “File”, “Export”, choisir le format d’exportation “Garmin IMG / cgpsmapper.exe”. Choisir le nom de fichier et appuyer sur “Save”. Entrer le chemin vers le logiciel cGPSmapper et appuyer sur “Run”. L’exportation peut prendre jusqu’à quelques minutes.
  9. Quand c’est terminé, déplacer la nouvelle carte dans le répertoire CT2 tel qu’expliqué dans l’article sur la modification de cartes MapSource. La carte pourra alors être transférée dans votre GPS Garmin à partir du logiciel MapSource.

Faites-moi signe si vous avez des questions sur la procédure et j’essaierai d’y répondre. Vous pouvez télécharger le fichier des sentiers de St-Émile à mettre dans votre répertoire CT2 ici. J’ai aussi mis en ligne quelques photos des sentiers de vélo de St-Émile que j’ai géo-positionnées.

next_sat.jpg

NextSat (photo) et Astro, les deux satellites de la mission Orbital Express dont j’avais parlé précédemment (ici et ici) ont complété leur mission avec succès. Ils ont réussi à se séparer en orbite de 7 km, puis à se rapprocher et se réassembler. Presque tout a été automatique. Une petite intervention humaine a été nécessaire pour réaligner les satellites pour l’assemblage final.

Cette mission visait à démontrer la faisabilité de réparer des satellites en orbite par un autre satellite robotisé. Dans le futur, plusieurs satellites de grande valeur pourront voir leur durée de vie s’allonger si de tels systèmes peuvent aller les réparer à un coût raisonnable. J’avais discuté plus longuement auparavant de la possibilité de réparer des satellites en orbite.

Les épaulards sont des chasseurs redoutables, comme on peut le voir dans le spectaculaire documentaire de la BBC Deep Blue dans lequel ils s’attaquent à des baleinaux et à des phoques. Dans le vidéo ci-dessus de CNN, on les voit enseigner une technique collaborative de chasse qu’ils se transmettent de génération en génération pour faire tomber les phoques qui se réfugient sur une banquise. La nature surprendra toujours!

[via Poil]

Si on dessine une carte de l’Internet, de quoi ça a l’air? Je parle d’ici de l’infrastructure (ordinateurs, routeurs, lignes de transmissions) et non des sites (le www)… quoique ils aient une forme tout-à-fait similaire. Utilisant l’image ci-dessous, s’agit-il d’après vous d’un réseau centralisé, décentralisé ou distribué?

réseaux de Baran

En fait, celui qui a imaginé le réseau pour l’armée américaine, Paul Baran, aurait aimé qu’il soit distribué afin d’être le plus robuste possible advenant la destruction de liens ou de stations. Cependant, l’Internet s’est bâti noeud par noeud sans plan précis, pour arriver à un réseau décentralisé. Ce qu’on apprend dans l’excellent livre Linked, de Albert-Laszlo Barabasi, c’est que cette forme de réseau n’est pas unique à l’Internet. Au contraire, beaucoup de systèmes naturels auto-organisés (cellules, écosystèmes, propagation de maladie, réseaux sociaux) et humains (www, réseaux électriques, réseaux aériens, économie) prennent cette forme de réseau “petit-monde“, “small world” ou “scale-free”.

Quelle est cette forme au juste?

  • La distribution des noeuds en fonction de leur nombre de connexions suit une loi de puissance, tel qu’illustré ci-dessous:loi de puissance internet
    Ça suit l’espèce de loi populaire du 20-80: 20% des noeuds ont 80% des connections et vice versa.
  • Comme une fractale, “il a des détails similaires à des échelles arbitrairement petites ou grandes”. Ceci est illustré sur la section de la carte de l’Internet ci-dessous. Si on zoom sur une partie, on aura l’impression de voir quelque chose de similaire.
    internet map

Pourquoi un tel réseau apparait-il?
Un réseau va prendre cette forme si sa création suit les deux conditions suivantes:

  1. Il est construit noeud par noeud. Pour l’Internet, c’est réellement ce qui se produit. Après un premier noeud à UCLA, puis un deuxième à Stanford, il s’est formé un noeud à la fois.
  2. L’attachement des noeuds se fait de façon préférentielle. Quand un noeud est ajouté à l’Internet, il n’est pas connecté à un autre noeud au hasard. Il sera connecté à un noeud qui présente un bon compromis entre proximité géographique et capacité de transmission.

Quels sont les comportements des réseaux de ce type?
C’est là tout l’intérêt de comprendre ces réseaux. Leur topologie leur donne des comportements vraiment particuliers:

  • La distance moyenne entre deux noeuds est très faible comparativement au nombre de noeuds. Par exemple, la distance moyenne entre deux individus sur la terre est estimé à environ 6 personnes. L’information y circule donc très rapidement, pouvant causer des buzz autant que des épidémies si le “message” est le moidrement contagieux.
  • Les noeuds avec beaucoup de connexions, les connecteurs, ont une importance capitale dans le réseau. La disparition d’un noeud faiblement connecté ne changera pas la dynamique du réseau. Par contre, la disparition de plusieurs connecteurs peut avoir un impact dévastateur sur la capacité de diffusion d’information du réseau. Par exemple, la disparition d’un aéroport mineur ne changera pas le temps de trajet de plusieurs voyageurs. Cependant, la disparition de l’aéroport de Chicago, de Heathrow et de New York aurait un effet considérable. De la même manière, c’est la surcharge d’un de ces connecteurs dans le réseau électrique du nord-ouest américain qui a causé le grand blackout de 1996.
  • De façon un peu surprenante, les relations faibles d’un noeud sont importantes pour sa connexion avec le reste du réseau. Par exemple, les gens trouvent d’avantage leur emploi grâce à leurs connaissances plus lointaines que grâce à leurs proches amis. Ceci s’explique par le fait qu’un groupe d’amis est souvent replié sur lui-même. Un de nos amis connait généralement nos autres amis. À l’inverse, un lien avec une connaissance peut nous permettre de rejoindre rapidement un autre noyau dans le réseau.
  • Puisque le réseau se construit un noeud à la fois, les noeuds plus anciens sont généralement avantagés, ils ont plus de chance de recevoir de nouvelles connexions. Cependant, certains noeuds qui arrivent plus pourront tout de même devenir des connecteurs s’ils sont particulièrement attirants.

L’étude de la théorie derrière ces réseaux nous permet de comprendre leur dynamique. C’est vraiment intriguant de voir comment des réseaux aussi différents, naturels ou créés par l’humain, possèdent la même forme et les mêmes comportements! La lecture de ce livre nous fait aussi comprendre l’affirmation acceptée qu’un réseau de contacts est important dans la vie et en affaires. On comprend aussi pourquoi tant de marketeurs essaient d’avoir les bloggueurs de leur côté pour la promotion de leurs nouveaux produits!

old google logo

Vous rappelez-vous de l’époque où Google était encore en version beta? Mes souvenir de ça sont plutôt flous…j’étais tombé là-dessus sur un poste de la salle de travail du département de physique en 1999. Les étudiants qui administraient le réseau avait mis le futur géant comme page d’accueil. J’étais loin de me douter que ce site allait devenir aussi omniprésent même pas dix ans plus tard!

C’est pour cette raison que les Archives Internet existent. Cette organisation sans but lucratif “vise à bâtir une bibliothèque Internet afin d’offrir un accès permanent pour les chercheurs et les historiens aux collections qui existent dans un format numérique.” On peut y voir des anciennes versions de site web, mais aussi des logiciels, des images, du vidéo et du son qui sont conservés dans un format électronique.

C’est Brewter Kahle, un entrepreneur diplômé du MIT qui a démarré ce projet (avant de co-fonder Alexa et de le vendre à eBay). Il visait par cette initiative contribuer à ce que l’humanité évite le Moyen-Âge Numérique. Nous sommes susceptibles à notre époque de perdre l’accès à plusieurs documents numériques d’une valeur historique importante. Ceci viend du fait que les médias qui permettent d’archiver l’information se développent plus rapidement que jamais auparavant. Pour accéder à ces médias, on a besoin de certains lecteurs qui, rapidement, deviennent désuets. Pensez seulement aux diapositives, aux grosses disquettes ou au vieux formats de vidéo. On risque de perdre une grande quantité d’information si ces lecteurs, ou le savoir-faire pour les faire fonctionner, disparaissent. Par exemple, je parlais il y a un moment du film original du premier homme sur la lune qu’on ne retrouve plus et pour lequel il ne reste que peu d’appareils capable de lire le format.

Dans l’histoire, plusieurs destructions d’archives dont l’impact ne pourra jamais être mesuré sont survenues, emportant avec elles un savoir inestimable. Sur le site des archives Internet, ils font entre autre référence à la destruction de plusieurs des premiers films afin de récupérer l’argent des pellicules. Naturellement, ils font aussi allusion à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, qui contenait une portion importante de tout le savoir écrit de l’humanité à une certaine époque. Une des raison de regarder notre histoire est justement d’essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs. C’est en se remémorant cette tragédie que les archives Internet prennent tout leur sens. À un niveau plus personnel, que faites-vous avec toutes les photos et vidéos que vous capturez?