
En fin de semaine je prenais part au demi-marathon des deux-rives, reliant Lévis au Vieux-Québec. On y présentait aussi le marathon, le 10km et le 5km. J’ai eu beaucoup de plaisir à courir avec les quelques milliers d’autres personnes qui prenaient par à la course. Si vous avez un intérêt pour la course et que vous songez à participer à un événement du genre un jour, je vous donne sept raisons pour que ce soit à l’édition 2008 du marathon des deux rives:
- Pour le départ
On a beau faire ça pour le plaisir, le matin de la course, on est toujours nerveux. Quand on se pointe au départ, on vit un bain de foule avec une frénésie que j’ai rarement vécue ailleurs. On sent une grande solidarité, tout le monde s’apprête à donner tout ce qu’il a. - Parce que Québec aura 400 ans
En 1608, les premiers colons s’installaient dans la Vieille Capitale. J’ai un énorme respect pour ces aventuriers qui risquaient gros pour venir jusqu’ici, et qui par la suite ont dû travailler dur pour y survivre. L’an prochain, inspirez-vous de ces hommes et femmes pour vous lancer un défi, peu importe la distance. Venez leur faire honneur en marchant ou en courant sur Québec, 400 ans après leur arrivée. - Pour traverser en plein milieu du pont de Québec à la course
Le pont de Québec, le plus long pont cantilever au monde, est un monument du génie civil possédant une riche histoire. De courir en plein milieu, au dessus de fleuve St-Laurent, constitue un moment unique qui vous donnera certainement autant d’énergie qu’un verre de Gatorade. - Pour courir sur le boulevard Champlain tout neuf
Après avoir traversé sur la rive nord, on emprunte le boulevard Champlain (nommé justement en l’honneur du fondateur de Québec) qui longe le fleuve. Jusqu’à l’arrivée, on cours au fil de l’eau. L’an prochain, des travaux visant à le retaper pour l’anniversaire de la ville seront complétés. Cette artère était déjà un plaisir à emprunter, ce sera encore plus vrai l’année prochaine! - Pour vous motiver à vous tenir en forme toute l’été
La course a lieu à la fin août. Ayant cette date en tête au début de l’été, ça donne un but concret pour aller courir dès qu’on le peut durant la belle saison. - Pour le dernier kilomètre
Le dernier kilomètre peut être éprouvant, mais la foule saura vous donner l’énergie qu’il faut pour aller jusqu’au bout. Ce ne sont pas que les gagnants qui sont acclamés. La foule sait reconnaître quelqu’un qui a donné un effort durant sa marche ou sa course. Aujourd’hui, il y a une dame qui a arrêté de courir 200m avant la fin, faisant signe qu’elle n’en pouvait plus. La foule s’est mise à crier, assez fort pour qu’elle reparte à la course jusqu’au fil d’arrivée. J’imagine les frissons qu’elle a eus à ce moment! - Pour votre satisfaction personnelle
Ce genre de défi, on le fait en premier pour soi. La distance importe peu. C’est un contrat avec soi-même. Au final, on éprouve une grande satisfaction et une fierté personnelle.
Je vous ai convaincu? L’événement a lieu le 24 août l’an prochain.





Question : Le demi, le 10 et le 5 commencent et s’arrêtent où? I.e., vous partez tous du même endroit ou des places différents pour arriver au même endroit?
Tout le monde arrive au même endroit, à la gare du Palais. Le 5 et le 10 partent sur le boulevard Champlain, le demi à St-Romuald et le marathon à Lévis.
Félicitations pour ton demi-marathon.
J’aimerais connaître le type de préparation que tu as prise avant d’affronter le jour J.
As-tu suivi un peu celui qui est disponible sur le site ou tu t’es fait une préparation “custom”?
Était-ce ta première participation à un tel événement?
Une chose certaine, ça donne le goût de vivre ce moment. Le sport permet tellement un accomplissement et une satisfaction personnelle qu’on ne connaît qu’en le vivant réellement. Je suis plutôt orienté vers les sports d’équipe, mais je crois sincèrement tenter le coup l’an prochain.
Bravo encore!
Karl, c’était la deuxième fois que je le faisais, et c’était pas mal moins difficile que la première. Cet été j’avais couru plus de sorties d’une heure et plus. Comme préparation, j’ai couru 3-4 fois semaines pas mal tout l’été, des 45min-1h, avec du vélo de montagne au travers. Le dernier mois et demi, j’ai essayé de faire une sortie plus importante à chaque fin de semaine (1h-1h30) et j’ai pris un break de rhum & coke autour du BBQ… À quelques reprises, j’ai couru par intervalles: 5 minutes de course, 30 sec de marche. Ça m’a permis de travailler le cardio d’avantages en montant mon rythme cardiaque plus haut dans les cinq minutes, en plus de briser la monotonie. La semaine avant, j’ai fait 2 sorties de 45 minutes et j’ai relaxé pas mal. J’avais deux autres amis qui participaient et qui s’entrainaient de leur côté, ça aussi c’était motivant. À l’an prochain donc?!
En effet, je tenterai de relever le défi.
Au fait, en combien de temps tu l’as accompli?
Je suis certain que tu va aimer l’expérience! 1h45 mon temps, la première année je l’avais fait en 1h56… C’est cool, ils archivent tous les résultats sur http://www.sportstats.ca/.
Je suis arrivé de Bretagne pour participer à ce marathon mais aussi pour visiter ce pays qui m’a toujours fait rêver. Je dois dire que je n’ai pas été déçu, bien au contraire. L’organisation était parfaite, le temps magnifique, mais c’est surtout les bénévoles et les spectateurs qui m’ont donnés le plus d’émotions. Gentillesse, sourires, encouragements ont fait de cette course un de mes plus beau souvenirs. Alors mille merci à tous. Je ne sais pas si je pourrai revenir un jour dans votre belle province, mais cette dernière et l’épreuve sportive qui s’y déroule font que j’encourage mes amis coureurs à venir au moins une fois gouter à cette fête magnifique et vibrer dans la chaleur des ambiances Québequoises.
Merci du témoignage Patrick, je suis content de constater à quel point tu as aimé ton expérience!
J’habite en Provence, en France. 2002, fut l’année de mon 1° marathon et j’avais choisie LE MARATHON DES DEUX RIVES. Ce fut extraordinaire, mes emotions ont été si fortes, que j’ai mis des mois a m’en remettre. Tout y était parfait, le temps, la foule, les bénévoles, l’organisation, l’accueil. En 2005, j’ai récidivé pour courir mon second Marathon, je me suis retrouvé sur la ligne de départ a LEVIS. L’émotion était intacte, tout était pareil et différent a la fois, un bonheur sans borne où je réalisais une amélioration de 40 minutes par rapport au 1°. J’en suis a présent a mon 7° marathon, et pour mon 8°, je serais sur les rives du Saint-Laurent pour participer pour la 3° fois a ce marathon, et pour y honorer ceux qui ont accostés voici 400 ans et y ont fondé QUEBEC.
Wow, je revis l’émotion à lire ton commentaire Nadia! Bonne chance pour le marathon de cette année!
Salut Samuel… ben moi j’ai fait le 10 km hier (24 août 2008). C’était mon premier 10 km, d’habitude, je m’en tenais au 5km. Mais bon cette année nous étions 4 membres de notre famille qui le fesion pour le 400eme.
J’ai vraiment été impressionné par la foule!!! Wow l’ambiance, la musique le long du parcours, l’assiduité des bénévoles… presque A+ sur toute la ligne!!!
L’an prochain, on se donne le défi du demi… ouf!
Bravo Manon!
Ne pas vendre la peau de l’ours canadien avant de l’avoir attrapé a été bien heureusement mon refrain avant ce marathon des deux rives de la ville de Québec, une intuition peut-être.
Une bonne forme et un entrainement régulier selon mon mode de fonctionnement m’ont fait espérer un temps peut-être record jusqu’au dernier moment. Mais voilà…02h54 ‘6 ‘’ ce n’’est pas de la tarte à l’érable.
Arrivé jeudi à Montréal vers plus tard que prévu soit à 16h00, embouteillages et longue route vers Québec nous ont déjà donné le « la » de la chanson de notre excursion au canada francophone.
Beaucoup de choses à découvrir et peu de temps pour le faire.
Jeudi, vendredi, samedi, et enfin dimanche. Trois nuits très courtes, la première évidemment , repas tardif , installation dans les chambres, une belle suite pour mes deux compagnons et moi-même, le lendemain excursion dans la ville de bon matin ,rendez vous avec la maire pour honorer la participation exceptionnelle de 200 coureurs français , marathon expo l’après midi et soirée concert dans les plaines d’Abraham, 400 ème anniversaire de la création de la ville oblige, ce soir c’est Céline Dion, Garou, Les aïeux…une longue marche pour accéder à ce concert offert gracieusement par la ville et un stationnement debout de plusieurs heures pour participer à l’évènement, résultat mes mollets ont doublé de volume et j’ ai du mal à plier les jambes. Merci Céline, tu sais pourtant que je cours dimanche. Samedi, rebelote, visite de la ville en compagnie de mon correspondant CLM Tux et de Run@ing, notre nain de jardin mascotte .Avant ce passage relais, ce joyeux luron, a pris bien des pauses sur le parcours magnifique de la visite et ce pour la pose photo. Rdv au marathon expo, photos des clm endimanchés de leur nouvelle coiffe :le buff C.L.M.Notre runn@ing a posé avec Joël lainé.
Repas CLM , rencontre éphémère dans un cadre très sympathique d’un restaurant italien mais dont le bruit nous a empêché tout de même de dialoguer à l’emporte pièce. Merci à Tux, pour ce réussi rassemblement.L’hulk Chubaka, Bianco et son sourire légendaire, d’une sereine attitude contrairement à 5toes, qui a l’air d’une pile atomique en fusion, il me rappelle presque J.C.V, c’est notre globe trotteur, il doit déborder d’histoire, il peut être votre organisateur du marathon de Tokyo en mars, Tux le sage, leurs familles respectives et moi-même, l’aîné de runn@ing.lol
Dimanche matin, Tux , Basilio, les rochelais groupe dont je fais parti pour ce voyage au canada sont sur un bateau, le traversier pour se rendre au point de départ du bus scolaire jaune qui nous emmènera au point de départ du marathon. C’est dire que l’organisation est plus compliquée qu’ailleurs mais elle est parfaite cependant. Bien agréable ce folklore touristique, la température extérieure monte tandis que la sérénité règne dans ce peloton. Arrivé au lieu de rassemblement, petite buvette et toilettes mobiles pour faire la paire. Pas de sas de départ mais une facilité à se placer, pour ma part cela sera en tête. Petit réchauffement (expression typiquement québécoise) tandis que l’on donne le départ du 05kms, 10kms. Puis alors que tout le monde est concentré pour notre éminent départ, que l’on entend le décompte, un traumatisant coup de canon nous fait sursauté, le cœur s’emballe avant même de courir. Mon cœur fait boom. Nous courrons…je sais qu’il y a une petite descente mais je m’attendais à plus de dénivellé interessant, j’ai atteins rapidement mon rythme de croisière, 4mn/km. Les premiers kilomètres s’égrènent tranquillement mais déjà je sens une grosse chaleur. J’ai bu mes 75 cl de vittel énergie comme d’hab sur la dernière demie heure précédent la course .Je suis vêtu de mon justaucorps à manches longues, premier test avec température extérieure élevée et j’ai mis pour le fun mon Buff CLM avec mon alias brodé. Je n’ai pas vu le panneau des 10kms, un reporter en moto de V02 endurance me demande sur quelle base je suis, je lui répondis , sur probablement 01h26 le semi, je sais déjà que c’est trop pour battre mon record. Je le passe en 01h27, je suis dans la première cinquantaine de coureurs. Sur le parcours c’est très calme, quelques supporters dissiminés , une tape dans la main d’un gosse, euh d’un enfant car la-bas gosse veut dire couille lol. Une petite descente succède à une montée, et un faux plat très souvent, le soleil tape de plus en plus. Parti à 27°C à 08h30, l’effet bitume est tuant. Répit du 13 au 23 kilomètres , un peu de souffle , un peu d’ombre, et aussi un peu d’odeur nauséabonde provenant de la raffinerie de pétrole brut bien cachée par cette belle haie de coquettes maisons de Levis , cela ne gâche pas le plaisir de courir et ses sensations olfactives m’ont quelques peu détourné de ma course, ma deuxième peau me tient frais, je suis content alors de ma tenue mais cela va pas durer.
Je bois dés les premiers ravitaillements de l’eau vitaminée, puis de l’eau, puis je m’asperge, je ne regrette pas mon buff qui devient très utile voir indispensable.Courir sans chapeau c’est l’insollation assurée.
Et voilà se profiler la Bad water, le marathon des sables sans sables…Incroyable pour moi, alors qu’il ne reste que 19kms ,que je vois le pont de Québec qui est mon objectif-plaisir, que la côte se dessine devant moi et que le moral en prend un coup, je me laisse doubler par un groupe encadrant une belle coureuse blonde, soudain ma jambe droite à l’air de ne plus voir faire parti de mon corps, aie, aie, qu’est ce qui se passe. Au bord de la crampe, je ralentis obligatoirement, j’ai peur d’être contrains de m’arrêter et marcher. Je monte cette côte en trottinant, je reprends un peu de vitesse, mais le pont s’est dissimulé, il est à 04km en fait. Un ravito, un gel et hop vla le pont, j’essaye de profiter du paysage, la soif m’assaille, vivement le prochain ravito, que c’est long, qu’il fait chaud, le soleil pointe à ma droite, je pense à Tintin dans le pays de l’or noir, je fais très attention à toutes mes perceptions, je suis un peu saoul semble t-il, vivement la prochaine douche, les brumisateurs que j’ai rencontré n’ont pas suffi à me rafraîchir longtemps. Voilà que j’ai une crampe au bras gauche, cette fichu tenue à manche longue me bloque la circulation du sang au niveau du coude, j’étends mes bras, ca va un peu mieux. Je suis de l’autre côté du pont, et là encore plus de chaleur, de soleil, mais le moral tient bon, j’entends cette litanie, jamais je n’abandonnerai même s’il fallait ramper, j’entends Patrick un gars que j’ai rencontré dans notre groupe qui a fait la diagonale des fous me dire que le moral est le moteur et l’essence du corps. Plus que 14,13kms, tiens l’aquarium du Québec, j’aimerai à cet instant me trouver dedans, j’ai la tenue de plongeur…Bon, distance d’entrainement habituelle, ca remonte le moral, les kilos défilent, j’en rate même un et je suis heureux de voir qu’il ne m’en reste plus que 9,8…des débuts de crampes partout apparaissent pas possible de courir très vite, stop. Je suis obligé de veiller à ce qu’aucune soit effective, je marche avec de grand pas pour étirer mes jambes, je repars, au ravito, je marche pour m’abreuver tranquillement , je double des semi-marathoniens (15 feront un temps supérieur au mien soit plus de 03h27), je cours au ralenti, 01h03 pour les dix derniers kilos, à ma montre j’avais abandonner depuis quelques kilomètres l’envie de faire moins de trois heures, ce qui prime désormais c’est de finir sans blessures. Je me promène, je me parle à moi-même à haute voix, je réponds aux spectateurs de nos efforts, aux « lâches pô « , je réponds qu’il n’en ai pas question , que je suis presque arrivé…L’arrivée se fait sentir, beaucoup souffre, à 03kms de l’arrivée, j’ai droit à la douche Karcher, un peu exagérée, elle me percute dans le dos , l’arroseur n’y a pas été de main morte, mais bon je continue, et je retrouve un bon rythme, un rythme de frimeur qui n’ a pas souffert, le winner parfait. Je croise un groupe de supporters équipés de masque à gaz , je leur demande s’il y a une alerte au gaz, pas de réponse, je crois que c’est pour des maladies pulmonaires…Je vois l’arche de l’arrivée, mais méfiance car aussi bien au semi de paris, qu’à Hambourg, où à Berlin, une arche peut en cacher une autre derrière et plus loin et c’est le cas ici, je ne baisse donc pas les efforts, le monde est alors nombreux sur cette fin de parcours. Le coq arrive (il y avait déjà la poule , un gars de notre groupe avec une coiffe en forme de poule) , je vois ma concurrente du moment, je sprinte, j’entends le commentateur qui hurle mais que nous fait ce coureur Dominique qui fonce à l’arrivée, qui sprinte, la jeune fille se prend au jeu et à son tour sprinte, c’est un beau spectacle , la foule crie, encourage, voilà leur récompense. Finale : la 114 ème est arrivée 2 dixième de seconde avant moi mais au temps réel est arrivée 5 minutes de moins. Bravo,tout de même les vétérans sont à l’honneur sur cette course.
Puis le coureur se transforme en supporter et durant deux bonnes heures encourage ses congénères, ainsi j’ai vu arrivé Tux, notre local, fringuant qui m’a surpris quelque peu puis d’autres coureurs de la rochelle en groupe dans la fraternité et la félicité.Ils sont vraiment très sympas.
Résultats : courbatures au deuxième jour, des quadriceps, des mollets et plus rare , de tout le dos, effet persistant quatre jours ,+ trois boutons de fièvres, mais un Basilio heureux de découvrir qu’il peut s’améliorer sur quelques points : le manque de sels minéraux lié à la chaleur qui ont provoqué des débuts de crampes multiples, de nourriture adaptée, de manque de sommeil avant une course ,d’une tenue inadéquate pour cette température. Je vaincrai sur d’autres courses. A ceux qui ont soufferts, qui ont participés à ce challenge , vive les 400 ans du Québec, beaux souvenirs. Nous pensons aussi à toi coureur désormais des étoiles.
La médaille est belle et clignotante, il fera beau durant tout mon séjour soit 11 jours sans pluie.
La récupération accompagnée de bière, de belles visites , de danses. Pas bô la course à pied ?
À défaut d’avoir fait le record au marathon, tu détiens maintenant le record du plus long commentaire sur mon blog! Merci du récit!