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8 startups technologiques de Québec à surveiller

Basse-ville de Québec
[photo: Ben Vaillancourt sur Flickr]

Non je ne montre pas une photo du Château Frontenac pour symboliser la ville de Québec. Il s’agit plutôt d’une photo du renouveau qui a lieu en basse-ville, où plusieurs entreprises se sont installées. Ce n’est qu’un exemple que Québec se dynamise et ça se sent. D’ailleurs, la revue Canadian Business la classait bonne première l’année dernière dans son évaluation des meilleures villes pour faire des affaires au pays.

Est-ce que ce climat permet à des nouvelles entreprises technologiques prometteuses de voir le jour? Heri, de MontrealTechWatch, m’a posé la question il y a un moment. Je n’ai pas fait d’étude exhaustive de la question. J’ai quand même décidé de vous présenter aujourd’hui huit entreprises de la ville de Québec à différents stades de démarrage que je juge personnellement intéressantes. Je vous indique qui est derrière, ce qu’ils font et pourquoi je trouve ça intéressant.

  1. Swammer
    Qui? - Swammer est une collaboration entre Filteris (Jérôme Coutard, PhD diplômé de la faculté des lettres de l’Univertsité Laval) et Compurangers (Stéphane Muller and Andreas Möllmann).
    Quoi? - Beaucoup de choses qui se disent sur un sujet finissent sur le web. En l’utilisant comme une base de donnée, ils mesurent la perception publique d’un produit, d’une entreprise, d’un concept ou d’un individu. Pour ce faire, leur analyse du contenu est à la fois quantitative (́échantillonnage, découpage, codage, comptage…) et qualitative (catégorisations, contextualisation, analyses symbolique et structurale, grilles interprétatives…).
    Pourquoi? - D’abord parce que les médias en ligne gagnent du terrain. Ensuite, parce qu’ils ont déjà montré la validité de leur approche. Puisqu’ils utilisent des informations en “temps réel”, ils sont plus rapides que les sondages.
  2. TLCL Recherche optique
    Qui: Le professeur de physique à l’Université Laval Tigran Galstian et son équipe. Aucune site Internet n’est en ligne pour le moment, l’entreprise est en mode furtif.
    Quoi: Développement et commercialisation des lentilles contrôlées électriquement pour la mise au point automatique dans les caméras de téléphones cellulaires.
    Pourquoi: Imaginez une caméra de téléphone cellulaire avec un zoom optique. Ce marché est gigantesque. De plus, leurs lentilles sont simples et peu coûteuses à fabriquer. L’invention est brevetée dans plusieurs pays stratégiques et l’entreprise est financée considérablement, principalement par des investisseurs de la Silicon Valley.
  3. Poly9
    Qui? - Greg Sadetsky et Denis Laprise.
    Quoi? - Mashups de cartes sur Internet. Ils ont développé Free Earth, un substitut léger et rapide à Google Earth à l’intérieur d’un fureteur.
    Pourquoi? - D’abord pour les fondateurs, qui savent ce qu’ils font et qui en sont passionnés. Ensuite pour les applications possibles grâce à FreeEarth. Finalement, parce qu’ils éliminent deux irritants du très populaire Google Earth: la nécessité d’installer une application et la quantité importante de données à télécharger (quelques centaines de kB pour FreeEarth contre plusieurs MB pour Google Earth).
  4. iMinR
    Qui? - Stéphane Guérin
    Quoi? - Outil de web analytique.
    Pourquoi? - Parce que Steph Guérin est une des premières personnes à Québec à avoir fait de l’argent sur Internet en vendant des sites qu’il avait conçu. Il est un programmeur fort compétent (selon ce que son ancien patron nous dit) derrière Nuouz et Tout le monde en blogue. En résumé, il connaît bien le web. Il se mesure à Google Analytics et désire donc en offrir plus que le géant… qui est gratuit. Entre autre, iMinR est adapté pour les sites en AJAX et est compatible avec la sécurité SSL.
  5. Puzzr
    Qui? - Carl Guillemette et Jason Simard, deux motivés que j’ai rencontrés au dernier YULBIZ-Québec.
    Quoi? - Site web permettant d’explorer les nouvelles sur Internet de façon intuitive. La meilleure façon de comprendre est de l’essayer.
    Pourquoi? - Au lieu d’être abonné à 15 flux RSS pour suivre l’actualité sur un sujet donné, leur site permet de fouiller les nouvelles par thème et de les creuser à l’aide de mots-clé. Si en plus on pouvait générer un flux RSS à partir des thèmes qui nous intéressent, leur service serait drôlement pratique. J’en serais un utilisateur certain, entre autre pour suivre les nouvelles sur la robotique dans les médias.
  6. MonAvis.ca
    Qui? - Philip Boumansour et Vincent Gibara.
    Quoi? - Clone québécois du site américain Yelp, où la communauté échange sur les commerces locaux.
    Pourquoi? - Parce que c’est un site communautaire qui peut clairement avoir un modèle d’affaires étant donné qu’il gravite autour de commerces. La plate-forme permettra de présenter de la publicité ultra pertinentes.
  7. Polyrix
    Qui? - Philippe Lambert, Jean-Daniel Deschênes, Nicolas Martel-Brisson et Christian Dompierre, quatre gradués du Laboratoire de vision et de systèmes numériques de l’Université Laval.
    Quoi? - Pour le moment, compagnie de service oeuvrant dans l’acquisition et la visualisation tridimensionnelle. En parallèle, ils travaillent actuellement à la réalisation d’un outil de traitement d’images qui sera disponible en ligne.
    Pourquoi? - Encore une fois, pour les fondateurs. Je les côtoie depuis quelques années et ils font du travail de grande qualité. Il ne s’agira qu’ils mettent le doigt sur la bonne façon de tirer profit de leur expertise.
  8. Waka.ca
    OK, je ne suis pas crédible, mais il faut que je me plogue!
    Qui? - Entreprise fondée par mon cousin et programmeur d’expérience Jean-Sébastien Bouchard et moi-même.
    Quoi? - Site Internet qui fait l’agrégation de la majorité des sites de vente d’immobilier au Canada.
    Pourquoi? - Parce que l’immobilier c’est gros. Parce que le système SIA, qui rassemblait les maisons à vendre de tous les agents au pays est en train de craquer de partout. L’interface est vétuste et les grandes bannières s’en séparent les unes après les autres, travaillant sur leur propre site et tirant la couverte de leur côté. Waka.ca vise d’abord à rassembler le contenu à un seul endroit, en incluant même la vente de particulier à particulier. Avec toutes les données colligées, on pourra aussi donner de l’information bonifiée sur la valeur des maisons.

Lesquelles parmi ces entreprises présentant un potentiel intéressant réussiront à tirer leur épingle du jeu? Seul l’avenir nous le dira.

5 commentaires sur “8 startups technologiques de Québec à surveiller”

  1. [...] I started 2 months ago a project whose goal was to highlight cities in Canada; it was to provide at the end a “benchmark” to see how each city was doing and also foster inter and intra-dialogue and finally highlight existing opportunities. Scott Lake, founder of Shopify, did the roundup for Ottawa. Leonard Brody was to do the one for Vancouver, but he was in South Africa at the time, and Victoria Revay, an editor from his startup nowpublic.com, wrote it instead. For Québec city, it’s now Samuel Bouchard, researcher, blogger, and entrepreneur. Now he just published the post on his blog, in French, so here is the post in english (traduced by me). [...]

  2. [...] Ça fait longtemps que je me dis que Québec aurait besoin d’un Montréal Tech Watch! Je pense que Samuel vient de se trouver une nouvelle vocation: 8 startups de Québec à surveiller. Catégorie: aucune | | Laissez un commentaire [...]

  3. xm carreira dit :

    Ooops, What a mistake! I have just discovered that this blog is from Québec and not from France.

  4. Samuel dit :

    No worries XM, I can’t blame you, you couldn’t hear my accent! :D

  5. [...] mon article sur les startups de Québec et la suggestion de CFD, je vais annoncer sur ce blogue les nouvelles des startups et compagnies [...]

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