
J’ai reçu une alerte email, code rouge: Le Massif est enseveli sous UN centimètre de neige! Peut-être que l’équipe qui gère le web est rouillée étant donné que la saison commence… Bonne saison tout le monde!
29.11.2007

J’ai reçu une alerte email, code rouge: Le Massif est enseveli sous UN centimètre de neige! Peut-être que l’équipe qui gère le web est rouillée étant donné que la saison commence… Bonne saison tout le monde!
29.11.2007
La technologie avance de plus en plus vite. Est-ce une impression? “Ben oui, vous vous dites, dans le tempe de nos grands-parents, ils étaient aussi dépassés que nous le sommes aujourd’hui!” Faux, le contexte actuel est réellement particulier. En fait, je crois qu’on le regardera dans les livres d’histoire dans 200 ans comme une période charnière de l’humanité, probablement plus importante même que la révolution industrielle. Hier j’assistais à une conférence philosophique/technologique donnée par Denis Poussart, professeur émérite en génie électrique à l’Université Laval. J’avais déjà vu la même présentation il y a un moment, mais il y avait clairement matière à la revoir. Vous pouvez accéder à ses diapos sur la convergence et la complexité. C’est cette réflexion qui alimente celle que je vous présente aujourd’hui.
Alors, pourquoi le développement technologique s’accélère?
Les liens entre les humains, l’instantané et la virtualisation font en sorte que nous sommes en train de former une intelligence collective à l’échelle planétaire, la nooshpère. J’ai toujours été fasciné par les bancs de poissons qui se déplacent à l’unissons dans le courant. On dirait vraiment qu’ils ont une conscience collective. Toutes les connexions qui nous établissons nous mettent mettent de plus en plus en résonance. On commence clairement à en voir les effets, particulièrement sur le web.
26.11.2007
BLNK a reçu son premier colis aujourd’hui, il provenait de Lulu.com. Dans la boîte se trouvait le livre de 37signals intitulé Getting Real. 37signals font des applications en ligne ultra simples (gestionnaire de projet, gestion des contacts…) qui, en bon français, font la job. Étant un utilisateur quotidien satisfait de leur produit, j’avais commencé à lire la version en ligne quand Bass me l’avait suggéré. Un peu tanné de m’arracher les yeux sur mon écran, j’ai voulu commander la version papier. Quand j’ai vu qu’ils auto-publiaient sur Lulu, j’ai eu une raison de plus de commander. Ça faisait longtemps que j’étais curieux de ce service.
Qu’est-ce que Lulu?
Un site où vous auto-publiez vos documents, livres, calendriers, etc. Si vous ou quelqu’un d’autre veut le commander, il est imprimé puis envoyé. Grâce à d’énormes presses numériques, les livres sont imprimés sur demande, pas de lots, pas de pertes, pas de magasins. Même s’ils coûtent plus chers à imprimer, il y a moins d’intermédiaire entre le lecteur et l’auteur, ce qui laisse à ce dernier plus d’argent dans ses poches. C’est l’entrepreneur canadien Bob Young qui a fondé et qui est toujours à la tête de cette compagnie. Young a déjà connu passablement de succès par le passé. Après avoir fait la passe avec RedHat, il a pu acquérir les TigerCats d’Hamilton, une équipe de la ligue canadienne de football.
Ma commande s’est déroulée comme sur des roulettes. Il y a deux semaines, j’ai commandé. Le temps de l’imprimer et de me le faire parvenir était pile dans le délai annoncé. La qualité de l’impression est tout-à-fait comparable à celle de n’importe quel autre livre.
Quel est l’intérêt?
J’adore ces concepts qui ont un pied dans le web et un pied dans le tangible. Avec la flexibilité des moyens de production, on peut aujourd’hui agir sur le réel et faire du sur mesure pour la masse. Lulu est un exemple super. Avec ces presses numériques, il y a aussi des compagnies qui font du suivi de client vraiment personnalisé. J’avais assisté à une journée Infopresse il y a un moment et on parlait de ces nouvelles possibilités, d’envoyer des documents complètement sur mesures créés à partir de gigantesques bases de données. J’avais déjà parlé de quickparts, où vous envoyé vos modèles d’objets, il les fabriquent puis vous les renvoient. (En fait, j’ai appris qu’ils faisaient fabriquer tout à l’externe et qu’ils ne faisaient que la logistique. Mais bon, le résultat est le même.) Il y naturellement Dell, qui vous fabriquent votre PC sur mesure.
Évidemment, ça demande beaucoup de logistique et de flexibilité au niveau de la fabrication. Certains, comme la compagnie de vélos Cannondale, se sont cassé les dents sur un tel projet. Cependant, il y a plusieurs autres domaines simples qui ne demandent qu’à embrasser cette idée. Certains de ces domaines pourraient même profiter d’une saveur communautaires pour grandir à vitesse grand V. Quelles seront les prochaines étapes de la fabrication sur mesure? Vos meubles, les jouets de votre fils, votre déco, votre auto, votre maison?
25.11.2007

[Voir pleins d'exemples de prévisions technologiques loufoques là et ici-même]
Est-ce que les futurologues avaient prédit leur futur? Ils sont en train de disparaître! Dans leurs prévisions de 2008, The Economist présentent un article sur le futur (pas très reluisant) de la futurologie. Voici quelques conseils qui sont énoncées dans l’article pour les apprentis-futurologues:
Pas étonnant que la profession soit en perdition… Je suis tombé là-dessus via Pasta & Vinegar et ça m’incite à revenir sur un article que j’avais lu et dont j’avais promis un résumé: Six Rules for Effective Forecasting. Voyons comment les deux articles se rejoignent. Les six règles du second article sont résumées ci-dessous:

En résumé, il faut être sceptique des changements apparents et ne jamais prendre les prévisions qu’on nous présente à la lettre. Lloyd Spencer, que j’avais vu en présentation et qui avait parlé de cet article, contait une anecdote à propos de son ancien emploi chez Sun Microsystems. Ils était allé à une conférence et ses patrons voulait qu’il rapporte de l’information sur un sujet donné dont on ne parle plus depuis longtemps. En fin de compte, il était revenu avec un dépliant expliquant un tout nouveau concept: le world wide web. Il a présenté ce document à ses patrons, jugeant que ça avait un certain potentiel. Ceux-ci l’ont ignoré… pour s’en mordre les doigts six mois plus tard.
20.11.2007

[MegaMan via MPD sur Flickr]
Ça fait longtemps que les robots, comme MegaMan, sont dans les jeux vidéos. Les robots inspirent les technophiles que sont les concepteurs de jeux vidéos. De plus, les deux technologies ont évolué en parallèle depuis les années 70, suivant l’avancée de la force de calcul des processeurs. Autre point commun, selon des discussions que j’ai eu avec des professeurs, les deux domaines sont responsables d’une grande quantité d’inscriptions dans les universités et collèges en Amérique. Les jeunes aiment les robots et les jeux vidéos. Serait-on sur le point de les voir converger?
Comme on reçoit demain de la visite de l’industrie des jeux vidéos dans différents laboratoires à l’Université Laval, j’ai pris quelques minutes pour brainstormer sur les applications potentielles mélangeant robotique et jeux vidéos. Cet article n’est donc pas complètement structuré ni exhaustif, mais il m’a permis de délirer un peu sur les possibilités.
Le jeu vidéo…
De son côté, la robotique…
Et si on mélangeait les deux?!
En fait, ça se fait déjà. Plusieurs jeux vidéos utilisent des moteurs d’intelligence artificielle pour contrôler des personnages. La prochaine étape serait de doter le logiciel d’actionneurs et de capteurs pour qu’il interagisse avec le monde tangible. Voici quelques idées et trucs dont j’ai pris connaissance, en désordre:
Ce ne sont que quelques idées tirées comme ça. Et si le divertissement était aussi la killer app que les roboticiens cherchent tant en ce moment, comme il l’a été pour l’ordinateur?
18.11.2007

[Énergie? Photo de Ben Beltran sur Flickr]
Stressé, fatigué, irrité? Vous en avez trop à faire et faites la course pour sauver les minutes afin de pouvoir compléter votre journée? Vous travaillez plus pour faire tout ce que vous avez à faire, vous coupez dans le sommeil, les repas et dans l’exercice, ce qui vous rend moins productif, ce qui ajoute à votre stress… et la roue tourne! (Tiens, ça me rappelle une comptine pour les enfants [écouter]). Peut-être que votre focus n’est pas au bon endroit… Et si vous mettiez plus d’emphase pour augmenter votre niveau d’énergie que sur la gestion de votre horaire?
Je viens de lire un article de Harvard Business Review (le même volume que l’autre fois à propos de Jeff Bezos) intitulé “Manage Your Energy, Not Your Time” et c’est plein de bon sens. J’aime me rappeler qu’on fait aujourd’hui plusieurs activités avec une machine qui a cessé d’évoluer il y a quelques milliers d’années: le corps humain. La machine n’a pas évolué en fonction des tâches qu’on exécute à notre époque, qui elles découlent d’impératifs qui ne collent pas à notre nature. Vestiges de la révolution industrielle et du travail en chaîne, on fonctionne sur des horaires rigides à l’intérieur desquels on est productif seulement une fraction du temps. Le reste de la journée, on fait des efforts pour rester concentré. On reste à l’ordinateur se disant que c’est comme ça que ça doit être. On aurait le goût d’aller prendre une marche ou de partir à courir dans le bois, mais ce ne serait pas convenable. Pourtant, c’est ce que notre physionomie et nos cycles naturels nous dictent.
L’auteur de l’article est Tony Schwartz du Energy Project. Il nous rappelle que l’énergie est définie en physique comme la capacité d’effectuer un travail. Fondamentalement, nous tirons l’énergie de ce que nous mangeons. Cependant, on peut moduler notre énergie avec notre corps, notre émotions, notre intellect et notre esprit. Voici un sommaire de ses suggestions à propos des différents types d’énergie.
Il insiste que les entreprises doivent non pas en demander plus aux employés mais plutôt investir d’avantages en eux, afin qu’ils soient motivés et qu’ils donnent le meilleur d’eux-même. D’ailleurs, plusieurs le font déjà en construisant des salles pour relaxer et se changer les idées, en payant une partie des frais de centre d’entraînement, en installant des douches permettant aux employés d’arriver à vélo. Certains vont jusqu’à faire des réunions en s’entraînant. Facilement, deux mesures qui peuvent avoir un impact sont de définir une plage sans réunion à tous les jours où chacun peut se concentrer sur ce qu’il a à faire, et arrêter de prendre ses emails dans les réunions. Les individus, de leur côté, doivent reconnaître les comportements qui les appauvrissent en énergie et s’engager à les modifier. Bon, je suis dû pour une pause.
15.11.2007

[Puma Freytag, marionnettiste et Clément Gosselin, professeur en robotique, photo du Média Matin Québec]
Mercredi se déroulait le lancement du castelet électronique, un projet de scène robotisée à échelle 1:10 dont j’avais parlé en août. C’était l’aboutissement de trois ans de collaboration entre trois laboratoires de l’Université Laval, le Laboratoire des nouvelles technologies de l’image, du son et de la scène (LANTISS), le Laboratoire de robotique et le Laboratoire de vision et de systèmes numériques. Pour l’occasion, Puma Freytag, un marionnettiste et professeur de théâtre, a présenté un spectacle miniature d’une vingtaine de minutes nous laissant entrevoir les possibilités de l’installation.
J’avais déjà vue la partie mécanique de la scène principalement développée par Jean-Philippe Jobin et Sylvain Comptois. Je vous montre de nouveau leur vidéo présenté à SIGGRAPH plus tôt cet automne:
[qt:http://robot.gmc.ulaval.ca/videos/autres/scene/Scene_mobile.mpg 320 240]
Mais ce que je n’avais jamais vu, c’est que la castelet n’est pas que la scène. C’est aussi un système d’éclairage LED sur mesure permettant de simuler un éclairage de scène. Il y a aussi un système de projection et d’écrans, dont certains sont semi-opaques pour permettre l’ajout de réalité augmentée. Tous ces aspects techniques mis ensembles dans les mains d’artistes permettent de créer un espace scénique dynamique offrant de nouvelles formes d’expression.
Le seul spectateur qui a posé une question suite à la présentation est Jacques Plante, non pas le gardien de but mais l’architecte de salle de spectacle et aussi professeur à Laval:
“Est-ce qu’on peut se permettre de rêver non pas à une mise en scène mais carrément à une mise en salle, où les spectateurs feraient eux aussi partie de cet espace dynamique, effaçant la frontière entre eux et la scène?”
C’est beau de rêver, et pourquoi pas? Quand on a vu l’arrière-scène de spectacles à Vegas, on se dit que tout est possible. Justement lors de cette visite, on suppliait les professeurs du groupe de donner des formations d’arts technologiques. Robert Faguy, le responsable du projet du castelet, a justement lancé une invitation en ce sens aux doyens des différentes facultés présents. Québec est à son avis un terreau fertile pour ce genre de projet multi-diciplinaire et nous avons tout ce qu’il faut pour développer ce créneau. Il espère donc que son projet fera des petits.
La prochaine étape pour le castelet est la conclusion de l’aspect collaboratif pour la conception de spectacles à distance. Le LVSN travaille déjà à un système permettant à différents artistes répartis à travers le monde de collaborer à la conception de spectacles. On peut imaginer certains qui travaillent dans la version virtuelle du castelet pour contrôler le modèle réel à distance. À l’inverse, ceux qui y ont accès physiquement pourront déplacer des objets dans l’environnement, qui seront acquisitionnés par des caméras et reproduits dans l’environnement virtuel à l’autre bout.
Le lancement a eu une couverture médiatique intéressante, notamment dans la presse écrite:
14.11.2007
En juillet passé, j’aurais bien aimé passer quelques semaines de vacance sur l’île Devon au Nunavut, dans le grand nord canadien. “Pardon?!” Oui c’est pas des farces, pour voir les deux robots K-10 de la NASA se promener dans le cratère Haughton. Ce cratère météorique situé à 75 degrés de latitude nord a été choisi pour des essais de leurs robots en raison de sa ressemblance avec un environnement lunaire, et plus particulièrement le cratère Shackleton sur le pôle sud lunaire.
J’ai appris tout ça durant la présentation de Terry Fong, directeur du groupe de robotique intelligente à la NASA lors de son allocution à RoboDevelopment07 (voir mon article résumé de la conférence sur la robotique de service). Le cratère terrien mimique fidèlement son homologue lunaire tant du point de vue opérationnel (isolation, contrôle à distance, etc.) que du point de vue scientifique (échelle, structure, etc.). Le séjour au cratère visait à acquérir une expertise sur l’étude systématique d’un site avec deux robots et sur les opérations robotiques isolées.
Du 10 juillet au 3 août, Tit-noir et Tit-rouge (Black et Red, les deux robots K-10) ont dont sillonner l’endroit, l’un avec un LIDAR (fournit par la compagnie canadienne Optech), l’autre avec un radar pour pénétrer le sol et en connaître sa composition. Le tout était diffusé en direct sur Google Earth.
Les photos suivantes tirées de la présentation montrent les robots en action:
Celles-ci montrent des informations obtenues par les robots:
Ce n’est pas la première fois que cet endroit est visité pour simuler des opérations extra-planétaires. En 2000, la station Flashline avait été érigée par des bénévoles de la Mars Society pour simuler une base habitée sur la planète rouge.
13.11.2007
Regardez ce vidéo d’une éolienne on ne peu plus cheap: une lamelle qui vibre, déplaçant une aimant à l’intérieur d’une bobine pour générer du courant. Fascinant concept la résonnance!
Ci-dessous le vidéo du pont qui s’écroule dont il dit s’être inspiré. Si vous êtes passé au CÉGEP en sciences, vous l’avez probablement déjà vu mais bon, c’est un classique!
12.11.2007
Bon, désolé si vous avez tentez d’accéder au site durant la fin de semaine et ce matin, j’ai eu de la difficulté à mettre à jour Wordpress. Je voulais mettre à niveau pour pouvoir profiter de certains plugins. Merci à Tony et Fred d’avoir résolu le problème. Je peux recommencer à écrire, à demain!