Pourquoi tout s’accélère?

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La technologie avance de plus en plus vite. Est-ce une impression? “Ben oui, vous vous dites, dans le tempe de nos grands-parents, ils étaient aussi dépassés que nous le sommes aujourd’hui!” Faux, le contexte actuel est réellement particulier. En fait, je crois qu’on le regardera dans les livres d’histoire dans 200 ans comme une période charnière de l’humanité, probablement plus importante même que la révolution industrielle. Hier j’assistais à une conférence philosophique/technologique donnée par Denis Poussart, professeur émérite en génie électrique à l’Université Laval. J’avais déjà vu la même présentation il y a un moment, mais il y avait clairement matière à la revoir. Vous pouvez accéder à ses diapos sur la convergence et la complexité. C’est cette réflexion qui alimente celle que je vous présente aujourd’hui.

Alors, pourquoi le développement technologique s’accélère?

  • Des outils qui conçoivent des outils
    À une époque de son histoire, l’homme a commencé à accroître les capacités de son corps en utilisant des outils. Rappelez-vous la fameuse scène de la bataille pour le trou d’eau dans 2001, l’Odyssée de l’espace où l’homme triomphant lève son outil — un os — pour souligner la victoire… L’histoire s’est poursuivie, d’abord avec des pierres: silex, javelot, etc. Ensuite les outils en métal sont apparus et ont coïncidés avec les débuts de l’agriculture. Au Moyen-Âge, l’étape suivante a été d’utiliser des sources d’énergie, l’eau et le vent, pour la faire travailler à notre place. À la révolution industrielle, on a fabriqué des outils qui nous ont servis pour en fabriqué d’autres. Et vous me voyez venir, aujourd’hui, on a des outils qui en conçoivent d’autre. Par exemple, les chemins sur les circuits microélectroniques sont réalisés par un compilateur. On lui donne la liste d’états qu’on veut réaliser et il conçoit les routes nécessaires. Le robot que j’ai réalisé dans mes études, je ne l’ai pas conçu. J’ai fait un algorithme d’optimisation inspiré de l’évolution qui m’a indiqué quelle géométrie était la meilleure. Maintenant, on peut modéliser et simuler des objets avant de les fabriquer. Avez-vous idée du temps qu’on peut sauver en fonctionnant ainsi?! Et même quand on est rendu au stade de construire l’objet, on peut faire appel à des machines à prototypage rapide avant d’aller à l’usinage ou à la production.
  • L’accessibilité de l’information
    Il y a 200 ans, ce qui se passait à San Francisco prenaient des mois à se rendre jusqu’à Québec. Aujourd’hui, c’est en temps réel. Lisez Techcrunch et vous allez savoir à la minute près s’il se passe quelque chose digne de mention à Sillicon Valley, la Mecque technologique. Les distances et le temps n’existent plus pour les connaissances. Quand je suis assis à mon poste à l’université, je peux chercher toute la littérature scientifique à travers plusieurs bases de données, dont évidemment une par Google qui fonctionne très bien: Google Scholar. En cliquant sur les résultats de recherche, je vois si on a un accès via la bibliothèque, ce qui est habituellement le cas. Le site reconnaît que je viens de l’université et j’accède au “papier” qui m’intéresse instantanément. Et il n’y a rien d’unique là-dedans. L’étudiant en Inde, en Corée ou à Pittsburg peut faire la même chose. Imaginez d’abord comment les bonnes idées voyagent vite, ce qui créer un nivellement vers le haut. Et imaginez ensuite la compétitivité entre chercheurs qui est produite naturellement par cette situation.
  • Convergence des domaines
    Avant, les savoirs s’additionnaient. Aujourd’hui, ils se multiplient. Quand la vitesse des processeurs doublent, ce n’est pas que le monde de l’électronique qui en profite, ce sont tous les champs de connaissance: biologie, médecine, télécom, nommez-les! Et ça va dans les deux directions. La compréhension de la biologie peut donner lieu à des innovations dans d’autres domaines, par exemple la robotique. Les découvertes ont des impacts multiples et dans plusieurs directions. Le mur qui se dresse à l’horizon avec tout ça, selon Poussart, sera de gérer la complexité qui résulte de toutes ces interactions.

Les liens entre les humains, l’instantané et la virtualisation font en sorte que nous sommes en train de former une intelligence collective à l’échelle planétaire, la nooshpère. J’ai toujours été fasciné par les bancs de poissons qui se déplacent à l’unissons dans le courant. On dirait vraiment qu’ils ont une conscience collective. Toutes les connexions qui nous établissons nous mettent mettent de plus en plus en résonance. On commence clairement à en voir les effets, particulièrement sur le web.

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2 commentaires pour “Pourquoi tout s’accélère?”

  1. tanriverdi dit :

    vous ne repondez pas a ma question
    pour quoi la technologie avance de plus en plus ?

  2. LaBlogAtoire » Générer de l’art avec des mathématiques dit :

    [...] des images vectorielles assez pétées. Dans l’article que j’avais écrit “Pourquoi tout s’accélère?“, je parlais justement des programmes qui permettaient de générer des designs de machines [...]

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