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Thursday 8 November 2007Je suis en train de mettre wordpress à jour, désolé des désagréments.
Je suis en train de mettre wordpress à jour, désolé des désagréments.
Voir la première partie de cet article sur la robotique de service.

[Corobot, la plate-forme mobile de CoroWare]

Qui donnait la présentation — Lloyd Spencer, CEO
Ce qu’ils font — Ils ont développé Corobot, une plate-forme de robot mobile (image) qui est munie d’un ordinateur, de capteurs et en un option un manipulateur avec une pince. La robotique n’est pas leur pain et leur beurre. Jusqu’à maintenant, les clients qui achètent leur plate-forme sont surtout du domaine éducationnel. Pour payer les factures, ils font beaucoup de développement logiciel en sous-traitance pour Microsoft. Ils travaillent naturellement avec Microsoft Robotics Studio et ont même développé des extensions pour en augmenter ses capacités. Spencer est un vétéran de l’industrie informatique.
Ce qu’ils pensent — Le CEO nous a présenté des extraits d’un article paru dans le Harvard Business Review expliquant une méthodologie pour s’aider à faire des prédictions technologiques intitulé “Six Rules for Accurate Effective Forecasting“. Il n’est pas accessible au complet en ligne mais j’en ferai un résumé sous peu. La première étape est de définir un cône d’incertitude (cliquez sur l’image pour le voir). À partir des signes présents comme l’évolution du DARPA Grand Challenge, les ventes d’aspirateurs d’iRobot et de jouets, l’historique de recherche universitaire, le cône d’incertitude pour la robotique a été tracé pour la robotique. Spencer, comme l’auteur de l’article, voit s’étendre les possibilités de la robotique grand public à un éventail plus large d’applications dans les dix prochaines années. Lesquelles? Encore une fois ce n’est pas clair mais les premières prévision vont dans le sens de ce Microsoft propose, soit des systèmes simples à application unique et des systèmes mobiles d’information.


Qui donnait la présentation — Dan Kara, président
Ce qu’ils font — Robotics Trends est une organistion qui diffuse de l’information sur le marché de la robotique. Ce sont eux qui organisaient la conférence.
Ce qu’ils pensent — Leur point de vue donnait un bon état de la situation. Tout d’abord, il a rappelé à l’audience que plusieurs conditions sont ou seront rencontrées éminemment pour favoriser la croissance de la robotique de service:
Un point intéressant de la présentation, c’est qu’il parlait des secteurs qui ont déjà un certain air d’aller dans la robotique de service. Il les sépare en deux catégories.
Il y a déjà des domaines qui sont rentables comme les véhicules aériens autonomes, les robots médicaux, les robots aspirateurs et plusieurs jouets.

Qui donnait la présentation — Terry Fong, directeur de la robotique intelligente
Ce qu’ils font — Ont-il besoin de présentation? Beaucoup de robotique haut niveau pour des missions spatiales.
Ce qu’ils pensent — D’abord, ils s’orientent pour faire beaucoup de robotique dans les prochaines années pour retourner sur la Lune et sur Mars. L’image ci-dessous présente l’évolution de leur budget dans un futur rapproché.
À mesure que la station spatiale et que la navette disparaîtront de l’agenda, l’emphase sera transférée sur des missions d’exploration, comprenant une forte composante robotique, et les technologies humain-robot. La NASA est à la prochaine étape. Ils travaillent pour que le robot ne soit pas qu’un outil de plus pour l’humain mais bien un partenaire avec lequel on peut travailler. Ça donnerait lieu à des interactions du genre, “robot, prête moi le tournevis stp”, “robot, vérifie cette soudure stp” ou un robot qui dit à Jim “Jim, je ne sais pas quoi faire ici, viens m’aider stp”. C’est pourquoi ils ont mis sur le pied projet “Peer-to-peer Human-Robot Interaction“. Allez voir le vidéo sur le lien précédent pour une explication du projet. Les objectifs de la NASA pour l’utilisation de robots sont
EN RÉSUMÉ
Bien sûr, tous ces intervenants prêchent pour leurs paroisses (tout comme moi!) car ils travaillent tous dans la robotique. Leurs arguments font quand même du sens. Toute comparaison intégrale avec l’évolution de l’informatique ou de l’électronique ne peut être parfaitement exacte. Certes la robotique diffère de l’informatique et le contexte a changé. Cependant, à voir comment tous ces intervenant s’accordent pour affirmer que l’âge d’or des robots approche, je suis plus que jamais convaincu que ce sera le cas. Quand et comment? Personne n’a la réponse pour l’instant. Ce n’est pas encore évident de prédire l’application qui aura assez de valeur aux yeux du grand public comme Lotus ou WordPerfect l’a eu pour les ordinateurs.
Alors que plusieurs entreprises en robotique de service sont déjà profitables, on voit se former des pièce du casse-tête. Aujourd’hui, on peut prendre plusieurs blocs et les assembler pour construire un robot beaucoup plus facilement et pour beaucoup moins cher qu’il y a cinq ans. On sent que bientôt les robots seront assez accessibles pour qu’on les rencontre au quotidien. Deux grands thèmes de développement actuels débloqueront de nombreuses possibilité.
Ces thèmes s’alignent avec les propos que j’avais rapporté dans d’autre articles comme celui sur les défis actuels de la robotique et sur l’initiative européenne Robots SME.
On ne peut pas tout prédire, peu importe nos connaissances. La technologie nous garde certainement plusieurs surprises. Celui qui avait imaginé l’ordinateur HAL dans 2001 l’Odyssée de l’espace avait plutôt misé juste sur les capacités des ordinateurs futurs. Il n’avait cependant jamais vu venir les transistors… le puissant HAL fonctionnant aux cartes perforées. De la même manière, le jeu de rôle ShadowRun lancé fin 80 présentait des personnages capable de se connecter à la matrice, un genre d’Internet.. via un terminal: ils n’avaient pas vu venir le sans fil. Mon fils naîtra en avril. Je suis certain qu’à mon âge, il aura une toute autre perception de la robotique que celle que j’ai aujourd’hui.

[Couverture de Scientific American, janvier 2007]
Bill Gates écrivait dans l’édition de janvier 2007 de Scientific American qu’on arrivait à l’aube de l’ère des robots. Il compare avec enthousiasme et nostalgie l’état actuel de la robotique à celui de l’informatique dans les années 70, prévoyant donc une explosion d’applications commerciales. A-t-il raison? Est-ce que la robotique sera vraiment la prochaine grosse affaire?
C’est en tout cas le sentiment que j’avais à la sorti de RoboDevelopment la semaine dernière. Tout le monde présent se prépare à voir les robots envahir nos espaces. Quand et comment? Personne n’a la réponse exacte. Après avoir traversé une époque confinés en industrie et isolés des humains, les robots s’apprêtent à faire le passage dans nos maisons et nos PME pour nous aider et interagir avec nous. Voici ce que pensent différents conférenciers qui ont présenté.

Qui donnait la présentation — Tandy Trower, chef du projet Microsoft Robotics Group
Ce qu’ils font — Le géant du logiciel a lancé l’année dernière Microsoft Robotics Studio (MSRS). Cette plate-forme permet de programmer et simuler un robot. Microsoft saisissent bien l’importance de devenir le standard et rendent leur logiciel très accessible. Il est gratuit pour les particuliers et très abordables pour les entreprises. En robotique, Microsoft ne sont pas les plus gros: Seulement 11 des 76 000 employés de Microsoft étaient attitrés au développement de la première version de MSRS. Jusqu’à maintenant, 150 000 téléchargements du logiciel ont été effectués.
Ce qu’ils pensent — L’objectif de leur initiative est d’éviter d’avoir à recommencer à zéro à chaque fois que robot doit être programmé. Ils misent dont sur le fait que les fabricants de composantes matérielles et logicielles se rallient à leur plate-forme pour diffuser leurs produits. Par exemple, à la conférence, la compagnie Braintech présentait leur module de reconnaissance visuelle implémenté dans MSRS pour doter un robot Lego Mindstorm de cette capacité. Selon Microsoft, les applications de la robotique de service suivront la progression suivante:
En ce moment, on se trouve quelque part autour de l’étape 2. Un autre signe de leur intérêt, ils ont lancé un programme de bourses pour financer des projets étudiants visant des applications de collaboration humain-robot.

Qui donnait la présentation — Paolo Pirjanian, CEO
Ce qu’ils font — Evolution Robotics ne construisent pas de robots mais il font quant même de la robotique. Ils ont plusieurs solutions entre autre pour la reconnaissance visuelle, la navigation et aussi un système d’opération robotique. C’est en autre leur solution qui était intégrée au chien Aibo pour qu’il reconnaisse son maître grâce à sa caméra. Récemment, il ont pris une entente avec le fabricant de jouet WowWee pour sortir trois nouveaux robots en 2009 dotés de systèmes de navigation.
Ce qu’ils pensent — À l’image de l’entreprise, ils affirment qu’on approche plus de l’ère de la robotique que de celle des robots. Ils ne comparent pas la robotique à l’informatique des années 70, mais plutôt à l’électronique grand public suggérant qu’on verra plus d’appareils dédiés à une fonction particulière que de plate-formes robotiques générales. Leur avis est que pour réaliser des produits de faible coût, on ne peut utiliser une plate-forme générale. L’électronique doit être minimisés et optimisée. Ils estiment que la robotique fera donc son passage vers le grand public à coup d’applications ou de fonctionnalités précises. Ils donnent l’exemple de la voiture Lexus qui peut se stationner en parallèle ou encore des jouets qui utilisent leur technologie. Ce ne sont pas clairement des robots, mais ils utilisent des aspects de la robotique.

Qui donnait la présentation — Matt Trossen, CEO
Ce qu’ils font — Ils sont le plus important magasin en ligne de robots hobby. Ils vendent des kits de robots, des robots jouets et domestiques, ainsi que plusieurs pièces de robots.
Ce qu’il pensent — Sa vision de l’évolution de la robotique est la suivante:
Trossen affirme que la robotique doit voir émerger des standards, autant pour décrire un robot que pour le contrôler et faire communiquer ses différentes composantes. C’est seulement de cette façon qu’on pourra bâtir sur le travail des autres et accélérer le développement, il croit à la modularité. Il donne en exemple l’informatique d’aujourd’hui: on peut mettre n’importe quelle carte dans un ordinateur et elle fonctionne, on peut brancher plusieurs appareils différent via USB, etc. En informatique, le hardware est assez séparé du software pour que la majorité des programmeurs n’aient plus à s’en soucier. Trossen dit qu’on doit faire la même chose avec la robotique, c’est-à-dire l’amener au point où les programmeurs peuvent s’en emparer et développer une myriade d’applications. Les programmeurs sont le plus grand bassin de talents techniques de notre époque.
Prochaine partie de cet article sur la robotique de service: les points de vue de CoroWare, de RoboticsTrend et de la NASA, avec les grandes tendances qui se dessinent.

[Le véhicule gagnat de Carnegie-Mellon, photo: DARPA]
Le DARPA Urban Challenge se tenait en fin de semaine. Des véhicules autonomes devaient parcourir un environnement urbain où d’autres véhicules circulaient. Le véhicule gagnant à l’arrivée est montré sur la photo. Il s’agit de Boss, un Tahoe hacké par des étudiants et des professionnels en robotique de Carnegie-Mellon. Le résultat n’est pas si surprenant. Déjà en 1995, NAVLAB 5, un minivan aussi issue de cet université, complétait le voyage “No Hands Across America“. Le volant était controlé automatiquement, alors qu’un conducteur humain s’occupait des pédales pour aller de Pittsburg à San Diego.
La deuxième place est allée à l’équipe de Stanford, gagnante du DARPA Grand Challenge précédent. La troisième place revient à Virginia Tech.
Le globe montrant les hits en temps réel sur ce blogue est une gracieuseté de Poly9 HitsGlobe. Je l’ai enlevé car ça ralentissait la page.