Salut, je vous donne rendez-vous le 14 janvier 2008 pour la suite du LaBlogatoire. Je dois d’ici là manger de la dinde, jouer dehors et terminer la rédaction de ma thèse, au travers d’une fin d’année qui s’annonce chaotique… Mon souhait pour la prochaine année: Que l’espoir remplace la peur comme moteur du monde.
Archive pour décembre 2007
Rendez-vous en 2008
19.12.2007
Plus de robots que de Néo-Zélandais
16.12.2007

Selon le magazine IEEE Spectrum de décembre 2007, qui cite la Fédération Internationale de Robotique, il devrait y avoir 1,17 millions de robots industriels en opération dans le monde en 2010. Si on ajoute le nombre de robots tondeuses et aspirateurs, on atteignera une population approximative de plus de 4 millions de robots. À cette date, il y aura donc plus de robots que de Kiwis (Les Néo-Zélandais ont franchi le cap de 4 millions en 2003). Cependant, selon les statistiques officielles, les robots sont loin de devancer les moutons dans ce pays, où on en comptait 12/habitant en 1999.
Le robot magique
14.12.2007
Pas étonnant que les gens soient souvent déçus de la robotique, avec tous les robots qu’on a pu voir au cinéma et dans les jeux vidéos. D’ailleurs regardez ce qu’on se faisait promettre déjà les années 70: un robot magique qui donne toujours la bonne réponse! J’aime bien le signe rock and roll de la main du petit bouclé blond…

[via Pasta&Vinegar]
Soyons de bons mutants
12.12.2007

La semaine dernière, j’ai été un peu surpris de constater l’importance du design dans la crédibilité d’un site web. Ce n’est pas que je dénigre cet aspect, au contraire j’ai même failli me diriger dans cette direction. Simplement, je le sous-estimais peut-être. Plus tard dans la semaine j’ai reçu la newsletter de TED intitulé “Why Design”. J’ai suivi le lien espérant élucider le mystère de l’importance du design. Je n’ai pas été déçu par les explications du designer français Philippe Starck, que je vous invite à visionner.
Starck ne fait pas du beau pour du beau. Il veut que son design fasse partie de la “big picture”, l’histoire de l’humanité dont chaque génération écrit un nouveau chapitre. Il se demande qui utilisera ses objets, de quelle société il vient, quelle civilisation a vu émergé cette société et finalement, quel animal est à la base de cette civilisation. Starck voit l’humain actuel comme un super-singe, un mutant qui fait partie de l’évolution de la vie sur Terre qui a débuté il y a 4,5 milliards d’années. Il nous rappelle que cette histoire n’est pas éternelle, que le Soleil se transformera en géante rouge dans 5 milliards d’années pour engloutir la Terre.
On est donc au milieu de l’histoire et c’est à nous de l’écrire. C’est pour ça qu’il faut être de bons mutants. Il faut avoir l’humilité de ne pas regarder notre génération comme la génération ultime mais simplement une mutation de plus qui mènera à des milliers d’autres. Il faut aussi regarder assez loin quand on avance. J’ai illustré en haut une explication de son vidéo. Si on marche en se regardant les pieds, on risque d’avoir de mauvaises surprises. In faut regarder au dessus de l’horizon pour que, lorsqu’on passera le flambeau à nos enfants mutants, l’histoire se dirige dans la bonne direction. Les plus grands esprits regardent très haut et très loin. Ce sont leurs œuvres qui servent de fondements à la connaissance, l’art ou la technologie pour des siècles entiers. Quand on regarde directement au dessus de nous, on est dans une singularité: Dieu, la réponse quand il n’y a pas de réponse. À ce moment non plus on ne voit pas où on s’en va, tout comme lorsqu’on ne regarde qu’en arrière.
Starck nous rappèle que nous ne sommes qu’une étape dans l’évolution de la vie. Il regarde fondamentalement quelle bébitte nous sommes. Mais on peut se rendre à un niveau encore plus fondamental. Avant la vie, il y a les composantes de la vie, les atomes et les particules élémentaires qui nous composent. Toutes ces particules ont elles aussi une histoire. Pour produire tous les atomes de notre corps, l’univers à eu besoin d’espaces immensément grands et de niveaux d’énergie astronomiques, littéralement. Ces blocs qui nous composent ont tous vu le jour au centre des étoiles. Les nuages d’hydrogène des premiers temps se sont écroulés sous leur propre poids, donnant naissance aux étoiles. Les conditions extrêmes dans ces boules de feu ont successivement transformer l’hydrogène en atomes plus complexes qui ont rendu la vie possible. Nous sommes des poussières d’étoiles, nous portons l’immensité de l’univers en nous. Comment pouvons-nous traduire cette condition dans nos créations?
[Photo modifiée de MattCarman sur Flickr]
Paris Hilton est un analgésique
11.12.2007

Une équipe de l’Université McGill supervisée par Jeffrey Mogil a découvert que les souris mâles en présence d’un carton grandeur nature à l’image de Paris Hilton avaient moins mal! Bon dit comme ça c’est un peu tordu. Voici la vrai version. Les chercheurs, qui étudient la douleur, se sont rendus compte que les souris lèchaient moins leur plaie d’une injection douloureuse en leur présence, indiquant qu’ils avaient moins mal. Ils ont voulu savoir quelle était la cause plus précisément: voir, entendre ou sentir un humain à proximité? Ils ont dont décidé d’installer une silhouette d’humain. Ça s’est adonné que la façon la plus facile était d’en commander une de célébrité. C’est de cette façon que Paris a fait son entrée dans le lab. À la vue de la fausse Paris, l’effet analgésique s’est fait sentir. Les checheurs assument en fait que c’est la vue d’un potentiel prédateur qui est en cause. Cependant, l’effet ne s’est fait sentir que chez les mâles. Les souris femelles sont restées indifférentes à Mlle Hilton… bande de jalouses.
Via le fil de nouvelles de McGill, la Gazette et Science.
Les leçons du sport
9.12.2007
En plus d’être vital pour ma santé mentale et physique, le sport est l’une de mes meilleures écoles. Il me permet de développer certaines aptitudes et états d’esprits qui me servent dans la vie comme en affaires. Certains intellectuels bornés dénigrent l’activité physique. J’ai déjà eu une collègue dans un cours qui trouvait ridicule l’hommage qu’on rendait à Maurice Richard après sa mort, disant qu’il n’était après tout “qu’un sportif”. De mon point de vue, c’était plutôt son insensibilité de ce que représente le sport pour les individus et les peuples entiers qui était aberrant. Le sport symbolise bien des traits de la nature humaine. Chacune des activités que j’ai eu la chance de pratiquer m’a apporté un enseignement de valeur.

Vélo de descente — Tu y vas ou tu n’y vas pas.
Devant une paroi de roche ou une section technique pleine de racine en vélo de descente, il n’y a pas de demi-mesure. Il n’y a rien de pire que d’y aller à moitié et de subir le terrain. Si on décide d’y aller, il faut y aller à fond pour avoir la vitesse et l’équilibre nécessaire pour passer la section. En voulant être trop prudent, on finit par se mettre dans des situations plus dangereuses.
Sports d’endurances — Le calcul vaut le travail.
Tu peux être enragé et vouloir tout détruire. Mais si tu amorces un marathon de cette façon, tu es certain de frapper un mur à un certain moment. Il faut mettre beaucoup d’énergie pour avancer, mais il faut aussi bien diriger notre énergie avec de la technique. Avec de bonnes méthodes, on peut faire plus avec moins. Les sports d’endurances nous enseignent aussi à être persévérants et dépasser ce qu’on croit être nos limites.
Sports d’équipes — L’importance des leaders.
Parlez-en à Guy Carbonneau… Les humains sont des bêtes sociales. La majorité suivra toujours les leaders. Si ceux-ci exercent un leadership positif, il y a de bonnes chances que toute l’équipe suive et donne le meilleure d’elle-même. Dans le cas opposé, l’attitude générale basculera de l’autre côté. Dans un cas comme de l’autre, le cycle s’entretiendra: la victoire entraînera la victoire, et la défaite… la défaite.
Surf — Timing.
On entend parfois parler de gens ou d’entreprises qui “surfent des vagues”. L’expression est assez à propos. Pour surfer une vague, il faut se positionner pour être à la bonne place au bon moment. Il faut d’abord se rendre à la mer quand les bonnes conditions se rencontrent. Ensuite, une fois dans l’eau, il faut savoir lire le contexte et aller à l’endroit où quelques coups suffiront à vous faire lever. Si vous êtes au mauvais endroit au mauvais moment, vous pourrez forcer tant que vous voulez, il n’y a pas grand chose qui vont se passer. Le timing est tellement important dans la vie… c’est pourquoi il faut être opportuniste. Il n’y a pas un sport comme le surf pour vous rappeler comment les bons moments passent vite et doivent être saisis à pleins bras.
Ce sont des exemples particuliers, mais je pense que tous les sports enseignent certaines leçons communes. D’abord pour bien performer, il faut se concentrer sur ce qu’on fait dans le moment sans même y penser, être dans notre zone. Et la plus importante de toutes pour la jeunesse: pour atteindre les plus hauts niveaux, le talent seul ne suffit jamais, il faut travailler fort.
Les jeunes sont meilleurs que les vieux?
4.12.2007
Quand j’étais au secondaire, j’avais l’impression que la vie s’arrêtait à 20 ans. Dans mon esprit, tout cessait d’évoluer à partir de ce moment: nos performances sportives, nos vies sociales, nos passions, etc. Je ne sais pas trop pourquoi je pensais comme ça. En vieillissant, je me rend compte que chaque nouvelle étape de la vie nous apporte quelque chose d’inattendu et de merveilleux. On approfondit nos passions pour en faire une expertise, un gagne-pain. Oui, on est moins casse-cou dans les sports, mais notre cardio et la compréhension de notre corps continue de s’améliorer. Bref, on continue d’avancer.
Mais je me rend aussi compte que mon impression qu’on perdait quelque chose en vieillissant était fondée. L’évolution des sociétés me fait halluciner. Nos parents et nos ancêtres ont travaillé comme des forcenés pour nous offrir une meilleure situation que la leur. On ne pourrait pas continuer de bâtir comme eux, rajouter un petit incrément tranquillement? Non, quand on est jeune, on s’efforce de tout détruire pour tout reconstruire. C’est surtout apparent dans la culture. Chaque génération rejette l’œuvre, les modes de la précédente.
Dans l’évolution animale, des mutations surviennent dans les gênes pour s’assurer qu’on ne demeure pas pris dans un optimum local. Dans l’évolution des sociétés, la mutation, c’est la jeunesse. C’est elle qui, à chaque génération, doit essayer de nouvelles choses pour voir les résultats. En bout de ligne, on finit par comprendre bien des choses que nos parents nous auront dites. Mais il restera quelques nouveautés qui feront avancer la société à cette époque… et que les prochaines jeunesses sauront remettre en question bien assez tôt.
Qu’est-ce que la jeunesse a de plus que la sagesse? Énergie et sensibilité. Qu’est-ce qui arrive à un système physique contenant beaucoup d’énergie et qui est très sensible? C’est instable, ça pète de partout! Mais si vous êtes capable de canaliser cette énergie, vous avez un système très performant. En vieillissant donc, notre intellect devient un système moins performant, mais plus robuste. Pas étonnant que la jeunesse soit capable des plus grandes choses et qu’en vieillissant, on ne soit plus capable de répéter nos exploits antérieurs. Prenons trois sphères de la société: art, science et économie.
- Musique
Il n’y a rien de plus triste qu’un groupe culte de votre jeunesse qui vous déçoit avec son nouvel album, terne et blasé. L’art vient des tripes. Souvent, des créateurs s’inspireront de situations qui les touchent intensément. Les premiers succès artistiques vont souvent les sortir de ces situations, étouffant leur inspiration. Dans leur cas plus que n’importe qui d’autre, ce qui les nourrit les détruit. - Recherche
Vous vous dites que la recherche scientifique, qui demande une rigueur intellectuelle, est mieux effectuée par des gens d’expérience? Détrompez-vous. La recherche est une activité beaucoup plus créative qu’on ne pourrait le penser. Vous êtes sans cesse confronté à des problèmes que vous devez régler en utilisant un savoir, certes, mais aussi une intuition et votre imagination. La plupart des chercheurs vont faire leurs découvertes les plus marquantes au début de leur carrière. L’exemple le plus éloquent est peut-être celui d’Einstein, qui a connu son année de miracle dans la vingtaine. Par la suite il a eu la reconnaissance, mais ses principales contributions étaient faites. En vieillissant, souvent le rôle du chercheur va changer, il supervise plus qu’il ne créer. Les découvertes effectuées en début de vie de chercheur seront des étiquettes qui resteront par la suite pour l’identifier au sein de la communauté scientifique. - Entrepreneuriat
C’est un fait, les entrepreneurs en série réussissent rarement aussi bien que lors de leur premier projet. On en a quelques exemples au Québec. Plusieurs entrepreneurs de la première vague d’Internet n’ont pas été capables de répéter leur exploit de la première fois, celui qui les a rendu riche. Certains perdent leurs fortunes dans de nouveaux startups qui ne lèvent finalement pas. Ils utilisent leur savoir et leur crédibilité pour faire le passage douillet dans des grosses corporations. La raison principale à mon avis est que dans le premier vrai projet qui nous tient à cœur, un feu intérieur nous brûle, on y met toute notre énergie. Les fois suivantes, on est moins affamé, et ça fait toute la différence.
Vous êtes jeune? Dites-vous que ce que vous faites aujourd’hui sera peut-être la meilleure chose que vous allez être capable de faire dans votre vie…
[Photo: ATBaker sur Flickr]
8 façons d’avoir un site web crédible
2.12.2007
Qu’est-ce qui donne de la crédibilité à un site web? Les gens du Persuasive Technology Lab de l’Université Stanford se posent la question depuis un moment. Ce lab étudie comment on peut construire la technologie pour influencer les croyances et les actions des gens. Ils offrent entre autre un cours sur les applications Facebook.
Dans une présentation accessible en ligne, ils présentent 10 points pour augmenter la crédibilité du site, que je rassemble ici en huit. La crédibilité selon eux apparaît quant on perçoit la fiabilité (véridique, honnête, non biaisé, bon) et l’expertise (intelligent, expérimenté, puissant, avisé).
- Designez votre site pour qu’il ait l’air professionnel.
Les gens évaluent rapidement un site en se basant sur ce qu’ils voient. Il faut que le design colle à la fonction du site. Il faut faire attention à l’oganisation, la typographie, les images, etc. - Permettez de vérifier facilement les informations disponibles sur votre site.
Mettez les références et les liens vers les contenus sources. Même si les gens ne suivent pas les liens, vous prouvez votre transparence. - Montrez qu’il y a une vraie organisation derrière votre site.
Un site web peut être programmé dans un sous-sol. Si on a plus qu’on sous-sol (adresse, photo du bureau, numéro de téléphone), ça vaut la peine de le montrer. Faites que ce soit facile de vous contacter: téléphone, email, adresse postale. Montrez aussi qu’il y a des gens derrière le site. Présentez des photos, des biographies ou des liens vers les blogs d’employés pour montrer le côté humain de l’entreprise. - Mettez en valeur l’expertise dans votre organisation et dans les services que vous offrez.
Vous avez des experts dans votre équipe? Montrez-leur le visage! Si vous êtes affiliés à d’autres organisations crédibles (clients, partenaires), informez-en les visiteurs. À l’inverse, évitez de montrer des affiliations avec des organisations douteuses. - Rendez votre site facile et pratique à utiliser.
Mettez les gens de votre côté en leur rendant service. - Mettez-à-jour le contenu de votre site régulièrement.
C’est particulièrement vrai pour un blog. - Affichez des pubs avec retenue.
Mal utilisée, une pub peut être irritante. Il faut aussi indiquer clairement le contenu commandité. - Évitez les erreurs.
Chaque erreur est une encoche à votre crédibilité. Faites attention aux erreurs d’orthographe et aux liens brisés.
Selon la nature de votre site, certains critères sont plus importants. Dans la présentation, on montre avec l’importance relative des critères selon une de leurs études. Vous pouvez le voir dans l’image ci-dessous. Notez à quel point le design (les deux premiers items) est important.





