Archive pour January 2008

La guitare “robot” Gibson

Thursday 31 January 2008

Une autre belle application de système intelligent: la guitare qui s’accorde par elle même, selon le type de son que vous désirez. Prochaine étape, le robot guitariste? Il semblerait que c’es déjà fait… du moins pour Guitar Hero:

OK, d’accord, il pourrait faire mieux… surtout quand tu le regarde après avoir vu Ben, 9 ans:

[Robot Gibson via forums.trossenrobotics.com]

Miser sur le bon cheval technologique

Wednesday 30 January 2008

sleeping horse

N’importe quelle organisation est confrontée à des choix de technologies. Une fois qu’on a choisi sa monture, il y a certains aspects qu’on ne contrôle plus. Certaines technologies sont bien vivantes et continuent de se développer: elles courent dans la bonne direction. L’autre s’en va paître dans le coins du champs et vous êtes là à essayer de la fouetter pour qu’elle se bouge un peu. Ces technologies sont parfois plus grosses que vous, surtout si vous êtes une PME. Vous êtes alors un pou accroché sur un cheval. Si celui-ci va dans la bonne direction, il vous fait faire du chemin. Sinon, le pou que vous êtes devra un jour change de cheval. Plus on est rendu loins dans l’implémentation d’une technologie, plus la changer a des implications profondes et coûteuses. Souvent, on se demande “est-ce que ça vaut la peine de changer?”. Les technologies nous font prendre des chemin en étoile, plus on avance, plus on s’éloigne des autres chemin. Des dilemmes important surviennent alors.

C’est ce qui se passe actuellement à l’Université Laval, que je fréquente. Il y a un gros débat en ce moment sur le renouvellement de services technologiques offerts aux étudiants. Tel que présenté par mon collègue du labo de robotique Nicolas Lauzier dans sa lettre dans l’impact Campus, l’université a choisi le mauvais cheval (Oracle) au détriment d’un cheval qui demande beaucoup moins de foin et qui court aussi vite (Logiciel libre). Aujourd’hui, ils doivent faire une mise-à-jour des systèmes et ils ne veulent pas changer de plate-forme: ils sont rendu trop loin sur leur chemin, ils ont développé une expertise avec les systèmes en places, etc. Je n’entrerai pas dans la politique de ce sujet, il y en a déjà assez qui le font. L’avis présenté par Nicolas est exactement le mien de toute façon.

Cette histoire m’a amené à me poser la question “Comment miser sur le bon cheval technologique?” La question a plusieurs volets:

  • Qui développe?
    Est-ce que c’est une compagnie solide avec une certaine vision? Est-ce que votre secteur est important pour eux ou ils travaillent dans d’autres directions? Si c’est un logiciel libre, est-ce qu’il est supporté par une communauté dynamique de développeurs? Dans tous les cas, est-ce que les ressources d’aide est disponible
  • Compatible à d’autres standards de votre industrie?
    Aujourd’hui, les systèmes doivent s’intégrer les uns et les autres. Si votre technologie n’est compatible qu’avec elle-même, vous vous dirigez probablement dans un cul-de-sac.
  • Flexible à vos besoins?
    Votre projet est unique. Est-ce que la technologie peut s’y adapter et évoluer avec lui? Si vous avez les bonnes personnes, les logiciels libres sont souvent avantageux de ce point de vue.
  • Base de clients?
    Qui utilise la plate-forme? Sont-ils des entreprises en croissance qui pousseront le développement en avant?
  • Main-d’œuvre disponible?
    C’est bien beau une technologie, mais aurez-vous des gens capable de s’en servir? Est-ce qu’il y en a dans la région provenant des différentes institutions d’enseignements ou de grosses entreprises?
  • Coûts?
    Il faut voir les différents coûts: l’achat de licence, le coût de développement, le temps de développement qui dicte le timing de vos lancements de produit, les coûts dans 1, 3, 5 ans, etc.

En robotique comme en web, l’impact de la plate-forme choisie peut avoir des conséquences importantes, pouvant impacter jusqu’à la viabilité même de votre projet.

[Photo: Homies in Heaven sur Flickr]

J’prend mon robot pour tirer ma vache

Thursday 24 January 2008

robot traite vache

Quand je vous parlais que les robots sont entrer d’intégrer différentes sphères de plus en plus près de nous… Cliquer sur l’image pour voir une vache se faire traire automatiquement d’un bout à l’autre par un robot de la compagnie deLaval. Le fermier doit adorer son robot! Belle application d’automatisation d’une tâche redondante mais qui demande quand même une certaine flexibilité au robot. Une vache, ce n’est quand même pas une pièce de voiture sur une chaine de montage!

Faire et perdre de l’argent

Wednesday 23 January 2008

market_melt.jpg

Tous ceux qui ont eu une entreprise savent à quel point ça peut être difficile d’assurer sa croissance et de faire de l’argent. Il faut aligner les bonnes personnes, le bon savoir, la bonne attitude, le bon timing, mettre une grande quantité d’énergie, avoir de la chance… Et quand on a enfin quelque chose qui fonctionne, ça se met à gonfler et on en perd le souffle. Plus les entreprises grossissent, plus elles deviennent inefficaces. Par inneficace, j’entend ce qu’on a en bout de ligne pour 1$ dépensé. La direction perd le contact avec les employés, le milieu social, le produit, etc. Elles croulent alors sous leur propre poids: des réunions, de la paperasse, de la politique, bref plein de friction qui dissipe de l’énergie. Comme la navette spatiale, elle continue d’avancer malgré son innéficacité, mobilisant des quantités incroyables d’énergie. Je sais que c’est comme ça mais qu’est-ce que vous voulez; le gaspillage, ça me fait mal au coeur. Je tiens ça de ma mère. Un des grands principes qui me reste dans mes étude en physique est qu’à chaque transfert d’énergie, il y en a une fraction qui se perd.

C’est entre autre pour ça que la bourse me laisse septique. L’investisseur prend son argent, la met dans les mains d’un courtier, qui achète des actions en se prenant une cote au passage. Puis les dirigeants de l’entreprise gèrent cet argent, qui n’est pas la leur. Avez-vous déjà joué au poker avec de la vrai argent? Avez-vous remarqué une différence avec une partie sans argent réel? Ça a beau être 5$ au total, ça fait toute la différence. Les gens ne sont pas concernés par l’argent qu’ils gèrent autant que si c’était la leur. C’est une autre raison pourquoi je ne crois pas en ce système de financement public des entreprises. À voir les crises périodiques, il n’y a rien pour me convaincre.

D’ailleurs, vous avez des placements boursiers et que vous voulez vous étourdir? Allez-voir les cotes en 3D de Poly9, fraîchement mises en ligne à l’occasion de la “crise” actuelle.

Trouver l’erreur

Monday 21 January 2008

new_scientist_mind_game.gif

Cette image est tirée du dernier numéro de New Scientist. Il faut trouver quelle image se trouve dans les deux rectangles. Il est supposé n’y en avoir qu’une selon le magazine, mais j’en vois deux. Lesquelles?

Pourquoi personne ne doit vous impressionner?

Sunday 20 January 2008

dog face-off

 

Quand on commence dans un domaine, on rencontre pleins de gens qui nous impressionnent. C’est aussi vrai dans le monde des affaires que dans le monde de la recherche. Ce sont des personnes bien en vue, souvent avec une réputation qui les précède. S ‘ils ont réussis dans des champs aussi compétitifs, ce ne sont pas des idiots. Ils sont donc pleinement conscients de leur succès. Certains en abusent, d’autres en usent avec humilité. En tant que recrue, on peut perdre nos moyens face à de telles statures. C’est normal que c’est gens nous impressionnent, on les respecte. Cependant, il ne faut pas perdre confiance quand on a à interagir avec eux. Voici donc pourquoi, à mon avis, personne ne doit vous impressionner:

 

 

  • Parce que tout le monde est humain.
    Tout le monde est humain. Cliché, mais bien vrai. Certaines personnes ont de grands talents, de grandes connaissances, beaucoup d’argent, etc. Fondamentalement, ils sont humains. Ils ont eu une mère, un père, des qualités et des défauts. Le temps avance pour eux comme pour vous et ils finiront au cimetière comme vous. Votre vie, vos expériences d’humains et vos idées sont aussi valables que les leurs, même s’ils passent à la télévision ou roulent en Ferrari.
  • Parce que tout le monde commence à quelque part.
    Même la muraille de Chine a eu une première pierre. Einstein a appris à faire des additions, Mozart à lire la musique, Mario Lemieux à patiner de reculons. Péladeau, Desmarais, Bill Gates, tous ont gagné leur premier dollar à un certain moment. Il n’y a rien de gênant d’avoir moins d’expérience ou moins d’argent. Tout le monde doit commencer à quelque part.
  • Parce que les temps changent.
    Le timing est si important dans la vie. Pour parcourir tant de chemin, les gens en vue aujourd’hui ont souvent saisi un vague il y a un moment et seraient incapable de recommencer leurs exploits dans le contexte actuel. C’est vous, qui êtes de la nouvelle génération, qui comprenez les mutations actuellement en cours dans votre domaine d’expertise. Vous sentez ce qui est en train d’émerger pour devenir important. Cet avantage, vous l’avez sur eux. Si vous êtes attentifs à ce qui se passe autour de vous, travaillez fort et intelligemment, il y a de bonnes chances que vous vous fassiez transporter à quelque part où seul vous pouvez vous rendre.
  • Pour avoir leur respect.
    Je ne dis pas dans cet article de dénigrer ceux qui ont réussi. Je dis plutôt qu’il faut demeurer confiant en nos moyens même s’ils nous impressionnent. Si vous agissez de la sorte, vous avez d’ailleurs plus de chance de gagner leur respect. Et comme ils sont bien positionnés dans leur sphère, ça ne peur que jouer à votre avantage.
  • Parce qu’au fond, tout le monde devrait nous impressionner!
    Ma blonde est enceinte en ce moment, ce qui me porte à me renseigner sur le développement d’un nouvel humain. Je regarde ça de mon point de vue de roboticien, de quelqu’un qui essaie de fabriquer des machines intelligentes. et j’hallucine. Le fait qu’on existe, qu’on puisse interagir, apprendre et grandir, ça c’est réellement impressionnant. Chaque personne est un miracle de l’organisation de la matière, chaque personne a une expérience de vie unique qu’on se doit de respecter.

 

[Photo: Milton CJ sur Flickr]

Vente de MDA, la suite

Thursday 17 January 2008

Je mentionnais la semaine dernière la vente de MDA, fabricant du bras canadien et des RADARSAT, à une compagnie d’armement américaine. Voici un nouvel article sur Radio-Canada BC. Le gouvernement et Marc Garneau s’en mêlent. Des employés ont même commencer à quitter, n’acceptant pas de travailler pour une entreprise qui fait des missiles nucléaires et des mines. Franchement content que les gens concernés réagissent!!!

Controverse à propos du Québec sur Wikipedia

Thursday 17 January 2008

quebec wikipedia

En mettant à jour ma page à propos, je suis tombé sur la page Wikipedia à propos de la province de Québec, mon chez-moi. Non seulement la page décrit la province, mais elle est aussi très représentative: Cet article provoque une controverse de neutralité. Ça me fait bien sourire. C’est la première fois que je voyais cette notice sur Wikipedia! Évidemment, c’est la seule province canadienne qui suscite tant de débat.

Un cerveau de singe fait marcher un robot

Thursday 17 January 2008

On annonçait hier que les signaux cérébraux d’un singe aux États-Unis avait pu contrôler la locomotion d’un robot au Japon. Le reportage ci-haut montre les explications du chercheur de l’Université Duke ayant dirigé le projet. J’aurais bien aimé voir le singe dans le vidéo…

C’est un résultat qui peut être encourageant pour ceux qui souffrent de paralysie mais qui ont encore toutes leurs capacités intellectuelles, comme M. Bauby dont l’histoire est racontée dans l’excellent film Le scaphandre et le papillon.

Une souffleuse à neige robotique

Wednesday 16 January 2008

souffleuse à neige robotique

Dans le processus d’idéation d’une future compagnie de robotique à Québec, on se demandait comment on pouvait utiliser nos spécificités pour développer un créneau. Un idée qui est rapidement venue est une souffleuse à neige robotique. On ne l’a pas considéré sérieusement, voyant le problème trop complexe pour ce que ça apporterait. La compagnie japonaise Yuki-taro en a jugé autrement et a développé sa souffleuse à neige robotique (photo et vidéo ci-haut). En fait, le robot ne projète pas la neige mais en fait des cubes de glace, ce qui élimine bien des problèmes. Selon le reportage, ils visent à baisser le prix à 8000$ d’ici 5 ans. J’ai bien hâte de voir comment il se comportera des journées comme celle de la dernière tempête qu’on a reçu cette année, ça aurait fait une bonne pile de blocs…

auto tempête de neige

Une idée plus simple de robot typique au nord serait d’automatiser une zamboni.

[via Artificial Intelligence & Robotics]