Archive pour May 2008

Pommier 3D

Thursday 29 May 2008

Regardez ce vidéo de la cueilleuse de pomme 3D numérisée avec la HandyScan, de le compagnie lévisienne en pleine croissance Creaform. Il est issu du concours de numérisation lancé l’an dernier par la compagnie auprès de ses utilisateurs et de ses employés. Quelle beau travail, et quelle bonne idée pour promouvoir leur produit! Un ami qui travaille pour eux m’avait parlé de la réalisation. Pour la petite histoire, je viens d’apprendre que le pommier en question est un de ceux du verger Allen-Demers, soit chez un collègue du labo de robotique. La technologie derrière le capteur a été développée au LVSN de l’université Laval par Patrick Hébert et ses étudiants.

Développer (pas démarrer) une entreprise

Wednesday 28 May 2008

arbre

Voici le dernier de mes articles sur ma journée passée à MeshU la semaine dernière. Elle résume cette fois les propos de Ryan Carson, entrepreneur web, qui nous présentait ses conseils pour développer une startup. Il ne parlait pas de démarrage, mais vraiment des premières années, comment faire pour vire et croître.

Votre vision

  • Quelle est votre but en tant qu’entreprise? Définissez-le clairement et en une phrase simple et concise.
  • Pratiquez le test de la chaise berçante régulièrement: Allez-vous être fier de ce que vous faites aujourd’hui le jour où vous aller être sur ta chaise berçante? Qu’est-ce que vous voulez laisser en héritage? Et je ne parle pas nécessairement de l’argent, mais plutôt de l’impact et de l’inspiration pour les jeunes qui montent, incluant vos enfants.
  • Qu’est-ce que vous voulez? Dans 5 ans, où voudriez-vous être? La vision donne le contexte, justifie ce qu’on fait au jour le jour.

L’attitude avec les clients

  • Traiter les consommateurs comme des amis, pas comme des consommateurs. Le ton de la conversation doit être amical, sans devenir trop familier. Être professionnel n’est pas mutuellement exclusif avec être ami.
  • Faites de l’intégrité votre fondation. Les gens son tannés de la bullshit, plus personne n’embarque là-dedans. Il faut montrer qu’on écoute leur préoccupation. Bref, après des années de marketing du spectaculaire, on retourne au jeu de base: la relation.
  • Soyez une vraie personne, publiez votre numéro de téléphone, votre email, votre adresse. C’est d’autant plus vrai si vous avez un modèle sur le web.
  • Impliquez-vous dans la conversation. Surveillez ce que les clients disent de vous dans les communautés pertinentes à votre domaine. Surveillez ce qui se dit sur votre compagnie en ligne, participez aux échanges.

L’importance de l’équipe

Ceci rejoint mes propos d’hier sur la gestion d’équipe de créatifs et sur le secret des bons startups canadiens.

  • Encouragez les gens à être créatifs. Il n’y a rien de mieux pour la motivation.
  • La culture d’entreprise se vit, se construit. Ce n’est pas un statement que l’on fait.
  • Traitez votre équipe comme une famille.
  • Traitez votre équipe comme des adultes. Ils agiront comme des adultes. Faire confiance en leurs moyens.
  • Vous voulez des gens heureux, motivés et vous voulez les meilleurs. Donnez leur trucs cool quand vous commencez à faire un peu d’argent. Voir à cet effet des exemples de ce que Carsonified offre à ses employés.
  • L’équipe est plus importante que le produit ou le service. L’entreprise peut changer de direction si l’équipe est assez agile.
  • Ne pas traiter votre équipe “d’employés”. Ils ons des vies, ils ne sont pas votre propriété.
  • Au besoin, ayez recours au mentorat. C’est bon pour le moral et c’est souvent une mine d’information impressionnante.

Les finances

  • Grandir de façon organique est préférable à son avis. Évitez le capital de risque et évitez de céder votre actionnariat avant d’avoir quelque chose de valeur entre les mains.
  • Devenir-riche-lentement. Vous n’avez pas besoin de millions instantanés pour être heureux. Il faut avoir de la satisfaction maintenant, ne pas attendre de vendre pour des millions pour être heureux et être malheureux entre-temps.
  • Soyez experts en cash-flow. Vous devez savoir où vous vous en aller dans 2-3 mois. Ce qui compte, c’est combien d’argent on a dans le compte. Comparez ce qui arrive avec ce qui était prévu. Au début, validez régulièrement. Tenez à jour vos comptes qui tadent. Les problèmes de cash-flow peuvent produirent de gros stress quand ils surviennent.
  • Utilisez des services gratuits au début (google docs, google calendar, wufoo, freshbooks, basecamp, del.icio.us pour l’équipe, dropsend…). Ne mettez pas trop d’argent dans les systèmes informatiques. Souvent, vous pouvez même louer pour un montant ridicule tout en ayant des mises à niveau.

Et amusez-vous à bâtir quelque chose!
[photo: Thiru sur Flickr]

Gérer une équipe créative

Tuesday 27 May 2008

managing great software team

Toujours dans la foulée de mes apprentissage à Mesh 2008, voici un résumé de la présentation de Reginald Braithwaite intitulée “Building and Managing Great Software Teams“, à laquelle j’ai assisté avec grand intérêt. C’est que, malgré que je sois une personne plutôt du côté technique et créatif, je veille aussi à la gestion de projets de développement web. Bien honnêtement, je me reprochais déjà quelques aspects où je sentais une lacune dans mon rôle, que Redg est venu confirmé. Il a énoncé ses conseils pour les projets informatiques, mais je trouve qu’ils s’appliquent aussi à des projets de développement technologique de façon plus générale.

Pourquoi travailler avec une équipe de développement?
Ou plutôt, “sur quel projet est-ce que ça vaut la peine de travailler?” Souvent, ce ne sont pas les projets qui manquent mais plutôt les ressources. Alors, comment décider des priorités? Quelle est la question ouverte la plus importante dans votre domaine? Êtes-vous en train de travailler dessus? (la réponse devrait être oui!) Qu’est-ce qui fera véritablement la différence entre le succès et l’échec d’un projet? Ce sont autant de question qu’on doit continuellement se poser pour garder le cap.

Comment travailler?

  • Focus – Attention d’étendre trop mince les ressources, incluant votre attention pour superviser des projets. Il faut se garder la tête hors de l’eau afin de pouvoir travailler sur ce qui est important mais pas urgent. Si on ne fait que des urgences, on finit par passer à côté de pleins d’éléments importants mais non urgents. À long terme, ce n’est pas viable.
  • S’attarder à ce qui compte – Un citation d’Einstein que j’aime bien:

    Everything that can be counted does not necessarily count; everything that counts cannot necessarily be counted.

    Ça s’applique tellement bien à une équipe de créatifs. Un diagramme de Gantt aide à voir clair, mais ne donne aucun indicatif du morale des troupes, pourtant très important pour la qualité du travail. Il ne faut pas mesurer pour mesurer. Souvent, les processus n’ajoutent pas de valeur. Il faut trouver le juste milieu entre ordre et chaos pour demeurer agile. Je donnais l’analogie de la navette spatiale dans un article précédent, qui prend une quantité énorme de carburant pour mettre en orbite du carburant. Il faut absolument éviter ça et garder les structures légères.

  • Être réaliste — Un entrepreneur en construction m’a dit qu’il préférait prendre une maison de moins qu’une maison de trop dans son année. Je suis 100% d’accord avec cette idée. Quand on fonctionne toujours à plein régime, la moindre jambette cause un embouteillage à tous les aspects du projet. Il faut apprendre à être réaliste et à ne pas se mettre de pression inutilement avec des échéanciers irréalistes. Vous connaissez le red-shift en astronomie? Dans le développement technologique, c’est plutôt le rose-shift qui survient: À mesure que les estimés passent d’un échelon à l’autre vers la direction, ils deviennent de plus en plus roses. Le programmeur disait 2 à 4 semaines de travail, le gestionnaire dit à son superviseur 2-3 semaines, qui dit au patron maximum deux semaines. Ça crée des fausses attentes, des échéanciers défoncés et du stress inutile. Il faut aussi se rappeler qu’un humain est très mauvais pour prévoir… un imprévu.
  • Communication – Comme n’importe quelle système dynamique auquel on veut donner une direction, il faut avoir du feedback à haute fréquence. On peut alors s’ajuster rapidement avant d’être trop loin dans la mauvaise direction. Idéalement, les gens devraient se parler tous les jours. De la même manière, ça prend une bonne bande-passante dans la communication. On doit être 100% attentif pour bien saisir les messages, rien de mieux qu’être face à face. Braithwaite suggère aussi de travailler en paires, que c’est habituellement une bonne formule.
  • Régler les problèmes — Attention que les exceptions ne deviennent des habitudes. Comme le dit le proverbe, la meilleure façon de devenir fou, c’est de continuer à faire la même chose en s’imaginant qu’on va avoir un résultat différent. Et les demandes qui changent en cours de route? Il n’avait pas de solution miracle là-dessus…

Avec qui travailler?

Son exemple était le suivant: si tu veux engager un jongleur, qu’est-ce que tu vas lui demander? De jongler! Tu ne lui demanderas pas que quelqu’un te dise qu’il sait jongler. Rien de mieux donc selon lui que de tester un programmeur avec un mandat ponctuel ou en lui demandant de réviser une partie de votre code pour voir ses aptitudes. Comme les projets pleuvent et que les bonnes ressources sont rares, il faut montrer l’importance accordée à leur travail avant et après l’embauche. De la même manière, il invite à outsourcer ou automatiser toute tâche redondante pour garder le monde stimulé. Et à propos des divas, il estime que tout le monde dans l’équipe doit suer, y compris les superstars. Regardez n’importe quelle équipe sportive gagnante pour valider cette affirmation.

Finalement, en tant que gestionnaire, il ne faut pas oublier qu’on ne code rien, qu’on n’intègre rien et qu’on ne design rien. On n’est pas là pour le comment mais plutôt pour le pourquoi et pour la philosophie à adopter. On ne fait que connecter les bons éléments et animer leur motivation, puis ce sont eux qui créent.

Illusion optique 2008

Friday 23 May 2008

illusion optique

Fixez le point noir quelques secondes. Vous remarquez quelque chose?! Voir l’explication de l’illusion d’optique de l’année 2008.

Voir l’illusion de l’année 2007.

Comment faire une démo wow

Wednesday 21 May 2008

demo like a demon

Comment faire une démo efficace? Voici un condensé de la présentation de David Crow (Microsoft, democamp) et Leila Boujnane (Idée) vue à MeshU hier, intitulée “How to demo like a demon?”. Leur présentation est disponible ici, mais se limite à plusieurs grands titres. Le résumé suivant risque de plus vous parler:

Quelle attitude adopter?

  • Ralentir, respirer. Durant la présentation, ralentir et respirer. Elle est revenue souvent sur ce point, qui semble donc important et difficile à mettre en pratique. Regardez un discours des grands orateurs comme Barack Obama. Ces personnes disent un très petit nombre de mot à la minute.
  • Utilisez le contact visuel, allez chercher du feedback du public, créez une relation.
  • Vous n’avez pas besoin d’être confiant. Ce qui compte, c’est que vous ayez l’air confiant.
  • Si vous faites une démo sur ce projet, il vous passionne. Laissez transpirer cette passion. Montrez comment elle vous a transformé en magicien, que vous avez solutionné des problèmes importants.

Comment se préparer?

  • Avant toute chose, créez quelque chose qui mérite d’être présenté en démo!
  • Renseignez-vous sur votre auditoire. Ceci vous permettra d’ajuster le niveau technique, de comprendre leurs préoccupations et de prévoir le type de questions.
  • Familiarisez-vous avec le lieu et les moyens techniques. Y a-t-il un micro, est-ce que votre ordinateur a la bonne résolution, est-ce que la salle est trop claire?
  • Vous devez donc minimisez les incertitudes autant techniques que humaines. Malgré tout, le facteur démo peut survenir (bug) et vous devrez avoir un plan de secours. Qu’est-ce qui arrive si j’échappe du café sur mon clavier? Si la lampe du projecteur brûle (ça m’est déjà arrivé)? Si la connexion Internet coupe? Pour les cas extrêmes, ça prend deux laptops, copie sur une clé USB, utilisez des formats standards (pdf au lieu de powerpoint)…
  • Scriptez le scénario de la démo, peaufinez le message. Tous les bons orateurs semblent faire ça naturellement mais c’est parce qu’ils se préparent pendant des heures. C’est là que la magie doit commencer.

Quel doit être le contenu de la démo?

  • L’objectif doit être clair dès le départ: pourquoi cette demo devrait leur importer? En une phrase: qu’est-ce que vous faites? Ensuite: qu’est-ce que ça implique pour eux?
  • Objectif de la démo est de générer un intérêt, voire de l’excitation face à ce que vous offrez.
  • Quel est le message que vous voulez passer? Il doit tenir sur une ligne et parler à votre audience. Vous devez le répéter à plusieurs reprises dans la présentation.
  • Racontez une histoire: Le protagoniste a un problème, voici comment il a réglé ce défi avec notre solution. Notre nature fait que les histoires captent notre attention.
  • Imaginez un monde où… Débutez une phrase ainsi pour faire visualiser à quel point votre solution est géniale. Imaginez un monde où vous n’avez pas besoin de payer 6000$ à un agent pour vendre votre maison, tout en étant entouré de professionnels. Imaginez un site qui vous permet(trait) de trouver toutes les maisons à vendre d’un seul endroit. Imaginez un monde où vous pouvez prendre votre robot par la main pour le programmer.
  • Allez rapidement au wow! Allez tout de suite au cœur de l’histoire, les gens n’ont pas toute la journée. Profitez des premiers instants pour capter leur attention. Problème -> Processus -> Solution. Pas de blabla à propos de vous, de votre équipe ou d’autre chose, surtout pas au début de la présentation.
  • Utilisez de vraies données, ça ajoute à votre crédibilité et aide à comprendre l’utilité de votre application.
  • Pourquoi pas terminer avec une exclamation plutôt qu’une diapo écrit “Questions?”. Finissez ça avec quelque chose d’impressionnant, une invitation sur un site pour en savoir plus…

Quoi ne pas faire?

  • Bug logiciel ou matériel, mortel.
  • Certaines personnes ne sont pas faites pour faire des démos, point à la ligne. Vous ne devez pas laisser quelqu’un de votre entreprise faire une démo si elle n’est pas excellente à ça.
  • Une démo n’est pas un tutoriel et surtout pas une séance de codage.
  • Pas de jargon, pas de buzzwords.
  • Pas prendre de questions durant la présentation, pas briser le rythme. Poliment demander d’y revenir à la fin.

Bonne démo!

MeshU08

Wednesday 21 May 2008

taxi toronto

J’arrive d’une journée fort intéressante de conférences à Toronto dans le cadre de MeshU. Plein de conférenciers intéressants, compétents, avec des expériences pertinentes à partager dans le développement d’applications web.

Étonnamment, la discussion la plus intéressante de la journée a été avec Massoun. Massoun qui? Un entrepreneur à succès? Un programmeur génial? On a déjà parlé de lui sur Techcrunch? Non, un chauffeur de taxi qui nous a amené à l’aéroport. Voyant qu’on parlait français, il nous demande si on retourne à Montréal. On répond qu’on va plutôt à Québec. “Oh, je suis déjà allé il y a quelques années, je ne suis pas bon en français mais je parle allemand.” Puis on a su un peu de son histoire, drôlement plus riche que plusieurs participants avec qui nous avons parlé qui se foutaient royalement de tout ce qui se passait à l’extérieur de leur petite personne.

Massoun est Iranien. Il a étudié dans les années 60 en Allemagne en génie agroalimentaire. Puis il est retourné dans son pays natal et a contribué a irriguer des terres pour permettre l’agriculture dans un climat désertique. Lorsque la révolution iraniene est arrivée, il avait une chose en tête: quitter le pays pour ses enfants. Il est venu au Canada parce que sa belle-soeur y habitait. Il n’a pu se trouver un emploi dans son domaine, principalement à cause de la barrière de la langue. À l’épogue, il baragouinait un peu d’anglais, sans plus. Aujourd’hui il n’est pas aigri d’être devenu chauffeur de taxi: ” Je suis mon propre patron, je travaille quand je veux, mes enfants sont grands aujourd’hui et ils s’en tirent bien. Ma fille termine son doctorat en neuro-psychologie à McGill et s’en va faire de la recherche en Californie, à Stanford. Je suis content, j’ai réussi ma vie.” Chapeau Massoun, bravo pour le sacrifice et l’accomplissement. Encore une fois très inspirant pour un nouveau père.

Évidemment on n’a pas eu des discussions qu’avec des gens fendants. On en a eu plusieurs autres fort enrichissantes dont je vous entretient dans les prochains jours.

[photo: insightimaging sur Flickr]

Générer un vidéo par programmation

Wednesday 14 May 2008

Voici la suite du post sur la génération d’art à partir de mathématiques. C’est encore Bass qui m’envoit ce projet combinant programmation et arts visuels. Il s’agit du vidéo d’Interpol pour la chanson Rest my Chemistry. Le vidéo est montré ci-haut ou vous pouvez visiter ici pour l’avoir de meilleure qualité. Cette page explique le processus créatif. Le programmeur derrière le rendu est celui qui a réalisé le vidéo que je vous présentais la semaine dernière sur le trafic aérien. J’adore leurs représentations de réseaux:

interpol

Ça ressemble à une version grande échelle d’une image de ma thèse où un ensemble de points sont tous reliés entre eux…

triangles

L’histoire de Waka.ca

Tuesday 13 May 2008

golum

Le site Waka.ca a été mis en ligne en 2006 par l’entreprise du même nom, co-fondée par mon cousin Jean-Sébastien et moi. L’objectif de la petite équipe était clair et louable: faire sauver du temps aux acheteurs en rassemblant toutes les maisons à vendre sur Internet à un seul endroit, peu importe qu’elles soient en vente par un agent ou par un particulier. La réaction a été positive, autant des premiers utilisateurs que des médias.

Évidemment, ça n’a pas fait l’affaire de tous. L’immobilier est aussi vieux que le monde et l’arrivée d’Internet ébranle les règles établies. Mon père est un agent immobilier et je connais passablement bien le milieu. Quand j’étais plus jeune, il avait un livre jaune qui ressemblait à un annuaire: le livre Inter-Agence. Dans cette publication mensuelle, on retrouvait toutes les maisons à vendre par des agents. Sous aucune considération ils ne devaient prêter leur précieux à des clients. À l’époque du papier, c’était la bible de l’agent, le livre qui contenait l’information ultime, le pouvoir de vendre des maisons.

À l’ère actuelle, l’information brute est accessible librement sur le web. Le livre Inter-agence a évidemment disparu et son contenu a migré vers le site SIA. En même temps, toutes les bannières regroupant des courtiers ont créé leur portail pour présenter leurs maisons à vendre. Il y a eu aussi parallèlement à ça l’organisation des particuliers sur leur réseau: DuProprio.com. Et comme si ce n’était pas déjà assez pour faire craquer les fondements de l’industrie du courtage immobilier, les gens peuvent utiliser des alternatives gratuites ou à faible coût (kijiji, craigslist, lespac…) pour diffuser leurs annonces.

Devant ce fractionnement des sources d’annonces, Waka.ca présentait une solution à un réel besoin. Mais nos plans n’ont pas fonctionné comme prévu. La valeur de ce site résidait principalement dans la quantité et la qualité d’information. Or, plusieurs sites nous ont signifié dans des termes légaux leurs intentions de ne pas nous laisser présenter l’information sur Waka.ca, malgré qu’on redirige vers les annonces originales. Donc même si ça rendait service aux acheteurs, et même si ça permettait de vendre des maisons, on nous a menacé de poursuites pour qu’on cesse de présenter de l’information, pourtant accessible librement! C’est à se demander s’ils travaillent réellement pour leurs clients à vouloir garder tout le monde sauf eux dans l’ignorance… Évidemment que je n’irai pas en cours contre ces dinosaures aux poches pleines. À chaque source d’information qu’on retirait de notre index, le site Waka.ca perdait de la valeur. Tellement qu’aujourd’hui, il n’a plus sa raison d’être.

Avec le peu de sources, il est encore plus difficile de faire lever le site et de le rendre profitable. Waka.ca est donc à la croisée des chemins. Le site continuera d’être en ligne et d’être mis à jour en données pour les sites actuellement indexés. À mesure que ces sites changeront, ils disparaitront de l’index.

En terminant, je veux remercier les utilisateurs qui ont pris le temps d’apprendre notre interface, qui l’ont utilisé et qui nous ont suggéré des améliorations au travers de leurs mots d’encouragements. Je veux aussi remercier les sites qui se sont prêtés au jeu, conscients que c’était à leur avantage. Et pour ceux qui nous ont menacé avec des lettres d’avocats: bonne chance pour le futur. J’ai toujours été fasciné par le cycle de vie des géants. Un jour ils semblent installés à tout jamais, personne n’oserait affirmer le contraire. L’année suivante le contexte change, la technologie évolue, et de nouvelles opportunités se présentent pour que de nouveaux géants apparaissent et que ceux aux pieds d’argiles s’écroulent. C’est là tout le pouvoir des idées et des gens.

[Photo: Elfo Tografo sur Flickr]

Vente de MDA annulée.

Sunday 11 May 2008

Belle nouvelle pour l’industrie aérospatiale canadienne et pour tous les contribuables que nous sommes: MDA, le fabricant des bras robotiques spatiaux canadiens et des satellites RADARSAT, ne sera pas vendu à des intérêts étrangers.

La nouvelle de la vente de MDA m’avait mise en beau fusil. Je n’étais pas le seul à trouver cette transaction inconcevable. Plusieurs ont protesté. Pour ma part, j’ai profité du lancement du manipulateur Dextre pour écrire au premier ministre et lui signifier mon désaccord quant à la transaction. Je lui disais qu’il serait sûrement sensible à mes préoccupations, lui qui se soucie tellement de la souveraineté du pays.

À quel point une lettre à un politicien change quelque chose? Aucune idée mais comme dirait le grand Wayne, si tu ne tires pas au but, c’est 100% certain que tu ne compteras pas.

[Merci à Nicolas Lauzier pour le lien]

Festival Elektra

Friday 9 May 2008

robot elektra

Les organisateurs du festival de culture numérique Elektra m’ont invité à parler de leur événement qui a lieu en ce moment à Montréal. L’aspect qui m’incite à le faire est montré sur l’image. Il s’agit d’une capture d’écran d’un “robot” qui dépose des gouttes d’étain. Il dépose une goutte sur une colonne correspondant à un événement à chaque fois que quelqu’un indique via leur site leur intérêt. On peut voir les gouttes se déposer live.

J’en parle donc parce que ça touche deux de mes champs d’intérêt: le web et la robotique. Il s’agit d’un exemple simple mais digne de mention. Dans leur cas le côté visuel rend ça intéressant pour l’art. L’intégration serrée entre les deux technologies peut aussi s’appliquer à la personnalisation de masse: le web permet la vente et la saisie d’info, la robotique utilise cette info pour construire ou assembler l’objet désiré.

Voici une autre photo de leur robot:

robot_elektra