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Retour à la normale

Plusieurs trouvent que le monde est de plus en plus débile. Moi je trouve que notre époque est le retour à la normale, je l’aime bien.

  • Retour des relations - Après des années de communications à travers de grands canaux difficilement accessibles, on arrive à un point où tous les secteurs de l’information se démocratisent: vidéo, écrit, musique… On ne parle plus de batch, on parle de personnalisation, de groupes d’intérêts, de relations humaines. Mêmes les bonnes compagnies recommencent à parler directement avec leurs clients. Après l’époque frustrante de la boite vocale, on redécouvre le plaisir d’interagir avec un humain compétent.
  • Fin de la bullshit - Terminée la publicité à la Willy-waller. On ne les croyait plus depuis tellement longtemps, ceux qui essayaient de nous enfoncer des produits dans le gosier. Les gens veulent du vrai, du simple, point. C’est valide pour les produits, et ce l’est aussi pour les individus.
  • Désagrégation des codes inutiles - Ça fait dresser le poil de certains aînés plus traditionnels: Moins  d’étiquette, de code vestimentaire, etc. Je crois bien sûr à la politesse car c’est une question de respect. Mais j’ai toujours trouvé ridicule tous ces codes d’étiquette complètement arbitraires qui datent du Moyen-Âge et qui ne font que fausser les rapports dans des situations guindées. Un humain est un humain, peu importe son statut. Et à part de ça, une cravate, ça m’empêche de bien respirer et ça nuit à l’alimentation sanguine de mon cerveau.
  • Situations non viables. J’ai toujours rêvé de voir un avocat crier “objection!” à propos de la loi de la gravité alors qu’il tombe sur le derrière sur une plaque de glace. Ce que je veux dire, c’est que les lois humaines, qu’elles soient d’ordre légal ou économique, doivent respecter les lois de la nature. Une des conclusions du rapport sur le grand black-out de 2003: la cause était une suite de décisions douteuses faisant fi des avis techniques, ne se souciant que de données financières à court terme. Lorsque les lois de l’économie et celles de la physique sont face à face, c’est toujours la physique qui gagne. Particulièrement avec le débat sur l’environnement, on sent une réelle volonté de se réinsérer aux cycles naturels de la planète. On réalise qu’on a pas le choix.

Vous vous doutez de ce qui m’a inspiré cet article. J’avais déjà expliqué pourquoi à mon avis les jeunes sont capables de grandes choses et aussi exprimé ma fascination pour le cycle des générations. Hier, j’étais ému d’entendre les témoignages des noirs qui étaient envahis d’une bouffée de confiance et de fierté. Ce qui m’a touché plus personnellement, c’est l’aspect générationnel de l’élection américaine. Quand je suis allé coucher mon fils alors qu’Obama était en avance, j’avais en tête “mon gars, c’est à notre tour”. C’est à notre génération, avec notre savoir-faire et nos valeurs, de prendre le flambeau et de faire quelque chose de beau. Aujourd’hui, il sourit de ses trois dents le plus sincèrement du monde en toute insouciance. C’est le moment de travailler pour que son sourire continue d’illuminer son visage même quand il réalisera que la vie n’est pas rose, parce qu’on aura été dans la bonne direction depuis au moins un petit moment.

[photo: Wired campus via Engadget]

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