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LABLOGATOIRE


Archive pour décembre 2008

Encore prototype, mais regardez tout de même ce bras développé à l’université de Tokyo en association avec Panasonic. De quoi en faire rêver plusieurs. Le Japon, dont la population passera de 127 millions à 42 millions en 50 ans (ils ne veulent pas d’immigration), fait le pari d’investir massivement dans la robotique pour assister les gens dans la vie de tous les jours.

[Via DeviceGuru, autre vidéo aussi sur Reuters]

La guerre entre les deux géants est un classique de l’histoire corporative. Elle se transporte même dans les projets plus exploratores tel que la robotique. Encore une fois, deux approches s’affrontent.

  • Microsoft


    Le groupe de Bill travaillent sur Microsoft Robotics Studio, un logiciel pour programmer, simuler et contrôler différents robots. Tel que j’avais parlé dans un autre article sur la robotique, Gates lui-même voit les robots à un stade où les ordinateurs étaient dans les années 70. Ils cherchent dont à faire un logiciel accessible pour programmer les robots facilement à-la-Labview (blocs et fils). On peut le télécharger gratuitement. Plusieurs compagnies, tel que Braintech, vont faire des fonctions qu’on peut intégrer directement au logiciel pour faire de la reconnaissance visuelle. Plusieurs autres fabricants de robots se collent graduellement au windows des robots pour rendre leur plate-forme accessible à plus de gens. L’idée de Microsoft est bonne, on doit voir plus de standardisation dans la robotique pour qu’elle prenne un essor réel.

  • Google

    D’accord, Google n’est pas directement dans la robotique, du moins pas à ma connaissance. Mais ils ne se tiennent pas très loin: achètent des technologies à Stanford, commanditent une compétition de robots lunaires… C’est surtout un ancien de Google, Scott Hassan, qui finance actuellement Willow Garage. Willow visent à développer une plate-forme mécanique et logicielle open-source et à la mettre dans les mains de roboticiens. L’idée est ici la même que celle de Microsoft: il faut éviter de recréer la roue à chaque fois en robotique si on veut qu’elle avance. Voici un vidéo récent qui monte l’état de leur PR2 (Pr = Personnal Robotics).

  • Oui Google a été payant pour Hassan, qui a les moyens de financer ce laboratoire de recherche privé d’une soixantaine de personnes indéfiniment.

Qui gagnera, la diffusion logicielle de Microsoft ou l'open-source prôné par les amis de Google?

De nouveaux modèles d’affaires émergent grâce à l’amélioration des méthodes de fabrications. En visitant le représentant local d’imprimante 3D Zcorp, j’ai été mis au courant de deux sites qui fabriquent des objets sur-mesure pour vous.

  • BandMatesVous pouvez maintenant achetez une figurine de votre personnage Rock Band. Grâce aux capacités de communication des consoles x-box et PS3, le modèle 3D du personnage peut être transmis à l’application BandMate. Le modèle est transformé en figurine couleur par la machine à prototypage de Z-corp, puis on vous envoie la figurine et vous êtes vraiment content.

  • LandPrintLe site LandPrint, quant à lui, permet d’obtenir une maquette 3D de n’importe quel endroit sur la Terre. On télécharge une application Java, on parcours la Terre et on choisit le coin de pays que l’on veut. On peut aussi ajuster l’échelle verticale pour accentuer le relief. On clique sur “3-D Print” et voilà, on a un aperçu de notre maquette prête à être fabriquée (voir ci-dessous). Malheureusement, ce service n’est disponible qu’aux USA en ce moment.

Ces approches sont un bon exemple de personnalisation de masse: des produits sur mesure obtenu pour un client en combinant judicieusement les technologies de l’information et les méthodes avancées de fabrication. Voilà, vous savez maintenant comment faire danser votre personnage Rock Band sur votre montagne préférée!

Abatteuse fourmi

10.12.2008

Wow, il faut que mon père et tous les vieux bûcherons voient ça: un abatteuse sur six pattes, pour réduire les dommage au sol des forêts.

C’est développée par la Finlandaise Plustech, maintenant partie de John Deere.

Les troubles qui affligent l’économie mondiale actuelle sont survenus violemment et soudainement. C’est arrivé comme une espèce de réaction en chaîne. Ce comportement d’un système fait penser que les relations entre les compagnies forment un réseau small-world, où peu de gros noeuds sont connectés à plusieurs petits et vice-versa. Cette topologie permet de transmettre de “l’information” drôlement efficacement, mais faites tomber quelques gros noeuds et il s’ensuit une cascade de brisure dans le réseau pouvant mener à une inefficacité (panne) majeure. C’est ce qui s’est passé dans la blackout de 2003 et lorsque des événements nécessitent de fermer certains gros aéroports. Autant la grille électrique que les liaisons entre les aéroports forment des réseaux small-world.

Dans le cas des réseaux d’entreprises, l’information est l’argent. Quand le système financier gèle, c’est pleins de gros noeuds qui ne diffusent plus l’information à tous les noeuds qui s’y connectent. C’est la paralysie. Si elle dure trop longtemps, d’autres géants continueront de tomber. On vit actuellement un période historique, une ère glaciaire où certains gros reptiles s’étaieront alors que quelques mammifères survivront pour éventuellement prendre une place importante dans l’écosystème des affaires.

Déjà avant cette crise, le monde avait commencé à changer. Les fondements de la révolution industrielle — structure, bigger-is-better, protocoles, hiérarchie — tout ça n’est plus très au goût du jour. Notre époque apparaîtra dans les livres d’histoire comme la révolution de l’information. Et comme à chaque révolution, des géants tomberont et d’autres se lèveront. La période d’économie chancelante que nous traversons ne sera qu’un catalyseur du changement de garde.

Je viens de lire à ce propos un bijou de Paul Graham intitulé Hi-Res Society. Voici trois des points qu’il discute qui sont des raisons pourquoi les grandes compagnies ne jouiront plus jamais du rôle qu’elle ont eu dans les dernières décennies

  1. Il n’y a plus que les économies d’échelle – Avant, l’équation était simple: plus gros =  économie d’échelle et dominance d’un marché. Aujourd’hui, la vitesse joue un rôle aussi important que les économies d’échelle, particulièrement en technologie. Avec la durée de vie toujours plus courte des produits et le grand dynamisme de la demande, on peut se retrouver dans le pétrin avec des méthodes de fabrication de masse. Vous n’avez qu’à regarder les cours des grands manufacturiers automobile se remplir en ce moment de véhicules qui seront désuets lorsqu’il en sortiront pour vous en convaincre. À l’inverse, des opportunités bien saisies n’auront jamais rapporté aussi vite qu’à notre époque.
  2. Attirer les meilleurs — Il y a 20-30 ans, le scénario idéal pour les meilleurs était d’entrer dans une grande boite et de gravir les échelons corporatifs le plus rapidement possible. Aujourd’hui, les plus efficaces et les plus créatifs (ceux qui ajoutent le plus de valeur dans une entreprise), ne rêvent plus de joindre les grandes corporations. Ils veulent l’environnement de travail le plus stimulant, être fier de leurs réalisations. Et en bout de ligne, ce sont les grandes équipes qui font les grands succès d’entreprises.
  3. Perte de leur influence — À chaque époque, selon Graham, les entreprises les plus en vue sont celles qui diffusent leurs façon de faire au reste du monde des affaires. Les grandes entreprises ont influencé l’idéologie corporative par le passée. En ce moment, qui est-ce que les dirigeants regardent pour s’inspirer des meilleures façon de faire? Ce sont les jeunes entreprises technologiques qui deviennent les modèles, des méthodes de gestion jusqu’au codes vestimentaires.

Ajoutez la crise environnementale qu’on oublie momentanément et ça fait pour plusieurs années tumultueuses en perspective… Voilà une belle opportunité!

[Photo: Swamibu sur flickr]

Raie mécanique

1.12.2008

Vidéo de la raie mécanique de la compagnie Evologics, dont je parlais précédemment sur le design inspiré de la nature. La bête est contrôlée à distance dans le vidéo. Festo présentent le “fin ray effect” dans ce pdf présentant leur adaptation du concept à une tâche d’automatisation. On peut aussi vir leur version aérienne ci-dessous: