Archive pour la catégorie 'Énergie'

Une éolienne à 2$

Tuesday 13 November 2007

éolienne vibration

Regardez ce vidéo d’une éolienne on ne peu plus cheap: une lamelle qui vibre, déplaçant une aimant à l’intérieur d’une bobine pour générer du courant. Fascinant concept la résonnance!

Ci-dessous le vidéo du pont qui s’écroule dont il dit s’être inspiré. Si vous êtes passé au CÉGEP en sciences, vous l’avez probablement déjà vu mais bon, c’est un classique!

Une nouvelle façon de générer de l’électricité proprement

Sunday 21 October 2007

oscillating wing prototype
[Photo: Louis-Alexis Allen Demers, visionner le vidéo de l’aile oscillante]

Jeudi et vendredi passé se déroulait le Lab’oratoire Publique, le concours de vulgarisation scientifique des étudiants gradués de l’Université Laval. Mon vote est allé à Pascal Bochud et Julie Lefrançois du Laboratoire de Mécanique des Fluides Numériques. J’avais déjà expliqué en quoi consiste l’appareil dans cet article sur les ailes oscillantes. La nouveauté, c’est qu’ils présentaient un prototype fonctionnel construit en collaboration avec le Laboratoire de Robotique.

Cette technologie permet d’extraire de l’énergie d’un fluide en mouvement comme une éolienne ou un barrage hydro-électrique, sans présenter leurs désavantages sur l’environnement (inondation, bruit ou impact sur le paysage). Idéalement, on la mettrait au fond d’un cours d’eau sans avoir à construire un barrage. Dans le contexte énergétique actuel, cette approche me semble vraiment intéressante. Des brevets ont été déposés par les chercheurs pour protéger la propriété intellectuelle. Ce vidéo avait aussi été présenté à la conférence ASME IDETC 2007.

Calculer sa consommation énergétique

Monday 16 July 2007

Vous vous souvenez de la campagne du défi 1 tonne du gouvernement canadien pour nous inciter à réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES)? Cette initiative n’avait pas bien réussi. Un des problèmes à mon avis est que 1 tonne de GES, c’est plutôt abstrait comme concept. Si je prend le bus au lieu de la voiture, à quel point je contribue?

make me sustainable

Bien sûr, le site présente des calculateurs. Aussi terne que tous les sites du gouvernement, les calculateurs ne sont pas intégrés et peu pratiques. Make Me Sustainable, un site en Beta sur lequel je viens de tomber, présente une interface et des fonctionnalités fort intéressantes pour nous aider à comprendre notre consommation:

  • Inscrire votre modèle de voiture, le kilométrage que vous faites annuellement et la proportion que vous faites en ville, les émissions correspondantes se calculent automatiquement.
  • Le site vous suggère des actions et vous montre concrètement à quoi ça correspond comme émission. (image ci-dessous)
  • Il vous montre aussi d’autres utilisateurs dans votre secteur et comment ils réussissent à diminuer leurs émissions.
    carbon_offset.png

Seuls problèmes que j’ai noté pour que je puisse l’utiliser: il n’est disponible qu’aux États-Unis, et on n’a pas l’électricité dans les choix comme mode de chauffage. Aussi, j’ai l’impression que les questions ne sont pas assez précises pour avoir un diagnostic précis.

De leur côté, Hydro-Québec ont un outil sur votre page personnelle qui permet de diagnostiquer votre consommation (voir la mienne ci-dessous). Le questionnaire est bien fait et semble nettement plus précis que Make Me Sustainable. Suite au diagnostic, ils vous proposent des actions à prendre pour diminuer votre consommation. Évidemment, ça ne concerne que votre habitation et pas votre voiture.

hydro.png

L’idéal serait vraiment de combiner le diagnostic d’Hydro-Québec avec les fonctionnalités interactives et sociales de Make Me Sustainable. Comme MMS, Hydro-Québec pourrait même nous offrir certaines technologies de fournisseurs recommandés, nous faire économiser, et se faire une commission au passage. Il devrait même y avoir des incitatifs pour remplir ce diagnostic et une équipe d’Hydro-Québec pour nous contacter suite à nos réponses pour nous aider à passer à l’action. On peut même imaginer que les entreprises participent et que certaines mettent leur consommation publique pour montrer leurs efforts pour l’environnement. Les économies permettraient de vendre plus d’électricité au gros prix à l’extérieur où l’électricité est moins propre, tout le monde y gagnerait.

Ou encore, Hydro-Québec pourrait prendre ce que ça coûterait à mettre sur pied un système comme ça qui se paie de lui-même et s’offrir des annonces à la télé aux heures de grande écoute pour nous inciter à fermer nos lumières de Noël. Regardez sur mon graphique la proportion de ce que je consomme pour l’éclairage comparativement au chauffage…

L’impact des véhicules hybrides sur l’importation de pétrole

Wednesday 27 June 2007

civic_hybride.jpg
Civic Hybride

Combien de pétrole a été économisé par l’utilisation des voitures hybrides durant les huit dernières années aux États-Unis? La réponse est 5,5 millions de barils de pétrole. Wow, le gros chiffre! Pas vraiment… considérant que les Américains importaient 8,5 millions de barils de pétrole par jour en 2003. On est donc loin de la coupe au lèvre, mais il faut un début à tout.

Ce nombre incroyable explique bien les enjeux économiques et politiques liés à l’énergie. Si le sujet vous intéresse, je vous invite à lire la face cachée du pétrole. Selon l’auteur, les réserves de pétrole sont surévaluées et on risque de frapper un mur un jour ou l’autre. À 8,5 millions de barils par jour, ça risque de frapper. Quoique la plupart des pays se sont constitué des réserves importantes. On aura enfin le coup au derrière pour accélérer le développement de technologies plus propres, particulièrement dans le transport. Dans ce vidéo, l’entrepreneur environnementaliste Yvon Chouinard affirme avec un brin de sarcasme: “La bonne nouvelle, c’est qu’on va manquer de pétrole bientôt. La mauvaise, c’est qu’on a encore plus de charbon!” Tâchons de demeurer positifs…

[via GreenWombat]

Aile oscillante pour produire de l’électricité

Monday 26 March 2007

oscillating wing

Partout, y compris au Québec, l’énergie éolienne a la cote. Comme n’importe quoi, elle a aussi ses mauvais côtés. Plusieurs trouvent qu’elle brise le paysage, ce qui peut nuire au tourisme. C’est le cas entre autre autour du Massif du sud, dans les Appalaches. Ce site est pressenti pour accueillir des éoliennes. Dans une expédition récente, j’ai pu voir plusieurs stations de mesurage du vent, et aussi plusieurs affiches contre les éoliennes. L’autre argument principal contre celles-ci est leur nuisance sonore.

De l’autre côté, les barrages hydro-électriques présentent aussi leurs lots d’inconvénients. Ils coûtent cher, inondent des parties considérables de territoire et défigurent le paysage. Est-ce qu’il existerait une alternative entre ces deux approches?

Une piste de solution intéressante réside peut-être dans les ailes oscillantes (image). Ce dispositif, comme les turbines de barrage et les éoliennes, sert à extraire de l’énergie d’un fluide en mouvement. Contrairement aux deux autres, les ailes oscillantes ne tournent pas. Un peut comme la queue d’un dauphin, l’aile oscillante fait un mouvement de va et vient en inclinant son profil pour prendre de l’énergie au fluide et la convertir en électricité grâce à un alternateur. Une autre analogie est quand on sort notre bras d’une automobile en mouvement. L’écoulement de l’air tend à faire déplacer notre main vers le haut ou le bas selon son inclinaison.

Ce type de dispositif est étudié notamment à l’Université Laval par le laboratoire de fluide numérique et le laboratoire de robotique. L’image au haut de l’article est un mécanisme proposé par Louis-Alexis Allen-Demers. L’aile en jaune possède un profil symétrique. Le mécanisme lui impose un mouvement cyclique de haut en bas. Ce déplacement s’accompagne d’un changement d’inclinaison de l’aile au fil du cycle. En haut et en bas du cycle, l’aile est horizontale. Au centre, elle atteint une inclinaison maximale déterminée par les simulations pour extraire un maximum d’énergie du fluide, soit 34%.

L’avantage principal d’un tel dispositif est qu’il peut être installé au fond de l’eau. Il ne compromet donc pas le paysage. De plus, il utilise une section rectangulaire de l’écoulement. Ceci lui permet d’être installé dans des cours d’eau peu profonds, comme devant votre chalet par exemple.

La technologie développée à Laval n’est pas encore prête. Un prototype devra éventuellement être construit pour valider l’étude. Le Royaume-Uni a investi plusieurs millions dans le développement de technologies semblables. L’entreprise Pulse Generation offre maintenant un produit. Vous pouvez en voir une animation ici.