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Archive pour la catégorie ‘Entrepreneuriat’

managing great software team

Toujours dans la foulée de mes apprentissage à Mesh 2008, voici un résumé de la présentation de Reginald Braithwaite intitulée “Building and Managing Great Software Teams“, à laquelle j’ai assisté avec grand intérêt. C’est que, malgré que je sois une personne plutôt du côté technique et créatif, je veille aussi à la gestion de projets de développement web. Bien honnêtement, je me reprochais déjà quelques aspects où je sentais une lacune dans mon rôle, que Redg est venu confirmé. Il a énoncé ses conseils pour les projets informatiques, mais je trouve qu’ils s’appliquent aussi à des projets de développement technologique de façon plus générale.

Pourquoi travailler avec une équipe de développement?
Ou plutôt, “sur quel projet est-ce que ça vaut la peine de travailler?” Souvent, ce ne sont pas les projets qui manquent mais plutôt les ressources. Alors, comment décider des priorités? Quelle est la question ouverte la plus importante dans votre domaine? Êtes-vous en train de travailler dessus? (la réponse devrait être oui!) Qu’est-ce qui fera véritablement la différence entre le succès et l’échec d’un projet? Ce sont autant de question qu’on doit continuellement se poser pour garder le cap.

Comment travailler?

  • Focus – Attention d’étendre trop mince les ressources, incluant votre attention pour superviser des projets. Il faut se garder la tête hors de l’eau afin de pouvoir travailler sur ce qui est important mais pas urgent. Si on ne fait que des urgences, on finit par passer à côté de pleins d’éléments importants mais non urgents. À long terme, ce n’est pas viable.
  • S’attarder à ce qui compte – Un citation d’Einstein que j’aime bien:

    Everything that can be counted does not necessarily count; everything that counts cannot necessarily be counted.

    Ça s’applique tellement bien à une équipe de créatifs. Un diagramme de Gantt aide à voir clair, mais ne donne aucun indicatif du morale des troupes, pourtant très important pour la qualité du travail. Il ne faut pas mesurer pour mesurer. Souvent, les processus n’ajoutent pas de valeur. Il faut trouver le juste milieu entre ordre et chaos pour demeurer agile. Je donnais l’analogie de la navette spatiale dans un article précédent, qui prend une quantité énorme de carburant pour mettre en orbite du carburant. Il faut absolument éviter ça et garder les structures légères.

  • Être réaliste — Un entrepreneur en construction m’a dit qu’il préférait prendre une maison de moins qu’une maison de trop dans son année. Je suis 100% d’accord avec cette idée. Quand on fonctionne toujours à plein régime, la moindre jambette cause un embouteillage à tous les aspects du projet. Il faut apprendre à être réaliste et à ne pas se mettre de pression inutilement avec des échéanciers irréalistes. Vous connaissez le red-shift en astronomie? Dans le développement technologique, c’est plutôt le rose-shift qui survient: À mesure que les estimés passent d’un échelon à l’autre vers la direction, ils deviennent de plus en plus roses. Le programmeur disait 2 à 4 semaines de travail, le gestionnaire dit à son superviseur 2-3 semaines, qui dit au patron maximum deux semaines. Ça crée des fausses attentes, des échéanciers défoncés et du stress inutile. Il faut aussi se rappeler qu’un humain est très mauvais pour prévoir… un imprévu.
  • Communication – Comme n’importe quelle système dynamique auquel on veut donner une direction, il faut avoir du feedback à haute fréquence. On peut alors s’ajuster rapidement avant d’être trop loin dans la mauvaise direction. Idéalement, les gens devraient se parler tous les jours. De la même manière, ça prend une bonne bande-passante dans la communication. On doit être 100% attentif pour bien saisir les messages, rien de mieux qu’être face à face. Braithwaite suggère aussi de travailler en paires, que c’est habituellement une bonne formule.
  • Régler les problèmes — Attention que les exceptions ne deviennent des habitudes. Comme le dit le proverbe, la meilleure façon de devenir fou, c’est de continuer à faire la même chose en s’imaginant qu’on va avoir un résultat différent. Et les demandes qui changent en cours de route? Il n’avait pas de solution miracle là-dessus…

Avec qui travailler?

Son exemple était le suivant: si tu veux engager un jongleur, qu’est-ce que tu vas lui demander? De jongler! Tu ne lui demanderas pas que quelqu’un te dise qu’il sait jongler. Rien de mieux donc selon lui que de tester un programmeur avec un mandat ponctuel ou en lui demandant de réviser une partie de votre code pour voir ses aptitudes. Comme les projets pleuvent et que les bonnes ressources sont rares, il faut montrer l’importance accordée à leur travail avant et après l’embauche. De la même manière, il invite à outsourcer ou automatiser toute tâche redondante pour garder le monde stimulé. Et à propos des divas, il estime que tout le monde dans l’équipe doit suer, y compris les superstars. Regardez n’importe quelle équipe sportive gagnante pour valider cette affirmation.

Finalement, en tant que gestionnaire, il ne faut pas oublier qu’on ne code rien, qu’on n’intègre rien et qu’on ne design rien. On n’est pas là pour le comment mais plutôt pour le pourquoi et pour la philosophie à adopter. On ne fait que connecter les bons éléments et animer leur motivation, puis ce sont eux qui créent.

demo like a demon

Comment faire une démo efficace? Voici un condensé de la présentation de David Crow (Microsoft, democamp) et Leila Boujnane (Idée) vue à MeshU hier, intitulée “How to demo like a demon?”. Leur présentation est disponible ici, mais se limite à plusieurs grands titres. Le résumé suivant risque de plus vous parler:

Quelle attitude adopter?

  • Ralentir, respirer. Durant la présentation, ralentir et respirer. Elle est revenue souvent sur ce point, qui semble donc important et difficile à mettre en pratique. Regardez un discours des grands orateurs comme Barack Obama. Ces personnes disent un très petit nombre de mot à la minute.
  • Utilisez le contact visuel, allez chercher du feedback du public, créez une relation.
  • Vous n’avez pas besoin d’être confiant. Ce qui compte, c’est que vous ayez l’air confiant.
  • Si vous faites une démo sur ce projet, il vous passionne. Laissez transpirer cette passion. Montrez comment elle vous a transformé en magicien, que vous avez solutionné des problèmes importants.

Comment se préparer?

  • Avant toute chose, créez quelque chose qui mérite d’être présenté en démo!
  • Renseignez-vous sur votre auditoire. Ceci vous permettra d’ajuster le niveau technique, de comprendre leurs préoccupations et de prévoir le type de questions.
  • Familiarisez-vous avec le lieu et les moyens techniques. Y a-t-il un micro, est-ce que votre ordinateur a la bonne résolution, est-ce que la salle est trop claire?
  • Vous devez donc minimisez les incertitudes autant techniques que humaines. Malgré tout, le facteur démo peut survenir (bug) et vous devrez avoir un plan de secours. Qu’est-ce qui arrive si j’échappe du café sur mon clavier? Si la lampe du projecteur brûle (ça m’est déjà arrivé)? Si la connexion Internet coupe? Pour les cas extrêmes, ça prend deux laptops, copie sur une clé USB, utilisez des formats standards (pdf au lieu de powerpoint)…
  • Scriptez le scénario de la démo, peaufinez le message. Tous les bons orateurs semblent faire ça naturellement mais c’est parce qu’ils se préparent pendant des heures. C’est là que la magie doit commencer.

Quel doit être le contenu de la démo?

  • L’objectif doit être clair dès le départ: pourquoi cette demo devrait leur importer? En une phrase: qu’est-ce que vous faites? Ensuite: qu’est-ce que ça implique pour eux?
  • Objectif de la démo est de générer un intérêt, voire de l’excitation face à ce que vous offrez.
  • Quel est le message que vous voulez passer? Il doit tenir sur une ligne et parler à votre audience. Vous devez le répéter à plusieurs reprises dans la présentation.
  • Racontez une histoire: Le protagoniste a un problème, voici comment il a réglé ce défi avec notre solution. Notre nature fait que les histoires captent notre attention.
  • Imaginez un monde où… Débutez une phrase ainsi pour faire visualiser à quel point votre solution est géniale. Imaginez un monde où vous n’avez pas besoin de payer 6000$ à un agent pour vendre votre maison, tout en étant entouré de professionnels. Imaginez un site qui vous permet(trait) de trouver toutes les maisons à vendre d’un seul endroit. Imaginez un monde où vous pouvez prendre votre robot par la main pour le programmer.
  • Allez rapidement au wow! Allez tout de suite au cœur de l’histoire, les gens n’ont pas toute la journée. Profitez des premiers instants pour capter leur attention. Problème -> Processus -> Solution. Pas de blabla à propos de vous, de votre équipe ou d’autre chose, surtout pas au début de la présentation.
  • Utilisez de vraies données, ça ajoute à votre crédibilité et aide à comprendre l’utilité de votre application.
  • Pourquoi pas terminer avec une exclamation plutôt qu’une diapo écrit “Questions?”. Finissez ça avec quelque chose d’impressionnant, une invitation sur un site pour en savoir plus…

Quoi ne pas faire?

  • Bug logiciel ou matériel, mortel.
  • Certaines personnes ne sont pas faites pour faire des démos, point à la ligne. Vous ne devez pas laisser quelqu’un de votre entreprise faire une démo si elle n’est pas excellente à ça.
  • Une démo n’est pas un tutoriel et surtout pas une séance de codage.
  • Pas de jargon, pas de buzzwords.
  • Pas prendre de questions durant la présentation, pas briser le rythme. Poliment demander d’y revenir à la fin.

Bonne démo!

MeshU08

21.05.2008

taxi toronto

J’arrive d’une journée fort intéressante de conférences à Toronto dans le cadre de MeshU. Plein de conférenciers intéressants, compétents, avec des expériences pertinentes à partager dans le développement d’applications web.

Étonnamment, la discussion la plus intéressante de la journée a été avec Massoun. Massoun qui? Un entrepreneur à succès? Un programmeur génial? On a déjà parlé de lui sur Techcrunch? Non, un chauffeur de taxi qui nous a amené à l’aéroport. Voyant qu’on parlait français, il nous demande si on retourne à Montréal. On répond qu’on va plutôt à Québec. “Oh, je suis déjà allé il y a quelques années, je ne suis pas bon en français mais je parle allemand.” Puis on a su un peu de son histoire, drôlement plus riche que plusieurs participants avec qui nous avons parlé qui se foutaient royalement de tout ce qui se passait à l’extérieur de leur petite personne.

Massoun est Iranien. Il a étudié dans les années 60 en Allemagne en génie agroalimentaire. Puis il est retourné dans son pays natal et a contribué a irriguer des terres pour permettre l’agriculture dans un climat désertique. Lorsque la révolution iraniene est arrivée, il avait une chose en tête: quitter le pays pour ses enfants. Il est venu au Canada parce que sa belle-soeur y habitait. Il n’a pu se trouver un emploi dans son domaine, principalement à cause de la barrière de la langue. À l’épogue, il baragouinait un peu d’anglais, sans plus. Aujourd’hui il n’est pas aigri d’être devenu chauffeur de taxi: ” Je suis mon propre patron, je travaille quand je veux, mes enfants sont grands aujourd’hui et ils s’en tirent bien. Ma fille termine son doctorat en neuro-psychologie à McGill et s’en va faire de la recherche en Californie, à Stanford. Je suis content, j’ai réussi ma vie.” Chapeau Massoun, bravo pour le sacrifice et l’accomplissement. Encore une fois très inspirant pour un nouveau père.

Évidemment on n’a pas eu des discussions qu’avec des gens fendants. On en a eu plusieurs autres fort enrichissantes dont je vous entretient dans les prochains jours.

[photo: insightimaging sur Flickr]

cycle de la vie

Ce qui nous marque dans notre jeunesse forme une bonne partie de notre personnalité. Si vous avez la chance de voir les conférences de l’acteur Marcel Leboeuf, il vous le fera réaliser. Pour lui, c’était entre autre les journées à la gare avec son père à regarder les gens se quitter et se retrouver dans l’émotion. Pour moi, c’était le bmx dans le bois derrière chez nous et la construction de cabanes. On a tous des souvenirs très clairs de certains moments qui semblaient anodins mais qui, avec du recule, étaient importants. Dans ce sens, je trouve que la carte d’iXmédia de Noël passé était très bien pensée. Tous ces jouets qui ont piqué notre imagination ont probablement allumé quelque chose en nous qui nous reste.

Ce qui nous marque collectivement définit ce que nous sommes comme génération. Je viens justement de lire un article du Harvard Business Review que je traine depuis un petit moment intitulé “The next 20 years: How Customer and Workforce Will Evolve.” Cette lecture, combinée à mes nouvelles expériences de père, alimente la présente réflexion.

Selon leurs études, les événements historiques forment les générations, qui à leur tour causent les événements historiques. Il s’ensuit selon eux un cycle de générations qui peuvent être de quatre types, selon ce qu’ils expérimentent dans leur jeunesse. La séquence se répète depuis les années 1800 en Amérique.

  • Prophète - Cette génération nait après une grande crise, comme une guerre. La génération des boomers (1943-1960) en est un exemple.
  • Nomade - Nait dans une période de renouveau spirituel où les jeunes du temps défient les règles établies. La génération X (1961-1981) en est un exemple.
  • Héro - Nait après une époque de renouveau spirituel, où l’individualisme trône et le nationalisme prend le dessus. La génération du millénaire (1982-2005) en est un exemple.
  • Artiste - Nait durant une grande crise, comme la génération de nos grands-parents (grandes guerres) et celle de mon fils (période trouble après 9-11).

On n’appartient donc pas à une tranche d’âge mais bien à une génération. Pour comprendre ceux qui seront dans la quarantaine dans 20 ans, il ne faut pas regarder ceux dans la quarantaine actuellement, mais bien ceux dans la vingtaine. Votre génération ne ressemble donc nécessairement pas à la génération précédente mais plutôt à la génération qui l’a élevée.

Il faut donc éviter de faire l’erreur commune d’extrapoler la tendance actuelle pour prédire le futur puisque le changement social est cyclique. Ce constant est plutôt encourageant en tant que père…

Prédire le futur.

Selon ces cycles, on peut à leur avis prévoir comment les générations actuelles se comporteront dans les années à venir. C’est là l’intérêt de leur approche d’un point de vue entrepreneurial. Selon eux, les générations en places présenteront les comportements suivants dans le futur.

  • Boomers - À mesure que la génération X prendra le contrôle des institutions, ils afficheront de plus en plus de résistance. Plusieurs seront frustrés par la place des X. La retraite prendra une connotation négative. Ils chercheront des produits qui représentent leurs convictions. Ils tenteront de garder le contrôle sur leur environnement.
  • Gen X - Les X vont continuer d’évaluer les produits selon leur efficacité, leur utilité et leur personnalisation de masse. Au travail, ils seront à la tête d’entreprises décentralisées. En tant que consommateurs et décisionnaires, ils chercheront à éliminer les intermédiaires (avocat, agent, courtier…). En tant qu’entrepreneurs, ils chercheront à explorer tous les recoins de marchés non exploités. Pour eux, la méthode est clairement moins importante que le résultat.
  • Millénaire - Les membres de cette génération seront en interaction constante entre eux. Bien que bon nombre d’employeurs se plaignent déjà de leur manque de ponctualité et d’éthique de travail, ils seront au travail confiants et compétents. Ils auront tendance à considérer leurs collègues comme des alliés plutôt que des rivaux. Les avantages d’un travail non monétaires seront appréciés par cette génération.

Alors, vous vous reconnaissez?

[Photo: pixininja sur flickr]

the straight story

La famille, c’est fort. Une des plus belles histoire que j’ai pu voir au cinéma l’illustrant s’intitule “the Straight story“. C’est le récit vécu d’un vieux qui ne peut plus conduire, mais qui veut se réconcilier avec son frère qui habite à 240 miles de chez-lui. Pour compléter le parcours, il part sur son vieux tracteur à gazon John Deere, donnant lieux à un road trip inhabituel.

Est-ce une bonne idée de bâtir une entreprise autour de ce lien viscéral qui unit une famille? Gérer une entreprise est complexe. On doit souvent prendre des décisions au flair, se basant sur des informations incomplètes. Quand on ajoute une couche de sentiments à cette prise de décision, on ajoute une complexité certaine. C’est presque un stéréotype d’entendre qu’il ne faut pas mélanger affaires et famille. Pourtant, de nombreuses entreprises en santé ont pour cellule souche une famille. L’entreprise profite alors du lien de confiance, du sentiment d’appartenance et de la complicité entre les dirigeants. Ce système est performant mais risque l’instabilité.

Ça fait une vingtaine d’années que je baigne dans un milieu familial entrepreneurial, pour le meilleur et pour le pire. J’ai encore des entreprises avec des membres de ma famille et des amis. Cette réflexion, je l’ai donc bien mûrie et j’essaie de la mettre en pratique. Elle s’applique aussi aux entreprises qui rassemblent des amis comme fondateurs. Comment faire, donc, pour arriver à être en affaires avec des gens qu’on aime depuis longtemps?

  • Avez-vous vraiment besoin ou envie de travailler ensemble?
    Les entreprises familiales ont été dans ma famille une grande source de joie… et de conflits. En grandissant, j’ai toujours eu le choix évident de m’impliquer dans des projets familiaux déjà bien en marche. Il faut à mon avis éviter de prendre ce choix par défaut si on est inconfortable avec. Il n’y a rien de pire pour un esprit libre et entrepreneurial que de se sentir pris dans un cul-de-sac. Devant la difficulté de travailler avec mes proches il y a quelques années, j’ai fait un détour pour faire mes preuves et construire ma confiance ailleurs, notamment à l’école et en voyages. Aujourd’hui, je suis de nouveau impliqué dans les projets familiaux. Non seulement j’y suis de plein gré, mais je peux apporter des aspects constructifs distinctifs que je n’aurais jamais apportés en étant toujours resté dans l’entreprise. Pour que la dynamique soit intéressante, il faut que les différents membres de la famille puissent apporter différentes expertises et façons de régler des problèmes. Bref, il faut être là librement et avoir les coudées franches.
  • Faites comme si vous étiez des étrangers.
    Ce qu’il y a de plus paradoxal dans les relations humaines, c’est que plus on aime quelqu’un, plus on s’en permet. En affaires avec nos proches, on est parfois moins rigoureux, moins polis qu’avec de purs étrangers. Trouvez l’erreur.
  • Respectez le pouvoir des mots.
    Dans le même ordre d’idée que la précédente, il faut faire attention à ce qu’on dit. Un même message, transmis d’une façon, peut blesser un allié et altérer le climat de façon négative et durable. Parfois, on finit par se calmer mais ces mots reviennent résonner dans notre tête et nous faire resserrer les dents. Dans des situations stressantes où tout le monde est à fleur de peau, il faut peser ses mots.
  • Qui fait quoi?
    Une des plus grandes sources de conflits dans l’entreprise familiale vient du fait que l’autorité est partagée entre plusieurs personnes. Ceci est d’ailleurs très désagréable pour les employés de l’entreprise, qui se retrouvent entre l’arbre et l’écorce. Ces zones d’incertitudes provoquent des frictions entre les dirigeants qui tirent chacun de leur côté. Il faut savoir se faire confiance et définir les juridictions de chacun le plus clairement possible.
  • Rattachez-vous au but commun.
    La diversité, dans l’évolution ou dans une entreprise, est vitale pour survivre et se renouveler. Cette variété d’idées et de méthodes peut cependant devenir une source de discussions très animées. Quand ça dérape, il faut savoir rassembler les troupes autour d’un but commun. Une fois que tout le monde s’entend sur l’objectif, on peut généralement trouver une méthode pour y arriver.
  • Sachez quand vous retirer.
    Il est possible, à mesure que l’entreprise progresse et que vos situations personnelles changent, que l’alliance ne soit plus souhaitable. C’est particulièrement vrai si les buts de tous, jadis commun, commencent à diverger. Alors il est probablement préférable de prévoir le départ un peu à l’avance, avant que ce ne soit tendu et que ça ressemble à un épisode des Lavigueur. Je suis certain que vous préférez terminer vos jours au sein d’une famille unie, plutôt que de faire 240 miles en tracteur à gazon pour aller réparer une des relations les plus importantes de votre vie.

foire comerciale

Les foires commerciales sont intéressantes à plusieurs niveau pour faire du développement des affaires:

  • C’est plein de clients potentiels! Non seulement on peut y faire des ventes, mais ce bain de foule est toujours un bon exercice pour se reconnecter sur leurs préoccupations réelles.
  • On peut aussi y rencontrer des des partenaires d’affaires potentiels qu’on ne rencontrerait pas autrement. Le contact humain peut faire toute la différence pour initier une relation d’affaires fructueuse.
  • Ce type d’événement vous donne une vue d’ensemble de votre domaine. Ça permet de mieux saisir le contexte dans lequel vous travaillez, d’anticiper en voyant les tendances qui se dessinent.
  • Dans ce bouillonnement, on a souvent de bonnes idées qui surgissent qu’on n’aurait jamais eu en restant dans notre milieu.

Les expos commerciales ou les conférences commerciales peuvent donc être de bon tremplin de donner une énergie nouvelle à vos vendeurs et penseurs. Le prix à payer pour tout ça: des frais d’inscription, de transport, d’hôtel et de resto, devoir quitter la maison et le bureau. Temporairement, on perd en productivité. De plus, le voyage en avion est tellement rendu inneficace que parfois il serait plus vite de faire le voyage en voiture. Mais bon, souvent, ça vaut la peine.

Pourrait-on penser à un autre moyen de faire des foires commerciales? C’est ce que propose Expo21xx, une foire commerciale en ligne pour l’industrie développée en Allemagne. Le concept n’est pas révolutionnaire, c’est un genre de répertoire bonifié.  Jamais ça ne battra les poignées de mains non plus, mais au moins ça a le mérite de ressembler en un endroit un sommaire de l’information sur un domaine en particulier. Une “aile” est sur l’automatisation et le Laboratoire de Robotique de l’Université Laval s’est fait offrir un “kiosque“. On verra ce que ça donnera.

[Photo: Tarosastic sur Flickr]

sleeping horse

N’importe quelle organisation est confrontée à des choix de technologies. Une fois qu’on a choisi sa monture, il y a certains aspects qu’on ne contrôle plus. Certaines technologies sont bien vivantes et continuent de se développer: elles courent dans la bonne direction. L’autre s’en va paître dans le coins du champs et vous êtes là à essayer de la fouetter pour qu’elle se bouge un peu. Ces technologies sont parfois plus grosses que vous, surtout si vous êtes une PME. Vous êtes alors un pou accroché sur un cheval. Si celui-ci va dans la bonne direction, il vous fait faire du chemin. Sinon, le pou que vous êtes devra un jour change de cheval. Plus on est rendu loins dans l’implémentation d’une technologie, plus la changer a des implications profondes et coûteuses. Souvent, on se demande “est-ce que ça vaut la peine de changer?”. Les technologies nous font prendre des chemin en étoile, plus on avance, plus on s’éloigne des autres chemin. Des dilemmes important surviennent alors.

C’est ce qui se passe actuellement à l’Université Laval, que je fréquente. Il y a un gros débat en ce moment sur le renouvellement de services technologiques offerts aux étudiants. Tel que présenté par mon collègue du labo de robotique Nicolas Lauzier dans sa lettre dans l’impact Campus, l’université a choisi le mauvais cheval (Oracle) au détriment d’un cheval qui demande beaucoup moins de foin et qui court aussi vite (Logiciel libre). Aujourd’hui, ils doivent faire une mise-à-jour des systèmes et ils ne veulent pas changer de plate-forme: ils sont rendu trop loin sur leur chemin, ils ont développé une expertise avec les systèmes en places, etc. Je n’entrerai pas dans la politique de ce sujet, il y en a déjà assez qui le font. L’avis présenté par Nicolas est exactement le mien de toute façon.

Cette histoire m’a amené à me poser la question “Comment miser sur le bon cheval technologique?” La question a plusieurs volets:

  • Qui développe?
    Est-ce que c’est une compagnie solide avec une certaine vision? Est-ce que votre secteur est important pour eux ou ils travaillent dans d’autres directions? Si c’est un logiciel libre, est-ce qu’il est supporté par une communauté dynamique de développeurs? Dans tous les cas, est-ce que les ressources d’aide est disponible
  • Compatible à d’autres standards de votre industrie?
    Aujourd’hui, les systèmes doivent s’intégrer les uns et les autres. Si votre technologie n’est compatible qu’avec elle-même, vous vous dirigez probablement dans un cul-de-sac.
  • Flexible à vos besoins?
    Votre projet est unique. Est-ce que la technologie peut s’y adapter et évoluer avec lui? Si vous avez les bonnes personnes, les logiciels libres sont souvent avantageux de ce point de vue.
  • Base de clients?
    Qui utilise la plate-forme? Sont-ils des entreprises en croissance qui pousseront le développement en avant?
  • Main-d’œuvre disponible?
    C’est bien beau une technologie, mais aurez-vous des gens capable de s’en servir? Est-ce qu’il y en a dans la région provenant des différentes institutions d’enseignements ou de grosses entreprises?
  • Coûts?
    Il faut voir les différents coûts: l’achat de licence, le coût de développement, le temps de développement qui dicte le timing de vos lancements de produit, les coûts dans 1, 3, 5 ans, etc.

En robotique comme en web, l’impact de la plate-forme choisie peut avoir des conséquences importantes, pouvant impacter jusqu’à la viabilité même de votre projet.

[Photo: Homies in Heaven sur Flickr]

market_melt.jpg

Tous ceux qui ont eu une entreprise savent à quel point ça peut être difficile d’assurer sa croissance et de faire de l’argent. Il faut aligner les bonnes personnes, le bon savoir, la bonne attitude, le bon timing, mettre une grande quantité d’énergie, avoir de la chance… Et quand on a enfin quelque chose qui fonctionne, ça se met à gonfler et on en perd le souffle. Plus les entreprises grossissent, plus elles deviennent inefficaces. Par inneficace, j’entend ce qu’on a en bout de ligne pour 1$ dépensé. La direction perd le contact avec les employés, le milieu social, le produit, etc. Elles croulent alors sous leur propre poids: des réunions, de la paperasse, de la politique, bref plein de friction qui dissipe de l’énergie. Comme la navette spatiale, elle continue d’avancer malgré son innéficacité, mobilisant des quantités incroyables d’énergie. Je sais que c’est comme ça mais qu’est-ce que vous voulez; le gaspillage, ça me fait mal au coeur. Je tiens ça de ma mère. Un des grands principes qui me reste dans mes étude en physique est qu’à chaque transfert d’énergie, il y en a une fraction qui se perd.

C’est entre autre pour ça que la bourse me laisse septique. L’investisseur prend son argent, la met dans les mains d’un courtier, qui achète des actions en se prenant une cote au passage. Puis les dirigeants de l’entreprise gèrent cet argent, qui n’est pas la leur. Avez-vous déjà joué au poker avec de la vrai argent? Avez-vous remarqué une différence avec une partie sans argent réel? Ça a beau être 5$ au total, ça fait toute la différence. Les gens ne sont pas concernés par l’argent qu’ils gèrent autant que si c’était la leur. C’est une autre raison pourquoi je ne crois pas en ce système de financement public des entreprises. À voir les crises périodiques, il n’y a rien pour me convaincre.

D’ailleurs, vous avez des placements boursiers et que vous voulez vous étourdir? Allez-voir les cotes en 3D de Poly9, fraîchement mises en ligne à l’occasion de la “crise” actuelle.

dog face-off

 

Quand on commence dans un domaine, on rencontre pleins de gens qui nous impressionnent. C’est aussi vrai dans le monde des affaires que dans le monde de la recherche. Ce sont des personnes bien en vue, souvent avec une réputation qui les précède. S ‘ils ont réussis dans des champs aussi compétitifs, ce ne sont pas des idiots. Ils sont donc pleinement conscients de leur succès. Certains en abusent, d’autres en usent avec humilité. En tant que recrue, on peut perdre nos moyens face à de telles statures. C’est normal que c’est gens nous impressionnent, on les respecte. Cependant, il ne faut pas perdre confiance quand on a à interagir avec eux. Voici donc pourquoi, à mon avis, personne ne doit vous impressionner:

 

 

  • Parce que tout le monde est humain.
    Tout le monde est humain. Cliché, mais bien vrai. Certaines personnes ont de grands talents, de grandes connaissances, beaucoup d’argent, etc. Fondamentalement, ils sont humains. Ils ont eu une mère, un père, des qualités et des défauts. Le temps avance pour eux comme pour vous et ils finiront au cimetière comme vous. Votre vie, vos expériences d’humains et vos idées sont aussi valables que les leurs, même s’ils passent à la télévision ou roulent en Ferrari.
  • Parce que tout le monde commence à quelque part.
    Même la muraille de Chine a eu une première pierre. Einstein a appris à faire des additions, Mozart à lire la musique, Mario Lemieux à patiner de reculons. Péladeau, Desmarais, Bill Gates, tous ont gagné leur premier dollar à un certain moment. Il n’y a rien de gênant d’avoir moins d’expérience ou moins d’argent. Tout le monde doit commencer à quelque part.
  • Parce que les temps changent.
    Le timing est si important dans la vie. Pour parcourir tant de chemin, les gens en vue aujourd’hui ont souvent saisi un vague il y a un moment et seraient incapable de recommencer leurs exploits dans le contexte actuel. C’est vous, qui êtes de la nouvelle génération, qui comprenez les mutations actuellement en cours dans votre domaine d’expertise. Vous sentez ce qui est en train d’émerger pour devenir important. Cet avantage, vous l’avez sur eux. Si vous êtes attentifs à ce qui se passe autour de vous, travaillez fort et intelligemment, il y a de bonnes chances que vous vous fassiez transporter à quelque part où seul vous pouvez vous rendre.
  • Pour avoir leur respect.
    Je ne dis pas dans cet article de dénigrer ceux qui ont réussi. Je dis plutôt qu’il faut demeurer confiant en nos moyens même s’ils nous impressionnent. Si vous agissez de la sorte, vous avez d’ailleurs plus de chance de gagner leur respect. Et comme ils sont bien positionnés dans leur sphère, ça ne peur que jouer à votre avantage.
  • Parce qu’au fond, tout le monde devrait nous impressionner!
    Ma blonde est enceinte en ce moment, ce qui me porte à me renseigner sur le développement d’un nouvel humain. Je regarde ça de mon point de vue de roboticien, de quelqu’un qui essaie de fabriquer des machines intelligentes. et j’hallucine. Le fait qu’on existe, qu’on puisse interagir, apprendre et grandir, ça c’est réellement impressionnant. Chaque personne est un miracle de l’organisation de la matière, chaque personne a une expérience de vie unique qu’on se doit de respecter.

 

[Photo: Milton CJ sur Flickr]

energie.jpg
[Énergie? Photo de Ben Beltran sur Flickr]

Stressé, fatigué, irrité? Vous en avez trop à faire et faites la course pour sauver les minutes afin de pouvoir compléter votre journée? Vous travaillez plus pour faire tout ce que vous avez à faire, vous coupez dans le sommeil, les repas et dans l’exercice, ce qui vous rend moins productif, ce qui ajoute à votre stress… et la roue tourne! (Tiens, ça me rappelle une comptine pour les enfants [écouter]). Peut-être que votre focus n’est pas au bon endroit… Et si vous mettiez plus d’emphase pour augmenter votre niveau d’énergie que sur la gestion de votre horaire?

Je viens de lire un article de Harvard Business Review (le même volume que l’autre fois à propos de Jeff Bezos) intitulé “Manage Your Energy, Not Your Time” et c’est plein de bon sens. J’aime me rappeler qu’on fait aujourd’hui plusieurs activités avec une machine qui a cessé d’évoluer il y a quelques milliers d’années: le corps humain. La machine n’a pas évolué en fonction des tâches qu’on exécute à notre époque, qui elles découlent d’impératifs qui ne collent pas à notre nature. Vestiges de la révolution industrielle et du travail en chaîne, on fonctionne sur des horaires rigides à l’intérieur desquels on est productif seulement une fraction du temps. Le reste de la journée, on fait des efforts pour rester concentré. On reste à l’ordinateur se disant que c’est comme ça que ça doit être. On aurait le goût d’aller prendre une marche ou de partir à courir dans le bois, mais ce ne serait pas convenable. Pourtant, c’est ce que notre physionomie et nos cycles naturels nous dictent.

L’auteur de l’article est Tony Schwartz du Energy Project. Il nous rappelle que l’énergie est définie en physique comme la capacité d’effectuer un travail. Fondamentalement, nous tirons l’énergie de ce que nous mangeons. Cependant, on peut moduler notre énergie avec notre corps, notre émotions, notre intellect et notre esprit. Voici un sommaire de ses suggestions à propos des différents types d’énergie.

  • Le corps: l’énergie physique
    • Bien manger, dormir et bouger. C’est la base qui permet d’avoir un niveau minimum d’énergie, qui nous aide à gérer nos émotions (ma blonde va aimer lire ça…) et à se concentrer.
    • Notre corps a un cycle naturel de 90 à 120 minutes tout au long de la journée. Durant ce cycle, on passe d’un niveau de grande énergie à une période où notre corps a besoin d’une pause pour récupérer. Vous savez, quand on n’est plus concentré, qu’on a faim et qu’on baille… En ignorant ces signaux et en continuant à travailler, on épuise nos réserves plus rapidement pour la suite de la journée. De prendre de courtes pauses pour décrocher de notre poste de travail (marcher, parler à un ami, écouter de la musique) permet de maintenir une énergie constante tout au long de la journée.
    • Insérez dans votre routine un moment pour bouger. Non seulement c’est bon pour le corps mais cette période peut être la plus créative de votre journée. Quand on bouge, on ne cogite pas activement, ce qui permet à notre hémisphère droit de prendre le dessus. Sa capacité plus grande à avoir une vue d’ensemble limite moins l’imagination et permet de faire des bons vers l’avant dans nos raisonnements. Par expérience personnelle, je confirme cette affirmation. Les grandes lignes d’une bonne partie de ma thèse ou d’idées d’affaires ont été élaborées en courant sur le bord de la rivière Chaudière.
  • Les émotions: La qualité de l’énergie
    • On est plus performant dans un état positif. Malheureusement, on ne peut pas physiologiquement être sur un high continuel. On doit refaire le plein de positif quand on glisse dans le négatifs. Schwartz suggère trois trucs:
    1. Savoir reconnaître les événements qui déclenchent les émotions négatives puis essayer de gagner du temps en prenant plusieurs bonnes respirations profondes. Souvent, ce sera suffisant pour désamorcer une réaction explosive provoquée par le négatif.
    2. Exprimez votre gratitude aux autres. C’est aussi bénéfique pour celui qui donne la tappe d’encouragement dans le dos que pour celui qui la reçoit.
    3. Apprenez à changez les histoires que vous vous racontez. Les événements surviennent, mais la perception qu’on en a ne dépend que de nous. Et c’est cette perception qui nous provoque des émotions. Si on réussit à adapter notre perception — sans évidemment jouer à l’autruche ou se mettre des lunettes roses — on peur réagir mieux à un événement à prime abord négatif. Combien de fois dans notre vie avons-nous eu des moments difficiles? La vie est une série de hauts et de bas. Pourtant, à chaque fois qu’on est dans un bas, on oublie que ça va s’améliorer, comme les 12 000 fois précédentes. Un truc proposé est justement de se demander quelle sera notre perception de cet événement dans six mois. La plupart du temps, on n’y pensera même plus. Un truc que j’utilise personnellement est de me m’imaginer dans Google Earth et de dézoomer au maximum. Déjà la Terre est ridiculement petite à cette échelle, je suis encore plus petit, et mon problème aussi. Changer de perspective permet de remettre les choses en contexte.
  • L’intellect: L’énergie de concentration
    • On pense souvent que d’opérer en mode multi-tâches est une nécessité pour réaliser tout ce qu’on a à faire. En fait, c’est l’inverse, ça diminue grandement la productivité. Un changement d’attention pour répondre au téléphone ou à un email peut augmenter la durée de la tâche initiale jusqu’à 25%. C’est beaucoup plus efficace de se concentrer 90-120 minutes sur une activité, de prendre une pause et de se concentrer de nouveau sur une autre. Différents trucs sont:
    1. Fermer les téléphones et les blackberry durant les rencontres. Répondre aux messages par la suite.
    2. Répondre à ses emails seulement à 2-3 moments déterminés par jours.
    3. Identifier à chaque soir l’activité la plus importante à compléter le lendemain et l’attaquer dès l’arrivée au bureau, avant même de regarder ses emails.
  • L’esprit: L’énergie de la réalisation personnelle
    • Si nos activités au travail sont bien alignées avec nos valeurs, on sentira que ce que nous faisons a du sens, on se sent mieux et plus positifs. Quel est votre zone, les activités dans lesquelles vous excellez et dans lesquelles vous êtes absorbées quand vous les réalisez? Comment faire en sorte que votre travail vous permette d’opérer le plus possible dans cette zone?

Il insiste que les entreprises doivent non pas en demander plus aux employés mais plutôt investir d’avantages en eux, afin qu’ils soient motivés et qu’ils donnent le meilleur d’eux-même. D’ailleurs, plusieurs le font déjà en construisant des salles pour relaxer et se changer les idées, en payant une partie des frais de centre d’entraînement, en installant des douches permettant aux employés d’arriver à vélo. Certains vont jusqu’à faire des réunions en s’entraînant. Facilement, deux mesures qui peuvent avoir un impact sont de définir une plage sans réunion à tous les jours où chacun peut se concentrer sur ce qu’il a à faire, et arrêter de prendre ses emails dans les réunions. Les individus, de leur côté, doivent reconnaître les comportements qui les appauvrissent en énergie et s’engager à les modifier. Bon, je suis dû pour une pause.