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Archive pour la catégorie ‘Jeux vidéo’


(photo: miss Ali sur Flickr)

On est tous dépassés par les générations qui nous suivent, même quand on est chirurgien. Certains chercheurs parmi ceux-ci trouvaient que les jeunes chirurgiens apprenaient plutôt vite les nouvelles techniques. Ils ont donc mené une étude pour déterminer si les jeux vidéos avaient quelque chose à voir là-dedans.

La réponse est oui. Tel que mentionné sur Technaute, l’étude intitulée “The Impact of Video Games on Training Surgeons in the 21st Century” publiée dans les Archives of Surgery de février 2007 conclut que les chirurgiens qui jouent au jeux vidéos améliorent leur coordination oeil-main. Lors d’une expérience comparant des groupes de résidents effectuant des opérations laparoscopiques, ils ont mesuré que ceux qui jouent aux jeux vidéos plus de 3h/semaine (En comparaison, l’adolescent américain moyen joue 9h/semaine aux jeux vidéos) augmentent leur rapidité d’en moyenne 27%, et réduisent leurs erreurs de 33%. Ce dernier résultat est significatif considérant qu’entre 44 000 et 98 000 morts surviennent des suites d’erreurs médicales aux États-Unis, entrainant des coûts de près de 40 milliards de $US.

Ken Perlin est un professeur en informatique de l’Université de New York. Il présentait à la conférence SIJS 2006 le fruit de son travail sur la scénarisation d’animations 3D. En ce moment, une animation dans les jeux vidéos est définie sur une ligne du temps. “À tel moment, monte ton bras, après tant de frames, l’animateur dit touche ton sourcil, etc.” Ses études portent sur le développement d’outils pour amener l’animation plus proche de ce qui se fait en cinéma avec de vrais acteurs. Dans ce contexte, l’acteur suit le script. Il n’a pas besoin de se faire dire de monter le sourcil pour montrer qu’il est sceptique, ce qui est spécifié dans le script. Perlin vise donc à paramétriser le comportement de personnages 3D pour amener l’animation à un niveau de commande plus élevé. Je vous invite à aller voir plusieurs de ses prototypes qui sont en ligne, c’est plutôt drôle. J’aime particulièrement Polly, le personnage avec le nombre minimum de polygones capable de provoquer une émotion.