Des surfs nucléaires
Friday 9 February 2007Il y a quelques années, on s’est installés mon ami et moi dans une petite ville côtière de Nouvelle-Zélande. Un jour, un vieux surf bum américain psycho-zen est arrivé à l’auberge de jeunesse et on lui a montré les alentours. Pour nous remercier, il nous a refilé avant de partir ses vieux t-shirts, dont un à l’effigie de Clark Foam. “Il est cool celui-là”, on trouvait. Clark Foam, c’est le fournisseur principal des planches de polyuréthane à la base de la majorité des planches de surf dans le monde, dont celles du shaper local Ralph Blake.
En fait, c’était le fournisseur principal, car l’entreprise basée en Californie a dû fermer en 2005 devant des menaces de l’Agence de protection environnementale américaine (l’EPA, celle-là même qui vient de se faire amputer une partie de son financement dans le nouveau budget américain).
Une alternative aux planches de Clark a paradoxalement émergé d’un endroit complètement à l’opposé de la culture de ce sport: Le laboratoire de Sandia. La mission de ce labo est d’avancer la technologie pour la défense américaine. Entre autres choses, c’est à cet endroit qu’ils développent l’armement nucléaire américain. Et c’est précisément de ce champs d’expertise que provient le TufFoam, un remplaçant de la mousse Clark, sans les produits chimiques dangeureux. En fait, le matériau est un dérivé de la mousse utilisée dans les têtes d’ogives nucléaires.
L’histoire est racontée dans cet article de Wired.


