Archive pour la catégorie 'Robotique'

Emploi d’été au laboratoire de robotique

Wednesday 16 April 2008

Le laboratoire de robotique de l’Université Laval est à la recherche d’une personne, idéalement une étudiante ou un étudiant, pour un emploi d’été en électronique. Il s’agit essentiellement d’un travail technique à temps plein (35 heures semaine) pour la période du 5 mai au 15 août 2008. Il est possible d’avoir une entente sur l’étalonnement des heures si nécessaire. Fonctions de l’emploi :

En collaboration avec les ingénieurs du laboratoire de robotique, du département et des techniciens en électronique du département, la personne devra principalement :

  1. Travailler sur la mise en place d’un contrôleur de robot;
  2. Effectuer des montages et assembler divers systèmes, appareils ou circuits; effectuer le câblage, les connexions et les configurations nécessaires au fonctionnement adéquat des équipements;
  3. Participer à l’évaluation et à l’analyse du choix de nouveaux équipements ou pièces et à leur implantation. Effectuer les recherches nécessaires dans les circonstances.

Exigences de l’emploi :

Une technique en électronique ou une expérience pertinente équivalente. Connaissance suffisante de l’anglais pour lire les manuels techniques. Pouvoir travailler à la fois en équipe, sous une supervision et seul. Versatile et avoir un souci du travail bien fait. Une expérience dans le montage et l’assemblage d’équipement électronique ou électrotechnique et de contrôle serait un atout.

Pour obtenir plus d’information sur les axes de recherche du laboratoire, vous pouvez consulter le site Internet à l’adresse http://robot.gmc.ulaval.ca. Pour toutes questions ou communications, veuillez contacter Boris Mayer-St-Onge à l’adresse courriel boris@gmc.ulaval.ca.

Bon séjour, Dextre!

Tuesday 11 March 2008

dextre

Le robot Dextre est parti aujourd’hui vers la station spatiale internationale. Ce torse à deux bras se retrouvera au bout du Canadarm2. Il servira pour effectuer la maintenance de la station. Vous pourrez suivre le déploiement de ce chef-d’œuvre sur le site de la mission STS-123 et dans les médias durant les jours à venir.

Éventuellement, il est possible que Dextre soit équipé de mains SARAH développées au Laboratoire de Robotique de l’Université Laval. Des versions de cette main sont actuellement testées à l’Agence Spatiale Canadienne et chez MDRobotics, fabricant des manipulateurs spatiaux canadiens.

À l’annonce de cette nouvelle, je réitère mon voeux que cette technologie demeure canadienne et ne soit pas vendue. Nous avons tous payé avec nos taxes le développement de cette expertise. En ce moment, aucun autre pays n’a autant d’expérience en robotique spatiale que le Canada. Pour combien de temps encore? C’est un créneau que nous nous sommes accaparés. Le bras canadien a été construit par le privé, mais il a été financé en totalité par l’Agence. Maintenant que la technologie est mature, il faut capitaliser dessus pour bâtir toute une industrie autour de la robotique spatiale, pas la vendre!

[Photo: Agence Spatiale Canadienne]

Personnalisation de masse, pourquoi?

Tuesday 4 March 2008

Cet article est la suite du premier d’un série sur la personnalisation de masse.

Quel est l’intérêt de la personnalisation de masse? 

Pourquoi se casser la tête à offrir des produits sur mesure alors que la production de masse fonctionne bien depuis l’après guerre? Et bien les avantages de la personnalisation de masse sont:

  • Pour un même prix, elle permet d’ajouter de la valeur. L’automatisation et l’optimisation des processus permet d’offrir un service personnalisé à un coût similaire d’un bien produit en série. Parfois, ceci permet d’éliminer des intermédiaires dans le processus, comme le font Dell et Lulu.com. Les gens, de plus en plus, veulent être traité pour ce qu’ils sont: des humains, dans toute leur individualité.
  • En adoptant la personnalisation de masse, vous mettez d’avantage en valeur votre savoir-faire que vos produits. Aujourd’hui, il est très facile de copier un produit. Cependant, un savoir-faire est l’expérience commune d’un groupe de personne unique et il peut difficilement être dupliqué.
  • Vous produisez sur demande. Ceci demande une grande flexibilité de vos précédés et de votre approvisionnement, mais évite d’avoir des inventaires invendus.
  • C’est le client qui décide. Vous n’avez pas à vous casser la tête sur le prochain style qui sera en vogue la saison prochaine dans votre industrie: le client vous dit directement ce qu’il veut. Ce processus vous permet d’ailleurs d’avoir un feedback et des nouvelles idées constamment du client.

Pour quels produits est-ce intéressant?

Ce ne sont pas tous les produits qui méritent ou qui peuvent être personnalisés. Personellement, je ne paierais pas plus cher pour une banane ou un coupe-ongle personnalisé.

Il y a une raison importante qui peut inciter quelqu’un à personnaliser un bien qu’il achète: la nécessité d’avoir des dimensions physiques précises. C’est ce qui pousse les gens à acheter des jeans Levi’s sur mesure. On peut aussi penser à certains aspects de la construction d’une maison: armoires, escaliers, fenêtres, bibliothèques intégrées, qui doivent remplir un espace bien précis qui varie souvent d’une maison à l’autre.

Bien sûr, les goûts peuvent inciter à personnaliser, mais c’est plus un luxe, voire un caprice, qu’une nécessité. Pour certains domaines où le style est un aspect important d’une décision (mode, décoration intérieure, accessoires d’auto, etc.), ça peut quand même être une raisons suffisante de payer un peu plus cher.

Prochain article: Quelles sont les limites de la personnalisation de masse?

Personnalisation de masse

Thursday 28 February 2008

foule jaune

Personnalisation de masse, n’est-ce pas une contradiction? À l’ère industrielle, certainement. Aujourd’hui, c’est une opportunité rendue possible par l’intégration de systèmes intelligents. Elle consiste à offrir des produits sur mesure à grande échelle, avec une efficacité se rapprochant de la production de masse.

Des exemples d’implémentation de personnalisation de masse sont:

Il existe différentes façons de personnaliser un bien ou un service. On peut par exemple utiliser des modules qu’on assemble ou avoir un produit de base dont on modifie les options. À la limite du spectre se trouve la personnalisation collaborative, où la compagnie obtient les spécifications exactes du client pour lui produire le bien ou le service sur mesure. Cet article est le premier de quatre qui traite de ce type de personnalisation. La série résumera plusieurs lectures, auxquelles j’ai ajouté mon avis personnel touchant deux domaines que je connais d’avantage: la robotique et le web. Un fichier pdf seras mis en ligne à la fin de la série avec les références pour ceux qui veulent en savoir plus.

1. COMMENT ÇA FONCTIONNE?

Le procédé est composé de trois éléments principaux

  • Élicitation
  • Procédés flexibles
  • Logistique

1.1. Élicitation

L’élicitation consiste à obtenir l’information nécessaire du client pour définir le produit qu’il désire. Selon le produit et le niveau de personnalisation, différentes informations peuvent être nécessaires.

  • L’identification, comme le nom et l’adresse.
  • La sélection d’attributs dans différents menus.
  • Les dimensions physiques.
  • La réaction aux prototypes.

Les deux premiers items se prêtent bien au web ou à un logiciel. D’ailleurs, certains produits ne traitent que de l’information tout le long du procédé (p. ex. assurances, itinéraires de voyage) et peuvent fonctionner avec ces deux types d’input. Selon le produit, les deux derniers peuvent demander une plus grande expertise, que ce soit du client ou de l’entreprise. Par exemple, les dimensions d’une personne peuvent avoir à être prises manuellement pour produire un jeans sur mesure. Ou encore, les dimensions d’une fenêtre ou de cabinets d’armoire peuvent être fournies par un contre-maître. Finalement, des prototypes virtuels ou réels peuvent être présentés au client pour qu’il l’ajuste en fonction de ses préférences.

1.2. Procédés flexibles

L’étape suivante est de prendre l’information recueillie du client et de la transformer en produit ou service grâce à des procédés flexibles. Le défi est d’avoir un système capable de produire en grande quantité à faible coût et avec une grande flexibilité.

S’il n’y a que de l’information à manipuler, tout se fait du côté logiciel. Si en bout de ligne un objet doit être construit, on fera alors appel à des machines spécialisées, des CNC ou encore des robots. Selon la nature de l’objet et de la tâche, le procédé peut se complexifier considérablement. S’il ne s’agit que de couper un tube de la bonne longueur (une dimension), la tâche est simple. En général, les tâches en 2D ne causent pas de problème non plus (p. ex. graver du bois, couper un tissu, etc.). En 3D, ça peut devenir plus compliqué, toujours selon les formes et l’apparence à obtenir en sortie. Le développement de ces procédés peut demander beaucoup de ressources.

1.3. Logistique

La logistique commence dès la commande du client. Tout le long que le produit est fabriqué, il doit être identifié à la bonne commande. Un grand volume arrive à la sortie du procédé de fabrication. chaque item doit par la suite être acheminé directement au client, un à la fois. On est donc bien loin du transport par lot, ce qui le bonheur des UPS et FedEx de ce monde.
Prochain article: Quel est l’intérêt de la personnalisation de masse?

[Photo: Twose sur Flickr]

Un nouveau da Vinci à Montréal

Tuesday 19 February 2008

da vinci robot

Hier était annoncée l’arrivée d’un robot médical da Vinci nouvelle génération à l’hôpital général juif de Montréal, le troisième du genre au pays. Ce robot est le plus célèbre des robots médicaux et est un franc succès commercial. Il permet d’effectuer des opérations de précision contrôlé par un médecin. Il semblerait — rumeur non confirmée — que la compagnie canadienne Quanser ait participé au développement du robot.

Une information qui m’a frappé au journal télévisé de TVA où j’ai pris connaissance de la nouvelle est que “l’appareil dont on a fait l’acquisition au coût de 4 millions de dollars sera utilisé pour une centaine d’opérations par années.” Quand il est question de santé et de sécurité, on dirait que la notion de valeur n’existe plus. Étrangement, ce sont les deux secteurs où la robotique commerciale est la plus florissante en ce moment, particulièrement en Amérique du nord.

[photo: Intuitive Surgical]

Lunakhod: le premier robot extraterrestre

Monday 18 February 2008

On savait que les Soviétiques ont envoyé le premier satellite, le premier animal, et le premier homme dans l’espace. Le volet robotique de leur conquête spatiale est beaucoup moins connu. Pourtant, il n’en n’est pas moins impressionnant. Dans les années 60, alors que les Américains se concentrent à envoyer un homme sur la Lune, à l’Est on planche en secret sur le Lunakhod. Ces robots mobiles commandés depuis la Terre de 1970 à 1973 on parcouru des dizaines de kilomètres, recueilli des images et des données scientifiques de grande valeur sur notre satellite naturel.

L’exploit d’envoyer un robot sur une autre planète et de le contrôler avec succès n’a été répété qu’en 1996 par l’équipe de Mars Pathfinder. Bien que spectaculaire — surtout pour l’époque — la réussite du programme Lunakhod est peu connue. Le programme a été top secret durant de nombreuses années.

Visionnez un documentaire passionnant à propos de cette histoire sur toile de fond de guerre froide (partie 1, 2, 3 et 4). Il se termine par le dernier exploit de l’équipe d’ingénieurs: adapter leur design de robot lunaire en trois mois pour concevoir un char téléguidé afin d’aider le nettoyage du toit du réacteur 3 après la catastrophe de Chernobyl.

[Merci à Cyril pour la suggestion]

SARAH dans Popular Science

Tuesday 5 February 2008

sarah robot hand

SARAH (Self-Adaptive Robot auxiliary Hand), la main créée par l’inventeur en résidence au laboratoire de robotique de l’Université Laval Thierry Laliberté, se retrouve sur Popular Science puisqu’elle fait partie de la boite à outils de Dextre. Ce-dernier est un torse robotique qui se retrouvera au bout du CANADARM-2, sur la Station spatiale internationale. SARAH est une main dont la mécanique s’adapte naturellement à la forme des objets, sans contrôle complexe. Sa robustesse en font une candidate idéale pour les missions spatiales. Le BMT (Blanket Manipulation Tool), petit frère de SARAH permettant d’enlever une couverture de protection thermique pour l’entretien de satellite se trouve aussi dans la boite à Dextre présentée par le magazine. SARAH a aussi une cousine au Royaume-Uni, SARAH-UK, qui sert pour faire le ménage de déchets radioactifs.

Voir plus d’information et des vidéos de la main sur le site du Labo.

La guitare “robot” Gibson

Thursday 31 January 2008

Une autre belle application de système intelligent: la guitare qui s’accorde par elle même, selon le type de son que vous désirez. Prochaine étape, le robot guitariste? Il semblerait que c’es déjà fait… du moins pour Guitar Hero:

OK, d’accord, il pourrait faire mieux… surtout quand tu le regarde après avoir vu Ben, 9 ans:

[Robot Gibson via forums.trossenrobotics.com]

J’prend mon robot pour tirer ma vache

Thursday 24 January 2008

robot traite vache

Quand je vous parlais que les robots sont entrer d’intégrer différentes sphères de plus en plus près de nous… Cliquer sur l’image pour voir une vache se faire traire automatiquement d’un bout à l’autre par un robot de la compagnie deLaval. Le fermier doit adorer son robot! Belle application d’automatisation d’une tâche redondante mais qui demande quand même une certaine flexibilité au robot. Une vache, ce n’est quand même pas une pièce de voiture sur une chaine de montage!

Un cerveau de singe fait marcher un robot

Thursday 17 January 2008

On annonçait hier que les signaux cérébraux d’un singe aux États-Unis avait pu contrôler la locomotion d’un robot au Japon. Le reportage ci-haut montre les explications du chercheur de l’Université Duke ayant dirigé le projet. J’aurais bien aimé voir le singe dans le vidéo…

C’est un résultat qui peut être encourageant pour ceux qui souffrent de paralysie mais qui ont encore toutes leurs capacités intellectuelles, comme M. Bauby dont l’histoire est racontée dans l’excellent film Le scaphandre et le papillon.