Abonnez-vous au fil RSS du Lablogatoire

LABLOGATOIRE


Archive pour la catégorie ‘Web’

pointillisme

Twitter est un réseau social dégénéré. Pas de dégénérés, dégénéré, dans le sens mathématique du terme. C’est un concept fort intéressant qui signifie qu’un objet, dans un cas limite, perd certaines propriétés pour en acquérir d’autres. Un rectangle demeure un rectangle jusqu’à ce qu’un de ses côtés devienne de longueur nulle. Il dégénère alors en un segment. De la même manière, un cercle demeure un cercle, jusqu’à ce que son rayon devienne nul. Il dégénère alors en un point. Le point est un cas dégénéré de plusieurs objets différents (cercle, segment, triangle…). De la même manière, twitter est est un cas dégénéré d’un blog ou de facebook.

Avez-vous déjà essayé de faire de la peinture qu’avec des cercles comme élément de base? Personnellement non, mais j’imagine que passé le drapeau olympique, un bonhomme avec la bouche surprise et le logo d’Audi, ça doit devenir emmerdant. Comment compareriez vous ça à faire de la peinture avec des points? On tombe dans le pointillisme ou dans l’impression avec des technologies modernes: Il est possible de représenter à peu près n’importe quoi.

Ayant connus les autres réseaux sociaux avant twitter, on le voit en premier lieu comme un cas limité de ce qu’on peut faire avec les autres. Au début on trouve ça contraignant, puis on apprécie la nécessité d’aller direct au point. Au delà de l’aspect social de l’outil, la nature dégénérée de twitter en fait un bloc élémentaire qui peut être intégré à toutes sortes de constructions. C’est ce qui fait sa grande différence, et sa grande valeur pour les entreprises qui l’utilisent. Je donne quelques exemples que j’ai vu récemment qui auraient été difficilement réalisables avec de la peinture à cercles.

  • Twitter dans les événements. Au dernier Festival d’été de Québec, on pouvait écrire @infofestival pour voir son message affiché sur un écran jumbo au dessus de la scène. On avait pu voir quelque chose de similaire aux derniers boomerangs.
  • Twitter pour la veille. Chez DuProprio, les gars ont eu l’idée de créer des comptes twitter pour surveiller l’inventaire de maisons dans une région donnée. Un article paraissait aujourd’hui sur Techcrunch présentant un site du même domaine exploitant des idées similaires.
  • Tout le système de hash-tags #, qui permet d’indiquer les mots clés d’un tweet, permettent de les filtrer pour les intégré à d’autres pages.

Bien que ces idées ne soient encore toutes au point à mon avis, il y a des possibilités là qui n’existaient pas avec d’autres réseaux sociaux.

Toute cette réflexion me ramène à un article quasi-prophétique (datant de 1997) New Rules for the New Economy. Loi numéro 1: “Embrace dumb power”. L’idée derrière la loi est que l’intelligence du système ne vient pas des éléments qui le composent, mais bien de leurs connexions. Je vous invite à lire le reste de l’article pour comprendre à quel point twitter est en plein dans le mile.

Suite à mon article de la semaine dernière sur la présence web des laboratoires universitaires, j’ai eu quelques commentaires et emails qui méritent une réponse plus approfondie que voici:

Que pensez-vous des sites de réseaux sociaux scientifiques?

Je crois que ça dépend des sites. Personnellement, je n’en utilise pas mais je ne suis plus véritablement dans le monde scientifique. Ce que j’aimais moins du modèle de publications et de conférences, ce sont les délais. J’imagine que ces sites peuvent permettre des interactions plus fréquentes et générer des collaborations.

Quel service de bibliographie choisir?

Un qui est sûr de ne pas disparaître, c’est BiBTeX. D’ailleurs, je suis catégorique que tous les scientifiques devraient utiliser LaTeX pour leurs publications. BiBTex n’est pas un service de bibliographie mais le fichier texte peut être diffusé et partagé. Sur Mac, BibDesk est bien utile pour générer les fichiers de façon intuitive.


Où et comment garder une image professionnelle? En quoi nos photos de nos partys de Noël sont pertinentes à être accessible ouvertement?

De plus en plus, les gens réalisent que de faire les choses sérieusement ne veut pas dire nécessairement se prendre au sérieux. La perception des gens dépend des domaines et aussi des pays. Le plus important je crois est de refléter l’ambiance qui règne au labo, surtout pour le recrutement.

Comme nous faisons de la recherche dans un milieu compétitif, je ne veux pas nécessairement que tous les labos de mon domaine soient au courant de nos nouvelles idées, et nous scoopent!

En entreprise comme en recherche, dans l’utilisation du web, il faut faire attention de ne pas dévoiler les idées avant de les avoir appliquées. Une fois l’idée développée et soumise, je suis d’avis qu’il faut ouvrir les valves. Il y a deux approches: partager l’information et risquer de tomber sur des gens qui veulent vous aider, ou garder tout pour soi en espérant avoir le temps et les ressources pour tout faire soi-même. Je crois que les problèmes scientifiques sont de plus en plus complexes et que les problèmes les plus pertinents doivent être adressés par des communautés entières. Plus vous diffusez d’information, plus vous risquez que les gens utilisent vos recherches comme référence, ce qui en soi est le but quand on recherche. Par ailleurs, si de diffuser des idées générales permet à des gens de vous scooper, c’est peut-être signe que votre expertise n’est pas assez pointue, ou que les contributions sont trop mineures?

Devrais-je mettre nos présentations/affiches de ce que nous avons présenté lors de congrès? Voudrais-je vraiment que tout un chacun y ait accès?

Pourquoi pas? Il me semble que le but de faire de la recherche n’est pas de garder les trouvailles pour nous, mais plutôt de contribuer à l’avancée des connaissances dans votre domaine. Au passage, vous êtes cités, votre crédibilité augmente, vous risquez d’attirer des collaborations, des subventions… et la roue tourne. Considérez que certaines universités (dont le MIT) vont jusqu’à présenter les cours en intégralité et gratuitement. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour devenir des nœuds majeurs dans le réseau de la recherche.

Est-ce que d’avoir trop de contenu ne vient pas noyer les documents plus intéressants pour les étudiants comme les photos et les vidéos?

Les différents types de documents servent à attirer des visiteurs qui recherchent de différentes façon. Le texte est bien indexé, comme les images. Il y a moyen de présenter tout ça de façon ordonnée pour rester attirant pour un étudiant potentiel, et être pratique pour celui qui cherche l’information de façon ponctuelle.

labo

Tous les professeurs de labos universitaires comprennent le rôle de leur site Internet pour informer le grand public et surtout, pour recruter de nouveaux étudiants. À mon avis, il y aurait moyen d’améliorer ces deux aspects, en plus de deux autres qui sautent moins au yeux mais qui sont aussi importants:

  • Augmenter les citations de publications du laboratoire, ce qui augmente l’équivalent du PageRank pour les professeurs.
  • Souder la communauté d’étudiants anciens et présents.

Ayant eu un bon moment un pied dans un labo universitaire et l’autre dans une entreprise web, je me suis souvent dit qu’un professeur avec un minimum de motivation pourrait retirer des bénéfices intéressants d’une meilleure présence web. Voici donc quelques suggestions à l’intention de mon alma mater, de mes anciens collègues aujourd’hui devenus professeurs ou de tout autre professeur intéressé d’utiliser le web comme levier pour ses activités recherches.

SEO

  • Le contenu prime - Comme n’importe quel site, celui d’un lab doit avoir du bon contenu. Ça tombe bien, les chercheurs / professeurs produisent beaucoup de contenu de qualité. Le chercheur aura avantage à présenter le plus possible de ce contenu relié à ses travaux: Notes de cours, publications lorsque possible, présentations power point, forum ou wiki interne, bibliographies, etc. Concernant ce dernier point, il peut s’agir de bibliographie des publications du labo, ou comme le fait Jean-Pierre Merlet, de bibliographie issue de la veille qu’il effectue dans son domaine. Plusieurs fois durant mon doc je suis tombé sur des pages du genre en cherchant des publications. Si c’est une bibliographie interne, on peut faciliter la tâche des gens qui veulent nous citer en leur donnant tout cuit dans le BiBTeX.
  • Règles de SEO de base - Sans se lancer dans des optimisations comme une entreprise, il vaut la peine de respecter quelques règles SEO de base pour organiser et mettre en valeur ce précieux contenu. De plus, les réseaux sociaux peuvent s’avérer d’une grande puissance pour donner de la crédibilité web à votre site.

Réseaux sociaux

Les réseaux sociaux peuvent remplir plusieurs fonctions pour votre laboratoire: faire parler de vous sur le web, montrer la vitalité de vos recherches, rassembler des anciens qui se sont perdus de vue, recruter des étudiants, etc. Mettez vos comptes sur des réseaux sociaux bien en vue sur le site du labo. Voici quelques suggestions et leurs utilités.

Les valeurs sûres:

  • YouTube, Flickr - Pour diffuser vos vidéos et vos photos — que vous avez déjà de toute manière — à grande échelle. Plusieurs recherches de documents multimédias se font sur ces sites. En identifiant les vôtres avec les bons mots-clés, vous pouvez tirer pas mal de trafic. Pourquoi ne pas faire un channel youtube comme RoMeLa?
  • Slideshare - Faites vivre tous ces powerpoints qui ne sont présentés qu’une seule fois. Ce site est drôlement bien indexé et pourrait vous faire sortir sur Google sous certains mots-clés que vous désirez. Faites le test en lancant une recherche “robotique québec“…

Les extras:

  • CiteULike - Pour rassembler et partager les citations de tout le monde qui travaille au lab.
  • Linkedin - Créer un groupe pour permettre aux anciens de renouer contact. En réactivant ce réseau, ça ne peut que générer de l’action autour du lab.
  • Facebook - Créer un groupe facebook et le publiciser pour permettre aux futurs étudiants de voir la vie qu’il y a au labo.
  • Twitter - Créer un compte twitter et le tenir à jour demande peu de temps. Encore une fois, ça permet de montrer qui est derrière le lab, lui donner un côté humain, surtout pour les éventuels étudiants.

Il n’y a pas de secret, ça prend aussi un site actif. Les étudiants ont plein de volonté et d’énergie pour tenir ça à jour. Comme peu de laboratoires mettent l’emphase là-dessus, l’environnement est peu compétitif et quelques actions bien alignées pourraient vous permettre d’attirer les regard des gens sur ce que vous faites, que ce soit des collègues qui risquent de vous citer, des étudiants potentiels, la blogosphère ou les journalistes. Et tout ça moyennant un petit investissement: seulement un peu de jus de bras.

La guerre entre les deux géants est un classique de l’histoire corporative. Elle se transporte même dans les projets plus exploratores tel que la robotique. Encore une fois, deux approches s’affrontent.

  • Microsoft


    Le groupe de Bill travaillent sur Microsoft Robotics Studio, un logiciel pour programmer, simuler et contrôler différents robots. Tel que j’avais parlé dans un autre article sur la robotique, Gates lui-même voit les robots à un stade où les ordinateurs étaient dans les années 70. Ils cherchent dont à faire un logiciel accessible pour programmer les robots facilement à-la-Labview (blocs et fils). On peut le télécharger gratuitement. Plusieurs compagnies, tel que Braintech, vont faire des fonctions qu’on peut intégrer directement au logiciel pour faire de la reconnaissance visuelle. Plusieurs autres fabricants de robots se collent graduellement au windows des robots pour rendre leur plate-forme accessible à plus de gens. L’idée de Microsoft est bonne, on doit voir plus de standardisation dans la robotique pour qu’elle prenne un essor réel.

  • Google

    D’accord, Google n’est pas directement dans la robotique, du moins pas à ma connaissance. Mais ils ne se tiennent pas très loin: achètent des technologies à Stanford, commanditent une compétition de robots lunaires… C’est surtout un ancien de Google, Scott Hassan, qui finance actuellement Willow Garage. Willow visent à développer une plate-forme mécanique et logicielle open-source et à la mettre dans les mains de roboticiens. L’idée est ici la même que celle de Microsoft: il faut éviter de recréer la roue à chaque fois en robotique si on veut qu’elle avance. Voici un vidéo récent qui monte l’état de leur PR2 (Pr = Personnal Robotics).

  • Oui Google a été payant pour Hassan, qui a les moyens de financer ce laboratoire de recherche privé d’une soixantaine de personnes indéfiniment.

Qui gagnera, la diffusion logicielle de Microsoft ou l'open-source prôné par les amis de Google?

JIQ 2008

11.11.2008

On se voit mercredi le 12 au matin à la Journée informatique du Québec! Je participerai à la table-ronde du matin avec le CFD (iXmedia), Ian Delisle (Wanted), et M. Thériault (Terdor). Au sujet de la discussion: la place du Québec dans le monde numérique, ce qui se passe avec l’arrivée au travail de ceux qui sont nés dedans et, bien sûr, on joue à la boule de cristal.

On vient de mettre plusieurs nouveautés sur le site DuProprio.com, dont les photographies HDR. L’animation ci-haut présente le résultat de cette approche: des photos d’intérieur plus lumineuses et une meilleure vision de l’extérieur.

L’idée de cette application du HDR m’est venue lors d’une discussion dans les tunnels de l’Université Laval avec mon collègue Phil (étudiant chercheur au LVSN et partenaire chez Polyrix). Évidemment, c’est Phil qui m’a parlé de cette technologie. J’ai fait le lien avec un problème qu’on avait chez DuProprio.com: la qualité inégale et les contre-jours dans les photos d’intérieur. Ce que j’ai appris/apprécié de ce projet:

  • C’est possible de faire affaire avec un startup.
    Polyrix a déjà plusieurs projets complétés à son actif. Toujours est-il que l’entreprise est plus petite que plusieurs de nos fournisseurs. Les premiers prototypes ont laissé plusieurs sceptiques à l’interne chez nous. Au final (et à mon grand soulagement), les résultats sont là. Un startup peut faire du bon travail. Le manque de structure est compensé par le talent et l’assiduité de l’équipe qui le compose. Il faut choisir des gens de confiance!
  • C’est possible d’utiliser de la technologie de niveau universitaire.
    Pour avoir eu un pied dans le milieu universitaire et l’autre dans le milieu des affaires pendant plusieurs années, je sais qu’il y a un fossé entre les deux. C’est normal et c’est tant mieux, car les objectifs ne sont pas les mêmes. Je crois aussi qu’une meilleure communication entre les deux mondes pourrait avoir des impacts très positifs, surtout pour les entreprises. Tous s’entendent que l’innovation est la clé pour prospérer en 2008. Quand quelqu’un de l’entreprise est mis en contact avec des technologies universitaires, il doit accepter que ce n’est pas un produit fini. Certains gens d’affaires dénigrent la recherche, prétextant que ce n’est pas appliqué. Ils ont raison. Le travail à l’université, c’est de découvrir. Par contre c’est à l’entreprise d’avoir un minimum de vision pour saisir le potentiel de la découverte, puis d’imaginer comment elle peut ajouter de la valeur.
  • Le design intégré est réellement la voie à suivre.
    C’est un message que j’ai reçu dans plusieurs lectures: il faut que tous les intervenants impliqués dans un projet participent dès le début, et non séquentiellement. Au lieu de travailler les uns après les autres, on fait ensemble plusieurs itérations successives. L’utilisateur final est le plus important à impliquer. Encore une fois, c’est lors de la première phase que toutes les décisions importantes et difficilement réversibles sont prises. D’impliquer les gens concernés, c’est plus long au début, mais moins long par la suite et la qualité finale s’en trouve meilleure.
  • Améliorer les procédés de travail aide sérieusement à faire accepter le changement.
    Un des plus grands défis de Polyrix et de l’équipe chez DuProprio a été de prendre une méthode relativement complexe, de la simplifier et de l’automatiser pour qu’en bout de ligne, des dizaines de personnes l’utilisent chaque jour avec le sourire. Lors de la livraison du produit fini aux représentants qui prennent les photos, ceux-ci ont été séduits par le fait que la méthode les rendait de meilleurs photographes. Mais l’étincelle est apparue dans les yeux quand ils ont réalisé que le logiciel leur faisait sauver du temps. Bref, des meilleures photos avec une technique plus laborieuse aurait beaucoup moins bien passé.

Voici des liens vers quelques annonces qui démontrent l’intérêt de l’utilisation de photos HDR:

http://duproprio.com/maison-a-vendre-petite-riviere-st-francois-quebec-102547
http://duproprio.com/maison-a-vendre-cantley-quebec-104737
http://duproprio.com/chalet-a-vendre-la-malbaie-quebec-104592
http://duproprio.com/maison-a-vendre-ste-julienne-quebec-104026
http://duproprio.com/maison-a-vendre-cap-rouge-quebec-103371
http://duproprio.com/maison-a-vendre-victoriaville-quebec-104393

Ça contraste avec les pires photos prises sur MLS (tiré du blog de DP)…

cable-drive robot, google

J’ai déjà parlé des similitudes entre l’écriture d’un blog et l’écriture scientifique. Dans le même ordre d’idée, le web peut servir au chercheur. Celui-ci a avantage à être cité le plus possible, c’est son capital. C’est ainsi qu’il devient reconnu dans son domaine, ce qui lui sert d’argument pour financer ses recherches.

Ce qu’on voit sur l’image, c’est le résultat de recherche sur Google pour les termes “cable-driven robot”, le type de robot sur lesquels j’ai fait ma thèse. En deuxième position se trouve le pdf d’une de mes présentations sur slideshare. Pourquoi ça sort avant les sites de d’autres laboratoires qui font des recherches sur le sujet depuis longtemps et qui ont plein de contenu pertinent? Parce que les labos sont des experts en robotique et que slideshare sont des experts en SEO. En mettant vos documents sur slideshare ou sur scribd, vous devenez la puce sur le dos du cheval. Celui-ci peut vous faire faire un bon bout de chemin. Évidemment, cette idée peut aussi servir à l’indexation pour autre chose que des présentations scientifiques…

golum

Le site Waka.ca a été mis en ligne en 2006 par l’entreprise du même nom, co-fondée par mon cousin Jean-Sébastien et moi. L’objectif de la petite équipe était clair et louable: faire sauver du temps aux acheteurs en rassemblant toutes les maisons à vendre sur Internet à un seul endroit, peu importe qu’elles soient en vente par un agent ou par un particulier. La réaction a été positive, autant des premiers utilisateurs que des médias.

Évidemment, ça n’a pas fait l’affaire de tous. L’immobilier est aussi vieux que le monde et l’arrivée d’Internet ébranle les règles établies. Mon père est un agent immobilier et je connais passablement bien le milieu. Quand j’étais plus jeune, il avait un livre jaune qui ressemblait à un annuaire: le livre Inter-Agence. Dans cette publication mensuelle, on retrouvait toutes les maisons à vendre par des agents. Sous aucune considération ils ne devaient prêter leur précieux à des clients. À l’époque du papier, c’était la bible de l’agent, le livre qui contenait l’information ultime, le pouvoir de vendre des maisons.

À l’ère actuelle, l’information brute est accessible librement sur le web. Le livre Inter-agence a évidemment disparu et son contenu a migré vers le site SIA. En même temps, toutes les bannières regroupant des courtiers ont créé leur portail pour présenter leurs maisons à vendre. Il y a eu aussi parallèlement à ça l’organisation des particuliers sur leur réseau: DuProprio.com. Et comme si ce n’était pas déjà assez pour faire craquer les fondements de l’industrie du courtage immobilier, les gens peuvent utiliser des alternatives gratuites ou à faible coût (kijiji, craigslist, lespac…) pour diffuser leurs annonces.

Devant ce fractionnement des sources d’annonces, Waka.ca présentait une solution à un réel besoin. Mais nos plans n’ont pas fonctionné comme prévu. La valeur de ce site résidait principalement dans la quantité et la qualité d’information. Or, plusieurs sites nous ont signifié dans des termes légaux leurs intentions de ne pas nous laisser présenter l’information sur Waka.ca, malgré qu’on redirige vers les annonces originales. Donc même si ça rendait service aux acheteurs, et même si ça permettait de vendre des maisons, on nous a menacé de poursuites pour qu’on cesse de présenter de l’information, pourtant accessible librement! C’est à se demander s’ils travaillent réellement pour leurs clients à vouloir garder tout le monde sauf eux dans l’ignorance… Évidemment que je n’irai pas en cours contre ces dinosaures aux poches pleines. À chaque source d’information qu’on retirait de notre index, le site Waka.ca perdait de la valeur. Tellement qu’aujourd’hui, il n’a plus sa raison d’être.

Avec le peu de sources, il est encore plus difficile de faire lever le site et de le rendre profitable. Waka.ca est donc à la croisée des chemins. Le site continuera d’être en ligne et d’être mis à jour en données pour les sites actuellement indexés. À mesure que ces sites changeront, ils disparaitront de l’index.

En terminant, je veux remercier les utilisateurs qui ont pris le temps d’apprendre notre interface, qui l’ont utilisé et qui nous ont suggéré des améliorations au travers de leurs mots d’encouragements. Je veux aussi remercier les sites qui se sont prêtés au jeu, conscients que c’était à leur avantage. Et pour ceux qui nous ont menacé avec des lettres d’avocats: bonne chance pour le futur. J’ai toujours été fasciné par le cycle de vie des géants. Un jour ils semblent installés à tout jamais, personne n’oserait affirmer le contraire. L’année suivante le contexte change, la technologie évolue, et de nouvelles opportunités se présentent pour que de nouveaux géants apparaissent et que ceux aux pieds d’argiles s’écroulent. C’est là tout le pouvoir des idées et des gens.

[Photo: Elfo Tografo sur Flickr]

oeil rouge

Ces jours-ci je suis en train de réviser ma thèse. Une fois de plus, je me rends compte à quel point je ne vois rien quand je lis à l’écran comparativement à quand je lis sur papier.

Pourquoi est-ce ainsi? Je n’ai pas trouvé d’article donnant une réponse complète mais voici quelques éléments:

  • La principale différence est que la lumière d’un écran est émise alors que celle venant du papier est réfléchie.
  • L’écran possède aussi un taux de rafraîchissement qui peut fatiguer les yeux.
  • À l’écran, nos yeux et notre cou sont plus sollicités car ils ont une plus grande  surface à couvrir. Tiré de cet article: “Le regard se déplace plus ou moins rapidement, et se porte sur les documents, le clavier et l’écran. Ce travail met en jeu les mécanismes physiologiques d’accommodation, d’adaptation et de convergence, de façon dynamique et statique.
    • L’accommodation permet à l’œil de mettre au point pour voir net de près, grâce au cristallin et à des petits muscles ciliaires.
    • L’adaptation assure l’ajustement selon les conditions de lumière par variation du diamètre de la pupille.
    • La convergence permet la fusion des deux images rétiniennes grâce à la contraction de muscles situés autour de l’œil.”

Qu’est-ce que ça implique?

  • Ceci fait en sorte que sur papier, on est plus discipliné: on commence en haut à gauche. À l’inverse, à l’écran, on regarde plus l’ensemble au premier coup d’œil: on survole à la recherche d’éléments plus qu’on ne lit.  Ainsi, si vous créez des interfaces qui apparaissent à l’écran, vous devez porter une attention particulière à la structure de la page. Les textes doivent être courts et vous devez offrir aux yeux plusieurs points de repères.
  • Selon ce powerpoint, on lit environ 25% moins vite sur un écran.
  • Finalement, est-ce que l’écran peut diminuer vos capacités visuelles? Non, pas de façon permanente. Cependant, il peut révéler des anomalies dont vous n’étiez pas au courant auparavant. Les spécialistes suggèrent de prendre des pauses au maximum à chaque deux heures de travail à l’écran.

Peut-être que les créateurs de l’encre électronique, utilisée entre autre dans le Kindle d’Amazon et le Sony Reader sont vraiment sur quelque chose…

[photo: Sean Thamer sur Flickr]

quebec wikipedia

En mettant à jour ma page à propos, je suis tombé sur la page Wikipedia à propos de la province de Québec, mon chez-moi. Non seulement la page décrit la province, mais elle est aussi très représentative: Cet article provoque une controverse de neutralité. Ça me fait bien sourire. C’est la première fois que je voyais cette notice sur Wikipedia! Évidemment, c’est la seule province canadienne qui suscite tant de débat.