Archive pour la catégorie ‘Web’

Mise-à-jour WordPress complétée

Lundi 12 novembre 2007

Bon, désolé si vous avez tentez d’accéder au site durant la fin de semaine et ce matin, j’ai eu de la difficulté à mettre à jour Wordpress. Je voulais mettre à niveau pour pouvoir profiter de certains plugins. Merci à Tony et Fred d’avoir résolu le problème. Je peux recommencer à écrire, à demain!

Où êtes-vous?

Vendredi 2 novembre 2007

Le globe montrant les hits en temps réel sur ce blogue est une gracieuseté de Poly9 HitsGlobe. Je l’ai enlevé car ça ralentissait la page.

5 choses épeurantes à essayer avec son site web

Mardi 9 octobre 2007

Chris Anderson
[Photo de Chris Anderson - DIY-Drones]

J’assistais hier à une journée Infopresse sur les nouveaux modèles d’affaires électroniques. L’invité d’honneur était Chris Anderson, qui porte plusieurs chapeaux. D’abord, il est l’éditeur en chef de Wired. Ensuite, il est l’auteur de “The Long Tail” et bloggueur sur TheLongTail.com. Ce concept de la longue traîne implique qu’à l’ère actuelle, les entreprises peuvent adresser un segment de leur marché autrefois laissé de côté. Dans un modèle comme chez Chez Wal-Mart, il y a un espace limité sur les tablettes. L’entreprise ne doit donc y présenter qu’une petite quantité de produits qui sont ses meilleurs vendeurs. À l’inverse, sur le web, l’espace pour l’inventaire est virtuellement infini. Ainsi, on peut y vendre plusieurs produits de niche en plus petite quantité. La quantité d’objets qu’on vend suit donc une loi de puissance tel que discuté sur mon article précédent sur la forme de l’Internet. Il y a peu de produits très vendus, et beaucoup de produits très peu vendus. Cette grande quantité de produits peu vendus représente la longue traîne, qui peut dans certains cas être une source de revenu importante.

Le dernier chapeau qu’Anderson porte est celui de père de cinq enfants, ce qui l’a amené à blogger à propos des Lego-Mindstorms et des véhicules aériens autonomes sur DIY-Drones. Bien qu’il touche des milliers de personnes par jour via Wired et son blog commercial, il semble quand même fier des 90 visiteurs qui s’intéressent à ses geekeries paternelles.

À la lumière de son expérience avec Wired, qui est utilisé comme un laboratoire par le conglomérat Condé-Nast, il nous suggère cinq façons pour sortir notre site web de sa zone de confort:

  1. Oublier l’idée de devenir un portail
    L’idée qu’un internaute passe par un portail pour tous ses besoins est à son avis farfelue. La plupart des gens qui visitent Wired arrivent sur une page directement avec une recherche ou par un lien externe. Souvent, ils repartent aussitôt après avoir consommé l’information.
  2. Faites tomber les murs
    Ne tentez pas de protéger l’information de votre site web, entre autre en utilisant une inscription obligatoire. Il a montré l’exemple du site web du défunt magasine Business 2.0. Au début de 2006, ils ont commencé à imposer une inscription et l’achalandage s’est effondré (image ci-dessous). Sur le web, les clients peuvent être plus infidèles. À la moindre contrariété, ils partent ailleurs.
    alexa_business2.png
  3. Laissez votre contenu aller
    En ce moment, c’est la guerre pour obtenir l’attention de l’internaute. Donnez-lui la possibilité de consommer votre contenu de la façon qu’il préfère. Si c’est par fil RSS, soit. Donnez-lui les textes intégraux de cette façon. Pour Wired en ligne, 36% des lecteurs le font via un lecteur RSS et cette proportion augmente sans cesse.
  4. Valorisez vos archives
    Plusieurs pages de votre site sont probablement vieilles et inactives. Elle ne sont pas pour autant sans valeur! Puisque ces pages ont été créées il y a longtemps, il y a de bonnes chances que plusieurs liens y pointent et donc que Google leur donne une bonne importance. Ainsi, ces pages risquent de ressortir dans les résultats de recherche. Vos archives sont déjà payées depuis longtemps. Grâce à Google, vous avez la chance qu’elles continuent de faire de l’argent, profitez-en!
  5. Prenez des chances
    J’adore le dicton “Fall fast” auquel il faisait référence. À la vitesse où vont les choses, il est difficile de tout prédire. Vaut mieux essayer et mesurer ce qui se passe pour avoir des données qui nous aideront à réitérer ou à essayer quelque chose de complètement nouveau.

Son prochain livre s’intitulera “Free”. Il y expliquera comment tout tend à être gratuit et comment plusieurs modèles d’affaires seront possibles, même en donnant un produit ou un service. C’est une idée qui est dans l’air depuis un moment. D’ailleurs Kevin Kelly, un autre éditeur de Wired, faisait l’éloge du gratuit dans un article visionnaire paru en 1997 intitulé “The New Rules for the New Economy“. Sa 7e règle était celle de la générosité: “Follow the free”.

Les blogueurs sont des corbeaux

Mardi 14 août 2007

ravens

[photo: Swigart sur Flickr]

Je suis en train de lire “The Anatomy of Buzz”, un livre de Emanuel Rosen, qui dissèque le phénomène du bouche à oreille. Dans le troisième chapitre, il explique à son avis pourquoi on communique. Il donne un exemple pour “illustrer que parler n’est pas une activité banale qu’on engage quand on n’a rien de mieux à faire. C’est un besoin profondément ancré qui existe chez plusieurs autres animaux.”

Un de ces animaux est le corbeau. Il présente ses discussions avec Bernd Heinrich, professeur à l’Université du Vermont. Celui-ci étudie la biologie nordique et entre autre les corbeaux. Il s’est déjà posé une question que je me pose toujours quand je vois de pauvres oiseaux traverser l’hiver du Nord de l’Amérique: “Comment font-il pour manger dans ce climat?”

Afin de répondre à la question pour les corbeaux, son équipe et lui ont obtenu une carcasse de vache d’un fermier et sont allé la porter dans la forêt enneigée. Après quelques jours d’observation, un corbeau est passé dans le coin et a détecté la carcasse. Même s’il pouvait se gaver pour des semaines entières, il n’en a pas pris une bouchée et a disparu pour encore quelques jours. Il est ensuite revenu, cette fois avec des douzaines d’amis corbeaux. Pourquoi le corbeau n’a-t-il pas gardé le secret pour se remplir la panse en solo? Quel avantage l’évolution a trouvé à ce partage? Selon le scientifique, “D’avoir plus de pairs d’yeux augmente la possibilité que tous les oiseaux seront nourris, et nourris régulièrement.”

De la même manière, plusieurs blogueurs partagent des festins intellectuels: leurs expériences et leurs trouvailles. Ne serait-ce pas plus avantageux de conserver ce précieux savoir et de ne l’utiliser que pour eux-même? Apparemment non, car plus leur savoir est précieux, plus ils le partagent. C’est dans notre nature de communiquer, de connecter, de diffuser ce que l’ont a appris. Et on y trouve notre compte en bout de ligne. En partageant, ils en apprennent encore plus. Tout ce qui se partage se multiplie, comme aime le dire mon frère. En solidifiant notre communauté, on améliore notre sort. Tandis qu’on en parle, voici mon top 6 des corbeaux qui me donnent de la bonne viande à me mettre sous le bec régulièrement:

  1. Artificial Intelligence and Robotics (qui a justement écrit un article récemment sur l’intelligence des corbeaux)
  2. Talking Robots
  3. TechCrunch
  4. Steph Guérin
  5. Yaro Starak
  6. Montreal Tech Watch

Je vous fais signe quand je tombe sur une belle pièce! Mais rassurez-vous, je ne le ferai pas aux petites heures du matin en vous le criant par la fenêtre avec ma voix rauque…

5 similitudes entre bloguer et la rédaction scientifique

Lundi 23 juillet 2007

blog_vs_publi.png

Bloguer, c’est comme la rédaction scientifique? Pas tout-à-fait… mais pour faire les deux, je trouve ça intéressant de noter qu’il y a plusieurs points en commun:

  1. Ça va contre la logique commerciale habituelle.
    La logique commerciale habituelle, c’est que tu travailles et que tu fais de l’argent. “Pourquoi tu blogues, est-ce que c’est payant?” Non. En fait, pas maintenant ou plutôt pas directement. Quoique, cet outil m’a permis de développer des relations avec des gens forts intéressants d’un point de vue personnel comme d’un point de vue d’affaires. De la même manière, le capital du chercheur universitaire n’est pas son salaire, mais plutôt la qualité et le nombre de ses publications. Celles-ci lui permettent ensuite d’aller chercher du financement pour pousser plus loin ses recherches.
  2. L’information circule librement.
    Comparativement à d’autres sphères de la société, la communauté scientifique est généreuse au niveau du partage des connaissances et je trouve ça très beau. Les chercheurs publient leurs résultats et les rendent disponibles à leurs confrères du monde entier, qui peuvent l’utiliser puis les pousser plus loin. Cette diffusion des connaissances n’est certainement pas étrangère à la rapidité à laquelle les technologies se développent. C’est la même chose pour les blogues. Les bons articles inspirent d’autres blogueurs, qui les citent et poussent le propos plus loin ou l’adaptent à leur point de vue.
  3. On a affaire à une communauté qui s’y connait sur un sujet donné.
    Quand on écrit un article scientifique, on n’écrit pas pour tout le monde comme un journaliste d’un grand quotidien peut le faire. On s’adresse à une communauté qui suit un sujet particulier avec intérêt. Quoique plus accessibles, les communautés de blogueurs consitent néanmoins en des groupes qui s’intéressent à un thème plus ou moins précis.
  4. Contenu revu par des pairs.
    Ne publie pas un article qui veut. OK, il existe plusieurs qualités de journaux et de conférences scientifiques pour permettre même aux chercheurs qui ne sont pas géniaux (m’incluant) de pouvoir publier. Cependant, pour être publié, un article doit passer par les mains d’évaluateurs spécialistes sur le sujet. Selon leur évaluation, l’article pourra être publié tel quel, modifié puis publié, ou simplement rejeté. En gros, les critères d’évaluation sont la nouveauté du contenu, la rigueur scientifique et la qualité de la rédaction. À l’inverse, sur notre blogue, on peut publier ce qu’on veut. Cependant, ce sont les articles bien écrits, avec un contenu intéressant et original qui attireront le plus de lecteurs en général. De plus, les lecteurs peuvent commenter comme ils veulent les articles. La revue par les pairs se fait donc suite à la publication et sur la place publique, contrairement à la révision des articles scientifiques.
  5. “Page Rank” vs “Impact Factor”.
    Comment fait-on pour connaître l’importance relative des sites, incluant les blogues, sur le web? La mesure la plus commune est le Page Rank de Google. Ce nombre qui obsède bien des créateurs de sites dépend de pleins de facteurs plus ou moins secrets, dont certainement le nombre de liens qui pointent vers le site. De la même manière, les journaux scientifiques sont classés en fonction de leur Impact Factor. Cette valeur est un ratio entre le nombre de références faites sur les articles d’un journal dans un an divisé par le nombre d’articles paru dans ce journal durant les cinq années précédentes. Un chercheur sera habituellement évalué par son université en fonction de l’Impact Factor des journaux dans lequel il publie.Je me demande si les créateurs de Google, qui viennent du monde de la recherche universitaire, ne se seraient pas inspirés de l’Impact Factor au début de l’engin de recherche… Aujourd’hui, c’est plutôt le monde de la recherche qui gagnerait à utiliser des méthodes développées par Google pour déterminer l’importance des recherches publiées par un journal ou par un chercheur en particulier. L’Impact Factor est plutôt rudimentaire, et comporte une partie d’arbitraire (e.g. pourquoi 5 ans?).

Évidemment, il y a aussi quelques différences entre les deux types de rédaction. Bloguer demande clairement moins de rigueur intellectuelle, ce qui est plutôt libérateur dans mon cas. Écrire un article scientifique demande beaucoup de détails et donc de temps. Souvent, entre le moment où la recherche est effectuée et où elle est publiée, plusieurs mois peuvent s’écouler.

Il existe cependant un paradoxe important à la rédaction scientifique. Les chercheurs, pour diffuser leurs connaissances, donnent les droits d’auteur aux journaux. Les universités, qui paient les chercheurs, doivent ensuite payer des abonnement à ces même journaux pour pouvoir accéder aux résultats des recherches. C’est devant cette contradiction que la Public Library of Science est née. La PLoS édite plusieurs journaux scientifiques à la méthode open source. Les articles sont donc accessibles à tous gratuitement. En ce moment, les sujets des journaux sont surtout reliés aux sciences de la vie. Je prédirait un avenir prometteur à cette approche… à moins que les universités ne rendent leurs chercheurs esclaves de l’Impact Factor devant leurs exigences de performance.

Les archives du web

Lundi 2 juillet 2007

old google logo

Vous rappelez-vous de l’époque où Google était encore en version beta? Mes souvenir de ça sont plutôt flous…j’étais tombé là-dessus sur un poste de la salle de travail du département de physique en 1999. Les étudiants qui administraient le réseau avait mis le futur géant comme page d’accueil. J’étais loin de me douter que ce site allait devenir aussi omniprésent même pas dix ans plus tard!

C’est pour cette raison que les Archives Internet existent. Cette organisation sans but lucratif “vise à bâtir une bibliothèque Internet afin d’offrir un accès permanent pour les chercheurs et les historiens aux collections qui existent dans un format numérique.” On peut y voir des anciennes versions de site web, mais aussi des logiciels, des images, du vidéo et du son qui sont conservés dans un format électronique.

C’est Brewter Kahle, un entrepreneur diplômé du MIT qui a démarré ce projet (avant de co-fonder Alexa et de le vendre à eBay). Il visait par cette initiative contribuer à ce que l’humanité évite le Moyen-Âge Numérique. Nous sommes susceptibles à notre époque de perdre l’accès à plusieurs documents numériques d’une valeur historique importante. Ceci viend du fait que les médias qui permettent d’archiver l’information se développent plus rapidement que jamais auparavant. Pour accéder à ces médias, on a besoin de certains lecteurs qui, rapidement, deviennent désuets. Pensez seulement aux diapositives, aux grosses disquettes ou au vieux formats de vidéo. On risque de perdre une grande quantité d’information si ces lecteurs, ou le savoir-faire pour les faire fonctionner, disparaissent. Par exemple, je parlais il y a un moment du film original du premier homme sur la lune qu’on ne retrouve plus et pour lequel il ne reste que peu d’appareils capable de lire le format.

Dans l’histoire, plusieurs destructions d’archives dont l’impact ne pourra jamais être mesuré sont survenues, emportant avec elles un savoir inestimable. Sur le site des archives Internet, ils font entre autre référence à la destruction de plusieurs des premiers films afin de récupérer l’argent des pellicules. Naturellement, ils font aussi allusion à la destruction de la bibliothèque d’Alexandrie, qui contenait une portion importante de tout le savoir écrit de l’humanité à une certaine époque. Une des raison de regarder notre histoire est justement d’essayer de ne pas répéter les mêmes erreurs. C’est en se remémorant cette tragédie que les archives Internet prennent tout leur sens. À un niveau plus personnel, que faites-vous avec toutes les photos et vidéos que vous capturez?

L’argent fait le bonheur?

Vendredi 29 juin 2007

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Dans la série “C’est vendredi, cassons-nous pas trop la tête“, prenez deux minutes pour dire ce que vous feriez avec 12 000$ dans vos poches sur L’argent fait le bonheur.com. Ensuite, prenez deux minutes supplémentaires pour juger les suggestions des autres.

L’argent fais le bonheur est un clin d’oeil que DuProprio.com (l’entreprise de mon frère) fait au site de la chambre d’immeuble du grand Montréal L’agent fait le bonheur. Parions sur une guerre de suggestions entre particuliers et agents! D’ailleurs, je pense que c’est déjà commencé…

Universités 2.0

Mardi 26 juin 2007

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[photo de la Merveille du Rouge et Or, Université Laval, Québec]

Les universités ont des clients que plusieurs entreprises, en ligne ou pas, rêveraient d’avoir:

  • Éduqués, plus à l’aise avec les nouvelles technologies que la moyenne;
  • Actifs dans des réseaux sociaux dynamiques;
  • Possédant un sentiment d’appartenance envers l’institution (voir la photo).

En fait, ces aspects ont probablement contribué au succès que Facebook connait. Devant toutes les opportunités qu’offre cette population, pourquoi les universités n’embrassent pas plus vite le web communautaire? Pour évoluer dans une université, je connais en partie la réponse: la lourdeur de l’administration et le manque de ressources. Je ne m’étendrai pas sur cet aspect, préférant plutôt discuter des avantages qu’une université aurait à y allouer plus de ressources, quitte à diminuer son budget de publicité traditionnelle.

  • Meilleure diffusion des connaissances. Le but premier d’une université est d’éduquer la population, et pas seulement ses étudiants. Souvent, les publications scientifiques prennent des mois voire des années à être publiées. Ensuite, les découvertes jugées majeures passent par le service des communications qui envoie des communiqués aux médias. Pourquoi ne pas profiter des plate-formes blogue, podcast ou videoblogue pour informer la population directement et plus régulièrement? Ces technologies sont accessibles et peu couteuses. Pour avoir été guide lors de visites pour le grand public au Laboratoire de robotique, je sais que les gens sont curieux de savoir. Ils n’ont juste pas assez l’occasion d’être en contact avec le monde universitaire. C’est d’ailleurs une des motivation derrière la création de ce blogue. Les gouvernements investissent gros pour mettre les jeunes en contact avec la science pour les y intéresser. Ce serait si simple de le faire de cette manière.
  • Contourner le manque de ressource du service de communication. Le service de communication ne fournit pas? Qu’il prenne le temps de mettre sur pied une plate-forme simple et qu’il laisse la base diffuser le message! Les étudiants, professionnels et professeurs sont dans des laboratoires et les salles de cours à longueur d’année. Ils sont passionnés de leur domaine. Donnez-leur un porte voix et ils se feront un plaisir de vulgariser leur recherche ou leur expérience pour le grand public et pour les médias.
  • Probablement le meilleur outil pour le recrutement. Les futurs étudiants sont eux aussi en ligne et participent à des communautés sur Internet. Quand ils cherchent où aller passer les trois-quatre prochaines années de leur vie pour étudier, quel est leur réflexe naturel d’après-vous? C’est certain qu’ils se dirigent sur les sites des universités. Quelle serait la réaction d’un étudiant au collégial qui veut étudier en génie, qui arrive sur un site, voit des vidéos d’un groupe d’étudiants en train d’expliquer leur travail sur une voiture de course, puis un chercheur qui explique la main robotique qu’il a conçu pour la station spatiale internationale, puis un autre qui parle de son télescope à miroir liquide qu’il rêve d’installer sur la Lune, pour finir avec un joueur-étudiant qui parle de expérience à la coupe Vanier et de l’ambiance aux matchs de football locaux? Pensez-vous que ça lui parlerait plus qu’une pancarte placée à grand frais sur le bord d’une autoroute où on peut lire le slogan vide de sens d’une université?
  • Mousser le sentiment d’appartenance pour aider au financement. J’aimerais bien, une fois gradué, savoir ce qui se passe chez mon alma mater. Ce serait à mon avis un outil intéressant pour les associations de diplômés et la fondation pour nourrir le sentiment d’appartenance et inciter à la générosité des diplômés.

Pour avoir échangé avec le responsable des communications Internet de mon université, je sais qu’ils se dirigent dans cette direction, comme bien d’autres universités. La première étape pourrait être aussi simple que d’alimenter leur fil de nouvelles plus régulièrement et de permettre aux gens de ne s’abonner qu’aux sujets qui les intéressent, comme dans mon cas pour les nouvelles scientifiques. De ce que j’ai vu, McGill est l’université québécoise qui réussit le mieux cet aspect. On est cependant très loins du MIT Tech TV.

MIT Tech TV, un exemple à suivre
J’ai découvert le MIT Tech TV la semaine dernière. Depuis, je l’ai ajouté à mon blogroll et j’aurais le goût de vous parler d’un vidéo qu’on y présente à chaque jour. Il s’agit d’un espèce de Youtube sur lequel les membres de la communauté du MIT, quiconque possédant une adresse courriel @mit.edu, peut contribuer. Leur but principal est d’y vulgariser en vidéo le résultat des recherches pour les gens de 12 ans et plus. Ainsi, les chercheurs et étudiants produisent des vidéos qu’ils présentent au grand public. Les films sont vraiment intéressants! Naturellement, le contenu est là. Cette université est à la fine pointe de plusieurs sujets technologiques qui se prêtent bien à la vulgarisation. Mais tout ça ne se fait pas tout seul. Les créateurs de contenu ont accès à du matériel et à des guides pour les aider à produire des films intéressants. En plus de présenter le savoir au grand public de façon compréhensible, les chercheurs développent leur capacité à vulgariser. Ceci doit certainement les aider dans leur travail d’enseignant et de communicateur scientifique. Bref, tout le monde y gagne, et ça ne coûte même pas cher! Quand est-ce qu’on commence?

L’ancêtre de Twitter

Lundi 25 juin 2007

twitter1930.jpg
J’arrive d’une fin de semaine de camping, sans cellulaire ni connexion Internet sans fil. Ça fait du bien de déconnecter, au sens propre. Ça me fait réfléchir à la virtualisation des relations et à la tendance d’être de plus en plus connecté en permanence avec nos amis, nos collègues de travail, etc. Maintenant, grâce à Twitter, vous pouvez dire au monde ce que vous faites en tout temps. Sur l’image, on voir son ancêtre datant des années ‘30: une console avec des rubans de papier qui défilent et sur lesquelles vous pouvez dire à vos amis ce que vous faites. Twitter semble promis à un meilleur avenir que le messager robot (un autre abus du mot robot). Mais mon avis, c’est qu’il n’y a aucune technologie qui va battre la vraie présence de vos amis autour d’un feu de camp sur le bord d’un lac.

[ via Pasta&Vinegar, Modern Mechanix ]

Google Map nous suggère de traverser l’Atlantique à la nage

Mercredi 13 juin 2007

google swim

Les cousins français ont découvert ça il y a un bout lorsqu’ils demandaient à Google Map comment aller à New York de Paris. Pour ma part, c’est un ami qui voulait aller à Pembroke en Ontario qui me l’a fait remarquer. Il a essayé de déterminer son itinéraire avec Google Map. Cliquez ici pour voir ce qu’il a obtenu. Au lieu de l’envoyer en Ontario, il s’est ramassé à Pembroke en Angleterre. Bon, il n’était pas parti. C’est donc moins pire que l’histoire du couple européen qui s’était retrouvé à Sydney Nouvelle-Écosse au lieu de Sydney Australie… Curieux de l’itinéraire, il descend les étapes pour arriver à la 18e: “Traverser l’océan Atlantique à la nage, 5 572 km.”

C’est drôle de voir une entreprise de cette taille nous faire des blagues comme si c’était notre bon chum. C’est un fait divers à propos de Google, mais qui à mon avis est révélateur. En ne se prenant pas au sérieux, l’entreprise semble garder ses airs de start-up malgré sa taille énorme. Ce n’est pas parce qu’on est gros qu’on doit devenir “corporate”, surtout si nos meilleurs employés sont des créatifs: ceux-ci ont horreur de cette attitude froide des grandes entreprises où tout est trop bien léché et manque de spontanéité.