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Archive pour la catégorie ‘Web’

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Dans la série “C’est vendredi, cassons-nous pas trop la tête“, prenez deux minutes pour dire ce que vous feriez avec 12 000$ dans vos poches sur L’argent fait le bonheur.com. Ensuite, prenez deux minutes supplémentaires pour juger les suggestions des autres.

L’argent fais le bonheur est un clin d’oeil que DuProprio.com (l’entreprise de mon frère) fait au site de la chambre d’immeuble du grand Montréal L’agent fait le bonheur. Parions sur une guerre de suggestions entre particuliers et agents! D’ailleurs, je pense que c’est déjà commencé…

Universités 2.0

26.06.2007

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[photo de la Merveille du Rouge et Or, Université Laval, Québec]

Les universités ont des clients que plusieurs entreprises, en ligne ou pas, rêveraient d’avoir:

  • Éduqués, plus à l’aise avec les nouvelles technologies que la moyenne;
  • Actifs dans des réseaux sociaux dynamiques;
  • Possédant un sentiment d’appartenance envers l’institution (voir la photo).

En fait, ces aspects ont probablement contribué au succès que Facebook connait. Devant toutes les opportunités qu’offre cette population, pourquoi les universités n’embrassent pas plus vite le web communautaire? Pour évoluer dans une université, je connais en partie la réponse: la lourdeur de l’administration et le manque de ressources. Je ne m’étendrai pas sur cet aspect, préférant plutôt discuter des avantages qu’une université aurait à y allouer plus de ressources, quitte à diminuer son budget de publicité traditionnelle.

  • Meilleure diffusion des connaissances. Le but premier d’une université est d’éduquer la population, et pas seulement ses étudiants. Souvent, les publications scientifiques prennent des mois voire des années à être publiées. Ensuite, les découvertes jugées majeures passent par le service des communications qui envoie des communiqués aux médias. Pourquoi ne pas profiter des plate-formes blogue, podcast ou videoblogue pour informer la population directement et plus régulièrement? Ces technologies sont accessibles et peu couteuses. Pour avoir été guide lors de visites pour le grand public au Laboratoire de robotique, je sais que les gens sont curieux de savoir. Ils n’ont juste pas assez l’occasion d’être en contact avec le monde universitaire. C’est d’ailleurs une des motivation derrière la création de ce blogue. Les gouvernements investissent gros pour mettre les jeunes en contact avec la science pour les y intéresser. Ce serait si simple de le faire de cette manière.
  • Contourner le manque de ressource du service de communication. Le service de communication ne fournit pas? Qu’il prenne le temps de mettre sur pied une plate-forme simple et qu’il laisse la base diffuser le message! Les étudiants, professionnels et professeurs sont dans des laboratoires et les salles de cours à longueur d’année. Ils sont passionnés de leur domaine. Donnez-leur un porte voix et ils se feront un plaisir de vulgariser leur recherche ou leur expérience pour le grand public et pour les médias.
  • Probablement le meilleur outil pour le recrutement. Les futurs étudiants sont eux aussi en ligne et participent à des communautés sur Internet. Quand ils cherchent où aller passer les trois-quatre prochaines années de leur vie pour étudier, quel est leur réflexe naturel d’après-vous? C’est certain qu’ils se dirigent sur les sites des universités. Quelle serait la réaction d’un étudiant au collégial qui veut étudier en génie, qui arrive sur un site, voit des vidéos d’un groupe d’étudiants en train d’expliquer leur travail sur une voiture de course, puis un chercheur qui explique la main robotique qu’il a conçu pour la station spatiale internationale, puis un autre qui parle de son télescope à miroir liquide qu’il rêve d’installer sur la Lune, pour finir avec un joueur-étudiant qui parle de expérience à la coupe Vanier et de l’ambiance aux matchs de football locaux? Pensez-vous que ça lui parlerait plus qu’une pancarte placée à grand frais sur le bord d’une autoroute où on peut lire le slogan vide de sens d’une université?
  • Mousser le sentiment d’appartenance pour aider au financement. J’aimerais bien, une fois gradué, savoir ce qui se passe chez mon alma mater. Ce serait à mon avis un outil intéressant pour les associations de diplômés et la fondation pour nourrir le sentiment d’appartenance et inciter à la générosité des diplômés.

Pour avoir échangé avec le responsable des communications Internet de mon université, je sais qu’ils se dirigent dans cette direction, comme bien d’autres universités. La première étape pourrait être aussi simple que d’alimenter leur fil de nouvelles plus régulièrement et de permettre aux gens de ne s’abonner qu’aux sujets qui les intéressent, comme dans mon cas pour les nouvelles scientifiques. De ce que j’ai vu, McGill est l’université québécoise qui réussit le mieux cet aspect. On est cependant très loins du MIT Tech TV.

MIT Tech TV, un exemple à suivre
J’ai découvert le MIT Tech TV la semaine dernière. Depuis, je l’ai ajouté à mon blogroll et j’aurais le goût de vous parler d’un vidéo qu’on y présente à chaque jour. Il s’agit d’un espèce de Youtube sur lequel les membres de la communauté du MIT, quiconque possédant une adresse courriel @mit.edu, peut contribuer. Leur but principal est d’y vulgariser en vidéo le résultat des recherches pour les gens de 12 ans et plus. Ainsi, les chercheurs et étudiants produisent des vidéos qu’ils présentent au grand public. Les films sont vraiment intéressants! Naturellement, le contenu est là. Cette université est à la fine pointe de plusieurs sujets technologiques qui se prêtent bien à la vulgarisation. Mais tout ça ne se fait pas tout seul. Les créateurs de contenu ont accès à du matériel et à des guides pour les aider à produire des films intéressants. En plus de présenter le savoir au grand public de façon compréhensible, les chercheurs développent leur capacité à vulgariser. Ceci doit certainement les aider dans leur travail d’enseignant et de communicateur scientifique. Bref, tout le monde y gagne, et ça ne coûte même pas cher! Quand est-ce qu’on commence?

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J’arrive d’une fin de semaine de camping, sans cellulaire ni connexion Internet sans fil. Ça fait du bien de déconnecter, au sens propre. Ça me fait réfléchir à la virtualisation des relations et à la tendance d’être de plus en plus connecté en permanence avec nos amis, nos collègues de travail, etc. Maintenant, grâce à Twitter, vous pouvez dire au monde ce que vous faites en tout temps. Sur l’image, on voir son ancêtre datant des années ‘30: une console avec des rubans de papier qui défilent et sur lesquelles vous pouvez dire à vos amis ce que vous faites. Twitter semble promis à un meilleur avenir que le messager robot (un autre abus du mot robot). Mais mon avis, c’est qu’il n’y a aucune technologie qui va battre la vraie présence de vos amis autour d’un feu de camp sur le bord d’un lac.

[ via Pasta&Vinegar, Modern Mechanix ]

google swim

Les cousins français ont découvert ça il y a un bout lorsqu’ils demandaient à Google Map comment aller à New York de Paris. Pour ma part, c’est un ami qui voulait aller à Pembroke en Ontario qui me l’a fait remarquer. Il a essayé de déterminer son itinéraire avec Google Map. Cliquez ici pour voir ce qu’il a obtenu. Au lieu de l’envoyer en Ontario, il s’est ramassé à Pembroke en Angleterre. Bon, il n’était pas parti. C’est donc moins pire que l’histoire du couple européen qui s’était retrouvé à Sydney Nouvelle-Écosse au lieu de Sydney Australie… Curieux de l’itinéraire, il descend les étapes pour arriver à la 18e: “Traverser l’océan Atlantique à la nage, 5 572 km.”

C’est drôle de voir une entreprise de cette taille nous faire des blagues comme si c’était notre bon chum. C’est un fait divers à propos de Google, mais qui à mon avis est révélateur. En ne se prenant pas au sérieux, l’entreprise semble garder ses airs de start-up malgré sa taille énorme. Ce n’est pas parce qu’on est gros qu’on doit devenir “corporate”, surtout si nos meilleurs employés sont des créatifs: ceux-ci ont horreur de cette attitude froide des grandes entreprises où tout est trop bien léché et manque de spontanéité.

ufo maps from poly9

Vous rêvez de la rencontre du 3e type? La carte des OVNIS mise à jour en temps réel est pour vous. Sur une carte Google, les centaines de petites soucoupes souriantes indiquent autant d’apparitions d’OVNIS rapportées au “National UFO Reporting Center” ou sur UFO Evidence.

Cette carte est conçue par les gens de Poly9, une compagnie de Québec spécialisée dans l’intégration de données sur des cartes en ligne. L’idée de la UFO map est excellente pour faire jaser leur entreprise. De plus, j’imagine que ça n’a pas été trop ardu pour eux de réaliser ça, l’information étant déjà bien pré-mâchée.

Sur leur site, on retrouve plusieurs autres applications de cartographie qu’ils ont développés. Les plus sérieuses sont l’intégration des incidents de trafic aux États-Unis (qui leur a valu une certaine visibilité) et suivi des feux de forêt au Québec. Il y en a d’autres aussi farfelues que la carte des OVNIS, comme le suivi du père Noël pour l’OTAN, ou encore une autre qui pointe les endroits préférés de certaines stars.

[Merci à CFD pour la suggestion]

small world

Cet article est une autre réflexion suite à ma participation à Mesh. Comme je le mentionnais dans un article récent, je m’y sentais comme dans une nouvelle ruée vers l’or: les communautés en ligne. C’était vraiment le buzzword, avec un autre tout à fait relié: Facebook.

C’était plein là-bas d’entrepreneurs qui avaient un nouveau site pour “bâtir une communauté”. Mais à un moment donné, ça sature. On manque de temps pour participer à toutes ces discussions. Je viens de lire un article qui est aussi de cet avis.

De plus, au Québec, on a droit à toute l’offre anglophone et toute celle francophone. Par exemple, pour bâtir son réseau d’affaires, vous pouvez utiliser LinkedIn ou Viadeo. Qu’est-ce qui arrive si vous investissez du temps dans un site pour vous rendre compte à la fin de l’année que ce n’est pas le bon site à utiliser? Ça peut devenir frustrant de miser sur le mauvais cheval. Par la suite, il est difficile de passer de l’un à l’autre. J’imagine que dans l’avenir certains trouveront des solutions pour le faire, comme par exemple ici pour picasa et flickr.

Mike Arrington expliquait à la même conférence qu’à son avis, il y a deux barrières à l’entrée pour une entreprise sur le net:

  1. La barrière technologique. Est-ce que votre site utilise une technologie utile et difficile à maîtriser?
  2. L’effet réseau. Est-ce que votre site compte beaucoup de membres actifs qui le bonifient?

L’effet réseau peut devenir très important dans les sites communautaires. Comme on peut le lire dans cet article classique de Kevin Kelly, la valeur du réseau croît de façon exponentielle avec son nombre d’utilisateurs. Il donne l’exemple des fax. 1 fax seul ne vaut rien. Un réseau de 2 fax est déjà mieux. À mesure que de nouvelles personnes se procurent des fax, les possibilités de communications se décuplent. De ce que j’ai vu là-bas, plusieurs sites sont des coquilles vides qui misent presque exclusivement sur l’effet réseau pour se développer.

Cette réflexion m’amène au deuxième buzzword de la conférence: Facebook. Selon wikipedia, ils ont en ce moment 20 millions d’utilisateurs, dont 600 000 à Toronto, leur plus importante communauté. Récemment, ils lançaient leur plate-forme pour développeurs. Celle-ci permet à quiconque d’intégrer son application sur Facebook et de croître avec ce réseau déjà énorme.

Je trouve cette idée très intéressante. Les liens de confiance entres membres d’une communauté sur Facebook sont déjà établis, la plupart étant des amis. Au lieu de créer une communauté dont les membres qui ne se connaissent pas se réfèrent des services, pourquoi ne pas intégrer une telle fonctionnalité à même Facebook? Je pense que la réponse à cette question deviendra plus évidente à mesure que Facebook grandira alors que le nombre de sites communautaires continuera d’augmenter.

Google transit example

Google vient d’améliorer son Google transit, qu’il avait lancé en décembre 2005. Ce système permet de créer votre itinéraire de transport en commun du point A au point B. Google Transit vous indiquera où prendre le bus, le métro ou le train, le prix qu’il vous en coûtera, et la distance que vous aurez à marcher.

Malheureusement, ce service n’est disponible pour l’instant que dans quelques villes américaines et dans une ville japonaise. Ce sont les agences de transport qui doivent intégrer leurs horaires et itinéraires. Cependant, elles peuvent le faire gratuitement. Vous voulez que Montréal ou Québec soit la première ville canadienne à utiliser le service, dépêchez-vous de contacter la STM ou le RTC! À moins que vous ne soyez une équipe de programmeurs et désirez faire un stunt publicitaire en le faisant pour eux…?

Les nouveautés sont principalement une meilleure intégration du système à Google Earth et Google Maps. Par exemple, des icônes des arrêts d’autobus seront visibles à même les cartes. Quand on recherche l’itinéraire pour se rendre à un commerce, Google suggère un itinéraire via le transport en commun.

J’imagine qu’avec le nombre de personnes qui utilisent Google Maps pour trouver leur chemin, ça donnera un coup de pouce au transport en commun. Ça vient régler un problème du transport en commun qui est de savoir où, quand, comment prendre le bus.

Vaincre les dernières barrières à l’entrée
À mon avis, un service comme Google Transit pourrait devenir une des plus grandes raisons de l’adoption du transport en commun.

Un des aspects désagréables du transport en commun est l’attente. Si les bus étaient équipés d’un système de GPS (plusieurs le sont déjà) et transmettaient l’information de leur position en temps réel, on pourrait savoir quand ils arriveraient à notre arrêt à la minute près. On ne s’y rendrait qu’au bon moment.

Un autre désavantage du transport en commun est le manque de flexibilité. C’est en quelque sorte du transport à la chaîne: beaucoup de personnes voyageant dans peu de gros bus. Pourrait-on s’imaginer un système où les trajets et les véhicules sont ajustés en temps réel pour fournir à la demande? On se connecte, on indique comme des centaines d’autres l’heure à laquelle on veut prendre le bus et notre destination, et on reçoit un message nous indiquant l’heure exacte de notre départ. Combinez ça à un système de transit personnel tel que celui offert par la compagnie Advanced Transport System (photo) et vous avez un tout nouveau mode de transport qui fait vraiment paraître le tramway comme un dinosaure.

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Si j’étais un service de covoiturage comme Allo-Stop ou CarPoolTool, je sauterais sur l’occasion offerte par Google Transit. Ce serait trop efficace d’avoir l’emplacement des gens qui veulent voyager sur un carte Google, avec le moment désiré pour leur voyage. Et pourquoi pas tant qu’à y être faire un Allo-Stock, où des marchandises pourraient combler des espaces vides dans des véhicules pour se rendre à destination à faible coût?[Via WorldChanging]

Mesh logo modifié

Est-ce que les “deux solitudes” de Michaëlle Jean existerait même sur l’Internet? Même si ce média est ouvert et transcende les frontières, est-ce que l’isolement culturel entre les francophones et les anglophones du pays se retrouve aussi en ligne?

J’arrive de la conférence Mesh, où j’ai pu rencontrer une communauté d’entrepreneurs toute autre que celle dont je lis les blogues écrits au Québec. Sur 400 participants, je n’ai rencontré que 4-5 qui venaient du Québec à part nous, dont un étudiant de McGill, les fondateurs de StandoutJobs.com, et évidemment quelques représentants de Canoë, qui commanditait le premier dîner (merci pour les sandwiches les gars). Il n’y avait personne de Québec à part moi et Bass, de DuProprio.com. Pourtant, les invités valaient vraiment le déplacement, avec des présentateurs de Techcrunch, Edelman (CEO de la plus importante firme de PR au monde), boss de eBay Canada, responsable du forum de Dell, CEO de Craigslist, fondateur de Expedia, et j’en passe.

Dans l’auditoire se trouvaient plein d’entrepreneurs gonflés à bloc qui échangeaient sur leurs projets. Je me sentais vraiment en pleine ruée vers l’or. Tout le monde veut profiter des nouvelles opportunités du web 2.0. La plupart des projets ne se limitaient pas au Canada. C’était très intéressant de discuter avec eux. Ça m’a aussi fait remarquer la particularité de notre situation au Québec et comment ça influence le développement de sites web et de communautés en ligne à partir d’ici.

Au Québec, on parle français.
Ouais pis, qu’est-ce que ça implique? À mon avis, c’est un couteau à double tranchant.

Le danger, c’est de se limiter à ce marché, de se contenter de faire une version québécoise de ce qui marche ailleurs pour couvrir notre petite île culturelle. Canoë sont des experts là-dedans, avec leurs sites de jobs, de rencontres et plus récemment leur réseau social. Leur situation est particulière. Leur convergence leur a permis de booster leurs sites et de prendre beaucoup d’espace rapidement, s’assurant une grande part du petit marché. Qu’en est-il des autres sites qui visent à créer une communauté pour assurer la croissance du site, et qui n’ont pas TVA pour se promouvoir? De ce que je vois, ça ne semble pas facile. Je pense entre autre à Nuouz et je suis curieux de voir comment MonAvis se développera.

J’ai posé la question à plusieurs personnes à Mesh: “Allez-vous faire une version francophone?” Dans tous les cas, la réponse a été non. Le monde se fout du Québec, ils visent le marché anglophones, des centaines de fois plus important. Le bon côté d’évoluer dans une langue dont personne ne veut se casser la tête avec, c’est que ça va nous créer une pochette protectrice. C’est notre ligne défensive qui nous donne le temps de développer nos trucs en paix, de préparer la longue passe. Servons-nous de ce répit pour développer des trucs splendides en français sans être sous les radars, mais toujours avec l’idée de créer un produit universel qu’on peut flipper en anglais rapidement. L’argent recueilli au Québec peut même solidifier la compagnie pour affronter la compétition en anglais.

De plus, la francophonie ne se limite pas au Québec, si je me fie à la proportion de visiteurs qui viennent sur ce blogue en provenance d’ailleurs dans le monde. Plusieurs gros sites communautaires ont de la difficulté à convertir leur site à d’autres langues et cultures lorsqu’ils veulent joindre plus de gens. Le gars de Dell nous expliquait que c’était un de leur gros défi pour les prochaines années. Nous, ça vient par défaut, on n’a pas le choix de toujours penser en deux langues quand on développe. Pourquoi pas en 20?

Les avantages du Québec
Honnêtement, on a tout ici pour lancer de belles compagnies technologiques qui s’exporteront: Des gens compétents, créatifs, une qualité de vie incomparable, un coût de la vie décent, quatre saisons, du plein-air, une culture originale, des liens avec l’Europe et l’Amérique… Même des gens de Toronto pensent que Québec est sous-évalué.

On est tout de même bien placés pour tirer notre carte du jeu. Pendant que tout le monde part à la ruée vers l’or des communautés en ligne, le Québec fournit quelques pelles: jeux vidéos et hardware de télécoms. Tâchons de capitaliser là-dessus.

Tout ce qu’il nous manque, je pense, c’est un peu de vision et de confiance. Et c’est sûr que les investisseurs auraient avantage à se réveiller. On est tous un peu Gratton. Faisons ressortir notre côté “Think big” un peu plus! Et soyons plus nombreux à Mesh l’an prochain, ça vaut la peine.

Mike Arrington mesh 07
(photo: Stuart McDonald)

Parallèlement à mes travaux sur les robots, je contribue à la création d’un site Internet. C’est pour cette raison que je suis à la conférence Mesh à Toronto en ce moment et que je ne pourrai pas être au Q-Biz jeudi soir. Le keynote de ce matin était Mike Arrington, éditeur de Techcrunch (voir aussi la version française). Il nous a bien réveillé en nous exposant sa vision des nouveaux médias, de l’entrepreneuriat, avec en prime une petite escarmouche avec le fondateur de PayPerPost qui se trouvait dans la foule. On le voit s’énerver sur la photo.

Le vidéo de ça fera un bon bout de chemin quand il sera en ligne… Il demande à la blague “pourquoi on a laissé entrer cet individu dans la salle?” et nous prévient qu’il est “le plus evil de toute l’audience.” C’est que PayPerPost va complètement à l’encontre de la vision des blogues de Arrington. Ils offrent à des blogueurs de les payer pour qu’ils parlent de produits pour certains annonceurs, avec ou sans avis pour le lecteur que c’est de la publicité. Léger manque de transparence, et risque gros de perdre de la crédibilité à mon avis aussi.

C’est assez débile d’être dans cette foule, avec pleins de bloggueurs en direct. Si vous voulez connaître ce que Arrington nous a confié, je vous invite à visiter le blogue de l’un deux, qui a tout pris en note. (Pourquoi je n’avais pas un gars comme ça dans mes cours au bac?!) La nouvelle est aussi ici, sur le blogue officiel de la conférence. J’ai bien aimé l’anectode qu’il nous confiait: “Il y a deux ans, un des fondateurs de youtube était à un BBQ chez moi et on jasait de ça. Il me disait: bof, je ne sais pas trop si ça va lever…” Il nous racontait ça avec un peu de nostalgie, revenant sur son article où il affirme que Silicon Valley n’est pas aussi amusante qu’elle ne l’était il y a 3-4 ans: “Il y a trop d’argent, de PR et de marketing, on ne pense plus assez à la technologie elle-même.”

Je vous parle de mes découvertes et réflexions suite à la conférence.

Stanley
(image: wired)

Le DARPA Grand Challenge est un concours de robotique mobile. Son objectif est de faire parcourir des trajets à des véhicules totalement autonome. Les premiers gagnants de cette compétition ont été des membres de l’Université Stanford avec leur Touareg modifié nommé Stanley.

Pour que Stan se retrouve sur la route, l’équipe a développé un système pour acquisitionner l’environnement autour du véhicule fonctionnant avec des caméras et des capteurs laser. Leur approche produit supposément une vue style “Grand Theft Auto”, mais plus réaliste. Un genre de VirtualCity, mais en 3D. On annonçait cette semaine via Engadget et AI&R que Google allait vraisemblablement utiliser cette technologie pour bonifier de contenu 3D leur application Google Earth.

L’annonce n’est pas officielle mais devrait l’être d’ici la fin du mois. Cet article sur Techcrunch datant du mois de mars indique un signe qui semble confirmer cette hypothèse. Google aurait en effet acheté l’entreprise Vutool fondée par Sebastien Thrun, le chercheur à la tête du laboratoire d’intelligence artificielle de Stanford.

Tout ça implique, beaucoup, beaucoup de route à parcourir pour les automobiles munies du système d’acquisition. Non seulement il faut faire le tour des villes, mais il faudra ensuite tenir tout ça à jour. On peut cependant imaginer les possibilités… À quand un environnement Google à-la-Second-Life?