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Archive pour la catégorie ‘Zoologie’

Orignal albinos

23.01.2009

OK, complètement hors sujet, mais juste terriblement original: un orignal albinos photographié en Beauce, Québec, Canada, par un ami de mon père:

Photos grands formats su mon compte Flickr

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Je suis allé faire de l’observation d’ours en forêt et j’ai pris ces clichés de la bête à quelques mètres de moi… Mais non, je n’étais pas là. Ces photos ont été prises par une caméra Vigil installée sur un arbre qui se déclenche automatiquement selon le signal reçu par un capteur infrarouge. Mon père utilise ça pour voir qui va manger ses pommes à l’approche de la chasse, habituellement des chevreuils. À quand l’ajout de capteurs solaires et de relais sans fil pour pousser les photos en temps réel sur votre BlackBerry? Même la chasse se virtualise…

[merci à Louis et Sue pour les photos]

Les épaulards sont des chasseurs redoutables, comme on peut le voir dans le spectaculaire documentaire de la BBC Deep Blue dans lequel ils s’attaquent à des baleinaux et à des phoques. Dans le vidéo ci-dessus de CNN, on les voit enseigner une technique collaborative de chasse qu’ils se transmettent de génération en génération pour faire tomber les phoques qui se réfugient sur une banquise. La nature surprendra toujours!

[via Poil]

L’évolution a vraiment donné de drôles de bibittes, particulièrement sous l’eau. Je vous avais déjà partagé mon émerveillement devant ces créatures quand j’avais parlé du film Deep Blue. Hier, j’ai vu un autre film sur le même sujet: Sous les mers du monde en 3D (Deep Sea 3D). Quoique moins grandiose que Deep Blue, Deep Sea 3D n’en demeure pas moins spectaculaire. C’est sûr que le 3D, la grosseur de l’écran et le son IMAX compensent.

Alors que Deep Blue présente surtout des créatures de la haute mer, Deep Sea 3D se déroule autour des coraux et des bancs d’algues brunes. Il met l’emphase sur les interactions entre les animaux: symbiose, compétition, prédation, etc. Non seulement les animaux ont des allures originales, mais leurs comportements sont encore plus spéciaux parfois. J’ai encore une fois connu des bestioles que je n’avais jamais vu auparavant, comme le calmar Humbolt (photo) qui émet des flashs plusieurs fois secondes lorsque trop excité. Je vous invite à aller en rencontrer d’autres sur le site du film dans la section creatures, ou encore mieux d’aller au IMAX le voir pour un 40 minutes de “WOW!”.

La conclusion du film, c’est qu’on est tous reliés. L’écosystème coralien en est un exemple frappant de par le nombre d’espèces qui y interagissent et son équilibre fragile. Ils racontent même que la pêche importante de requins est une des causes du dépérissement de plusieurs récifs. Et puisqu’à plus grande échelle nous aussi nous en faisons partie, on peut consulter Oceans Alive ou See Food Choices qui nous suggèrent des choix de poissons qui ont été pêchés ou élevés de manière respectueuse.

cougar

Est-ce qu’il y a des cougars au Québec autre que les Mercury sur les routes ou ceux sur les bouteilles de Wildcat? Cet article à propos de leur présence incertaine dans l’état voisin du Maine nous incite à nous poser la question. Selon cette source, les cougars sont considérés comme éteints à l’est du Mississipi, du Maine jusqu’en Caroline du Sud. La dernière preuve indiscutable de la présence du gros chat dans cet état remonte à 1938, alors que l’un d’eux avait été tué à la frontière Maine-Québec.

Selon la FAPAQ, quelques centaines d’observations ont été rapportées dans la province depuis 1955:

La majorité d’entre elles sont postérieures à 1991, période à partir de laquelle les mentions de cougar pour la province ont été systématiquement recueillies par les gestionnaires de la faune. Les mentions proviennent toutes de la partie méridionale de la province au sud du 50e parallèle, principalement des régions de l’Abitibi-Témiscamingue, de l’Estrie et du Bas-Saint-Laurent. Une seule de ces mentions a été confirmée formellement (preuves vérifiables) en 1992 lorsqu’un individu présentant un danger a été abattu en Abitibi-Témiscamingue. Cependant, une analyse de l’ADN a démontré que l’individu provenait d’une espèce présente en Amérique du Sud. L’hypothèse d’un animal échappé d’un jardin zoologique ou gardé en captivité est la plus plausible.

Selon cette page du ministère des ressources naturelles et de la faune, la présence du félin en sol québécois suscite plusieurs interrogations. Cependant, les nombreuses observations à chaque année laissent croire qu’il existe bel et bien une population qui survit. L’analyse récente de l’ADN de poils laissés en nature confirme d’ailleurs cette affirmation.

Le cougar, puma concolar, est aussi appelé puma. Si vous voyez des traces de félins, ou d’autres animaux, et que vous voulez savoir qui les a laissé, je vous invite à consulter ces photos (1, 2). Ces affiches, installées dans les sentiers du Massif du sud, présentent les empruntes avec les démarches en comparaison avec des pieds humains. On y trouve celles du puma.

Décidément, la nature surprend. L’actualité scientifique de la semaine dernière nous a montrés deux spécimens originaux, chacun à sa manière.

Calmar colossal pêché en Nouvelle-Zélande
colossal squid
“Si on faisait du calmar frit avec, les anneaux seraient de la taille d’un pneu de tracteur!”, s’exclame un chercheur de l’Université d’Auckland dans cet article. Il fait référence au calmar colossal (pas géant, colossal: Mesonychoteuthis hamiltoni) pêché la semaine dernière dans les eaux antarctiques par un Néo-zélandais. Il s’agit d’un animal énigmatique très rarement rencontré. C’est le plus gros des invertébrés. Le spécimen ramené la semaine dernière est le plus gros jamais capturé. Il mesure 10m et pèse 450kg. Voir d’autres images ici.

Castor dans le Bronx
beaver in nyc
Du jamais vu depuis 200 ans: un castor nageant dans la rivière du Bronx, en plein coeur de la grosse pomme. Les chercheurs attribuent son retour à une population grandissante et à l’amélioration de la qualité de l’eau dans ce cours d’eau q’on qualifiait jusqu’à tout récemment d’égout à ciel ouvert. Il s’agit bel et bien d’un retour puisque le castor occupait une place importante dans cette région jusque dans les années 1800. Comme pour les premières colonies au Canada, le symbole du castor demeure attaché l’histoire de New York. L’ingénieux animal se retrouve même sur les armoiries de la ville. Tel que soulevé dans cet article relatant l’évènement, c’est plutôt encourageant qu’un animal représentant l’Amérique sauvage puisse habiter dans New York, l’ultime environnement urbain.


(photo Yahoo films)

OK, je suis vraiment pas à jour dans les films et je vous parle d’un qui est sorti en juin 2005: Deep Blue (aller voir la bande annonce et les photos sur ce lien). J’ai regardé ça hier et j’en ai parlé à tout le monde aujourd’hui mais personne ne connaissait ça. Je me suis donc dit que ça valait la peine d’en faire mention.

Comme d’habitude quand on parle de film, c’est vraiment moins intéressant comparativement au film lui-même. Si à la base vous aimez les documentaires animaliers, tout ce que je peux faire, c’est vous suggérer d’aller chercher ça au club vidéo.

C’est un film de grande qualité qui nous prend sur le bord de la plage et qui nous amène au plus profond de l’océan. L’intérêt du film réside dans la beauté de l’image et de la trame sonore, mais surtout dans l’originalité des évènements que les équipes de réalisations ont réussi à capter sur pellicule. À chaque scène, j’avais la mâchoire par terre et je m’écriais “Ça se peut ça, ça existe?!” Je n’en revenais pas à chaque fois des comportements des animaux marins, ou juste dans certains cas de quoi ils ont l’air. L’évolution dépasse l’imagination, c’est merveilleux.

Turtle rape

28.01.2007

tortue

Toujours dans le monde animalier, pour faire suite au dernier post de Sam: Turtle rape. Allez voir ce lien , vous y trouverez un vidéo montrant une tortue agressant l’une de ses semblables pour cause d’urgent besoin de reproduction. Il est étonnant de voir le comportement dynamique de la tortue. D’ailleurs, jamais au grand jamais je n’aurais cru que ce reptile pouvait pousser de tels gémissements. Pour ceux qui veulent immédiatement de l’action, avancer le vidéo à 26 secondes.

Vince

patte chevreuil mort

Bien que je n’ai pas trouvé d’études là-dessus, il semblerait que la population de coyotes est en croissance dans plusieurs régions du Québec. Ce qui faire dire ça, c’est que la valeur de la peau de coyote est passée de 150$ dans les dernières années à 75$ en ce moment. Y-a-t-il corrélation avec la population grandissante de cerfs? Encore là, ce ne sont que des suppositions.

Toujours est-il qu’en fin de semaine dernière, je suis tombé sur une carcasse d’un jeune chevreuil (attention coeurs sensibles) en bas de la côte Lapierre près du Lac Etchemin. Selon les locaux, il s’agit de l’oeuvre de coyote(s). Cette hypothèse semble faire du sens si on se fie à ce guide du gouvernement de l’Ontario et à ce texte sur la chasse au coyote.

Encore une fois selon les gens de l’endroit qui ont déjà vu des scènes semblables, les coyotes reviennent pour manger tout ce qui reste dans les nuits qui suivent. Eux mêmes en avait déjà observé avec des jumelles infrarouges. L’avoir su avant que j’allais tomber là-dessus, j’aurais installé une pbox de la compagnie Vigil, qui un appareil photo déclenché par un détecteur de mouvement. On aurait alors définitivement résolu l’énigme…