De nouveaux modèles d’affaires émergent grâce à l’amélioration des méthodes de fabrications. En visitant le représentant local d’imprimante 3D Zcorp, j’ai été mis au courant de deux sites qui fabriquent des objets sur-mesure pour vous.
BandMatesVous pouvez maintenant achetez une figurine de votre personnage Rock Band. Grâce aux capacités de communication des consoles x-box et PS3, le modèle 3D du personnage peut être transmis à l’application BandMate. Le modèle est transformé en figurine couleur par la machine à prototypage de Z-corp, puis on vous envoie la figurine et vous êtes vraiment content.
LandPrintLe site LandPrint, quant à lui, permet d’obtenir une maquette 3D de n’importe quel endroit sur la Terre. On télécharge une application Java, on parcours la Terre et on choisit le coin de pays que l’on veut. On peut aussi ajuster l’échelle verticale pour accentuer le relief. On clique sur “3-D Print” et voilà, on a un aperçu de notre maquette prête à être fabriquée (voir ci-dessous). Malheureusement, ce service n’est disponible qu’aux USA en ce moment.
Ces approches sont un bon exemple de personnalisation de masse: des produits sur mesure obtenu pour un client en combinant judicieusement les technologies de l’information et les méthodes avancées de fabrication. Voilà, vous savez maintenant comment faire danser votre personnage Rock Band sur votre montagne préférée!
Les troubles qui affligent l’économie mondiale actuelle sont survenus violemment et soudainement. C’est arrivé comme une espèce de réaction en chaîne. Ce comportement d’un système fait penser que les relations entre les compagnies forment un réseau small-world, où peu de gros noeuds sont connectés à plusieurs petits et vice-versa. Cette topologie permet de transmettre de “l’information” drôlement efficacement, mais faites tomber quelques gros noeuds et il s’ensuit une cascade de brisure dans le réseau pouvant mener à une inefficacité (panne) majeure. C’est ce qui s’est passé dans la blackout de 2003 et lorsque des événements nécessitent de fermer certains gros aéroports. Autant la grille électrique que les liaisons entre les aéroports forment des réseaux small-world.
Dans le cas des réseaux d’entreprises, l’information est l’argent. Quand le système financier gèle, c’est pleins de gros noeuds qui ne diffusent plus l’information à tous les noeuds qui s’y connectent. C’est la paralysie. Si elle dure trop longtemps, d’autres géants continueront de tomber. On vit actuellement un période historique, une ère glaciaire où certains gros reptiles s’étaieront alors que quelques mammifères survivront pour éventuellement prendre une place importante dans l’écosystème des affaires.
Déjà avant cette crise, le monde avait commencé à changer. Les fondements de la révolution industrielle — structure, bigger-is-better, protocoles, hiérarchie — tout ça n’est plus très au goût du jour. Notre époque apparaîtra dans les livres d’histoire comme la révolution de l’information. Et comme à chaque révolution, des géants tomberont et d’autres se lèveront. La période d’économie chancelante que nous traversons ne sera qu’un catalyseur du changement de garde.
Je viens de lire à ce propos un bijou de Paul Graham intitulé Hi-Res Society. Voici trois des points qu’il discute qui sont des raisons pourquoi les grandes compagnies ne jouiront plus jamais du rôle qu’elle ont eu dans les dernières décennies
Il n’y a plus que les économies d’échelle – Avant, l’équation était simple: plus gros = économie d’échelle et dominance d’un marché. Aujourd’hui, la vitesse joue un rôle aussi important que les économies d’échelle, particulièrement en technologie. Avec la durée de vie toujours plus courte des produits et le grand dynamisme de la demande, on peut se retrouver dans le pétrin avec des méthodes de fabrication de masse. Vous n’avez qu’à regarder les cours des grands manufacturiers automobile se remplir en ce moment de véhicules qui seront désuets lorsqu’il en sortiront pour vous en convaincre. À l’inverse, des opportunités bien saisies n’auront jamais rapporté aussi vite qu’à notre époque.
Attirer les meilleurs — Il y a 20-30 ans, le scénario idéal pour les meilleurs était d’entrer dans une grande boite et de gravir les échelons corporatifs le plus rapidement possible. Aujourd’hui, les plus efficaces et les plus créatifs (ceux qui ajoutent le plus de valeur dans une entreprise), ne rêvent plus de joindre les grandes corporations. Ils veulent l’environnement de travail le plus stimulant, être fier de leurs réalisations. Et en bout de ligne, ce sont les grandes équipes qui font les grands succès d’entreprises.
Perte de leur influence — À chaque époque, selon Graham, les entreprises les plus en vue sont celles qui diffusent leurs façon de faire au reste du monde des affaires. Les grandes entreprises ont influencé l’idéologie corporative par le passée. En ce moment, qui est-ce que les dirigeants regardent pour s’inspirer des meilleures façon de faire? Ce sont les jeunes entreprises technologiques qui deviennent les modèles, des méthodes de gestion jusqu’au codes vestimentaires.
Ajoutez la crise environnementale qu’on oublie momentanément et ça fait pour plusieurs années tumultueuses en perspective… Voilà une belle opportunité!
Vidéo de la raie mécanique de la compagnie Evologics, dont je parlais précédemment sur le design inspiré de la nature. La bête est contrôlée à distance dans le vidéo. Festo présentent le “fin ray effect” dans ce pdf présentant leur adaptation du concept à une tâche d’automatisation. On peut aussi vir leur version aérienne ci-dessous:
Bill Gates disait qu’on arrive dans l’ère des robots. Certains nuancent plutôt que arrive à l’ère de la robotique. Ils estiment que la robotique prendra le chemin de l’électronique plutôt que celui de l’informatique. Au lieu de voir des robots partout autour de nous, il y aura un peu de robotique dans les objets de tous les jours: voitures, jouets, logiciels, etc. Regardez justement le vidéo suivant de la recherche qui se fait chez Adobe, un outil de montage vidéo, à la sauce vision numérique.
Je viens de relire un article de Shuichi Fukuda dans les comptes-rendus de l’ASME IDETC 2008 intitulé “How can Man and Machine Trust Each Other and Work Better Together?”. C’est une réflexion intéressante sur les interactions de plus en plus complexes qu’on a avec nos outils.
Tout le monde sait à quoi s’attendre quand il a un marteau ou une perceuse en main. On travaille un peu avec, on assimile la dynamique et si on est manuel, on est capable de faire quelque chose de bien. On fait confiance aux technologies les plus simples car on sait à quoi s’attendre. On commande la machine simple, elle obéit. La communication est unidirectionnelle.
Or, les technologies ne cessent de se complexifier. En même temps, leur durée de vie diminue. On a donc moins de temps pour apprendre à utiliser des machines de plus en plus compliquées. Fukuda parle donc de notre époque comme étant une de non-experts. Si l’interaction est inefficace, on voit l’objet que nous utilisons comme une boite noire. Ne la comprenant pas pas très bien, on devient confus on perd confiance en elle. On tente de lui imposer un fonctionnement, ça ne marche pas à notre goût, ça peut devenir très frustrant. Ça peut aussi être dangereux, voire mortel. Il parle dans l’article d’accidents d’avion où le pilote combattait une commande automatique qu’il avait activée sans s’en rendre compte. Quand la relation s’envenime entre l’humain et la machine, ce n’est rien pour régler le problème: Il semblerait que quelqu’un de contrarié n’utilise son cerveau qu’au tiers de ce qu’il utilise dans un état normal.
On ne peut faire marche arrière. Les technologies vont continuer à se complexifier, il sera possible de les utiliser dans des situations de plus en plus diverses. On ne commandera plus nos machines, on collaborera avec eux. Comment composer avec cette complexité grandissante? L’auteur suggère deux pistes:
S’inspirer du logiciel. Les produits mécaniques aujourd’hui ont généralement des caractéristiques fixes. C’était le cas pour les logiciels à leurs début. Aujourd’hui, on a plus tendance à itérer, à ajouter les fonctionnalités à mesure que l’utilisateur apprend à utiliser le logiciel. Puisque de plus en plus de produits comprennent un aspect électronique et logiciel, on peut s’imaginer aller dans cette direction dans le futur.
Permettres aux machines de développer une personnalité. Il existe des théories sur la formation d’équipe efficace entre humains. De la même manière, il pense qu’une machine avec le bon “tempérament” (ce qu’il appèle mécanicalité) pour l’utilisateur permettra une collaboration plus efficace. Il pense que si les machines ont des fonctions simples au départ et des capacités d’interaction, elles pourront s’adapter à la personnalité de l’utilisateur. À ce moment, les machines pourront interpréter nos actions et anticiper ce qu’on veut qu’elles fassent. On aura alors l’impression qu’elles nous comprennent et elles gagneront ainsi notre confiance.
Ces notions sont intéressantes d’un point de vue de conception d’interface logicielle ou de collaboration humain-robot. Tant que ces machines fonctionnent mieux que la foutue trombonne Word qui anticipe tout sauf ce qu’on a en tête!
Pour ceux qui n’en n’auront pas assez de la “big ass table” de Microsoft pour visualiser et manipuler des données, Oblong Industries a développé le g-speak:
Quand même intéressant comme interface de création, ça a presque l’air intuitif.
Je vous parlais récemment de “The Art of Innovation“, que je lis lentement mais avec intérêt. L’auteur touche le sujet du prototypage. Je ne sais pas si c’est mon passage dans un labo universitaire ou ma phobie des gros projets, mais j’aime bien le prototypage. Au lab de robotique, la machine à prototypage rapide a fait à mon avis une énorme différence sur la qualité et la crédibilité des travaux. Dans le web et le logiciel, on peut prototyper encore plus facilement qu’en mécanique. Voici donc 6 bonnes raisons de faire un prototype:
Pour faire des erreurs — La première version n’est jamais la bonne. Cependant, on s’en rend compte souvent qu’en ne l’utilisant. Plus on a un prototype tôt, plus on se rend compte de ses erreurs et plus on peu ajuster rapidement.
Pour avancer – En étant trop longtemps dans la planification et la conception abstraite, on ne gagne pas de momentum. Faire un prototype permet de se motiver, nous donne l’impression d’avancer et nous permet de briser un projet trop gros en plus petites pièces digestibles.
Pour forcer sa chance — Il arrive souvent en prototypant que l’on fasse des découvertes accidentelles. La naissance d’une idée est une chose mystérieuse. Quand on construit, manipule ou utilise un prototype, on risque de faire naître des idées qui ne seraient jamais venues à regarder une simple maquette.
Parce que c’est convainquant – Nous sommes tous incrédules et les clients le sont encore plus. À l’intérieur de l’équipe, un prototype permet de cristalliser certaines “certitudes”, des points sur lesquels on peut se baser pour la suite du développement. Pour un client, un prototype démontre le savoir-faire de l’équipe, que ce sont des gens capable de faire de dont ils parlent.
Pour avoir un feedback de qualité — Tout le monde peut se rendre compte de quelque chose d’important en utilisant un prototype, particulièrement un client (ou un patron). Ce feedback permet de rajuster le tir durant le projet, avant d’arriver à la fin avec un produit fini qui n’a été conçu qu’avec des spécifications initiales qui nous avaient placé sur une mauvaise trajectoire.
Pour favoriser la simplicité — Tant qu’on n’est que sur papier, tout est facile: amenez-en des fonctionnalités et des designs complexes! Quand on sait qu’on a à faire un prototype rapidement et pas cher, on n’a pas le choix d’arriver avec une solution simple. Et la beauté de l’innovation, c’est à mon avis d’arriver avec une solution simple et élégante. Naturellement, les prototypes nous poussent dans cette direction.
On se voit mercredi le 12 au matin à la Journée informatique du Québec! Je participerai à la table-ronde du matin avec le CFD (iXmedia), Ian Delisle (Wanted), et M. Thériault (Terdor). Au sujet de la discussion: la place du Québec dans le monde numérique, ce qui se passe avec l’arrivée au travail de ceux qui sont nés dedans et, bien sûr, on joue à la boule de cristal.
Regardez ce vidéo du nouveau produit de Honda: une paire de jambes supportant un banc sur lequel vous pouvez vous asseoir et marcher. Les jambes supportent environ 15% de votre poids. Cette solution est plutôt élégante comparativement aux exo-squelettes habituellement utilisés pour ce genre d’application (voir le vidéo ci-dessous)
Honda vise à aider les travailleurs et les gens en perte d’autonomie. Au delà de la presse reçue sur leur programme de robots humanoïdes, il est intéressant de voir des produits robotiques émerger de chez le géant automobile.