Dans la série d’excellentes conférences TED, on mettait en ligne hier une présentation de Rodney Brooks, longtemps professeur au MIT et maintenant CTO chez iRobot.
Parmi les thèmes plus philosophiques qu’il aborde en discutant de robotique est notre “retreat from specialness”. Il présente l’évolution du point de vue de l’homme à propos de lui-même. À chaque nouvelle époque, nous nous voyons un peu moins au centre de l’univers. Nous réalisons qu’on fond, nous ne sommes pas si spéciaux. Contrairement à ce que nos ancêtres croyaient, le Soleil ne tourne pas autour de nous, nous venons de l’évolution de la vie comme nos cousins primates, etc. Un jour, nous apprendrons sûrement que d’autres formes de vie intelligente existent ailleurs. Un jour aussi, selon Brooks, nous accepteront que les robots sont des vivants. Et pourquoi pas?
Bref, en regard de la grande histoire de l’organisation de la matière, il ne faut pas nous voir comme une finalité. Nous faisons partie du processus. On doit avoir l’humilité d’admettre que le processus ne s’arrête pas à nous, individus aussi extraordinaires que nous puissions être. Brooks présente les robots comme une étape subséquente de cette organisation. En fait, à mon avis, avant les robots, il y a bien des systèmes créés par les humains que nous pouvons considéré comme la suite de l’organisation de la matière: les villes, la culture, les pensées qui circulent dans notre infrastructure de communication… Pourquoi la matière tend inexorablement à s’organiser de façon toujours plus complexe?!





