Penser fait grossir. La preuve est sur l’image et dans le plus récent numéro de la revue Psychosomatic Medicine. C’est en effet ce qu’ont découvert un groupe de chercheurs de l’université Laval (voir le communiqué) qui ont comparé l’appétit de différents groupes soumis à différents efforts mentaux. Résultat: ceux qui avaient fourni un plus grand effort mental mangeaient plus. Le problème, c’est qu’on ne dépense pas plus de calories à penser fort qu’à relaxer. Plusieurs solutions s’offrent à nous: penser moins, manger moins ou finalement, revoir l’interface des ordinateurs pour dépenser plus en travaillant.
Archive pour le mot-clef ‘Université Laval’
Penser fait grossir
4.09.2008
CDLI: Interface de locomotion robotique
12.08.2008

Ça fait un moment que je voulais parler du projet CDLI (Cable-Driven Locomotion Interface) actuellement en cours à l’Université Laval. L’idée de ce projet est illustrée ci-haut. Elle consiste à embarquer un utilisateur sur plusieurs plate-formes entraînées par des câbles. L’utilisateur est immergé dans un environnement de réalité virtuelle (son et image) et le robot lui procure les sensations tactiles. Par exemple, lorsqu’un pied est dans le vide, le robot le suit sans opposer d’effort. Lorsqu’il touche le sol, le robot bloque pour simuler le sol. Au final, l’idée serait d’avoir plusieurs interfaces reliées par réseau.
Je vous en parle maintenant parce que de nouveaux vidéos sont disponibles, démontrant le concept:
- Vidéo montrant un prototype 1/3 d’échelle dans l’espace
- Vidéo montrant la commande en effort dans un mécanisme plan.
Les applications potentielles de ce type de système sont la réhabilitation et l’entraînement. En ce moment, les systèmes similaires sont des tapis roulants. Leur nature (contraintes mécaniques, inertie) font qu’il est difficile de simuler différentes nature du sol. Avec CDLI, on peut s’imaginer simuler la marche sur le sable, la boue, un plan incliné…
Ce projet de recherche représente plusieurs défis importants de contrôle et d’intégration. Il est une collaboration entre le LVSN et le Laboratoire de robotique de l’Université Laval.
[Merci à Martin Otis pour le vidéo et l'image]
Pommier 3D
29.05.2008
Regardez ce vidéo de la cueilleuse de pomme 3D numérisée avec la HandyScan, de le compagnie lévisienne en pleine croissance Creaform. Il est issu du concours de numérisation lancé l’an dernier par la compagnie auprès de ses utilisateurs et de ses employés. Quelle beau travail, et quelle bonne idée pour promouvoir leur produit! Un ami qui travaille pour eux m’avait parlé de la réalisation. Pour la petite histoire, je viens d’apprendre que le pommier en question est un de ceux du verger Allen-Demers, soit chez un collègue du labo de robotique. La technologie derrière le capteur a été développée au LVSN de l’université Laval par Patrick Hébert et ses étudiants.
Des Prius branchables à L’université Laval
25.04.2008
Note: Vous aurez remarqué que je suis moins prolifique ces temps-ci sur LaBlogAtoire. Ce n’est pas le manque d’inspiration, mais plutôt que je prend le temps d’accueillir mon gars dans ce monde. Merci de votre compréhension.
Avez-vous hâte de brancher votre voiture dans le mur plutôt que dans un pistolet à essence à la station service? Moi, énormément, d’autant plus qu’on annonce que le prix de l’essence atteindra plus de 2$ en 2012 au Québec. Depuis quelques semaines, je suis abonné à la liste d’envoi fort intéressante de Pierre Langlois, spécialiste des voitures électriques (voir tous ses envois à ce propos, RSS de ses billets). Le prolifique vulgarisateur analyse les différents aspects de la question en préparation sur son prochain livre prévu pour l’automne: Rouler sans pétrole.
Voilè qu’hier il m’apprenait l’existence d’un projet dans ma propre université, le projet PHEV Québec.
L’objectif, d’ici 4 ans, est de mettre en circulation une flotte expérimentale de 50 Prius branchables, équipées d’une batterie Li-ion de grande capacité, autorisant une autonomie de 70 km en mode électrique, et faisant descendre la consommation d’essence à environ 2 litres par 100 km.
vec le prix du pétrole qui ne cesse d’augmenter, le moins qu’on puisse dire c’est que c’est une excellente nouvelle pour le Québec. C’est le plus gros fabricant de batteries industrielles au monde, EnerSys, qui s’associe au projet. Ils ont présentement une nouvelle technologie qui permet d’utiliser les batteries Li-ion bon marché des ordinateurs portables (produites en millions d’unités), associées ensemble de façon particulière pour former des batteries de grande capacité, à un prix plus bas que la compétition. L’innovation principale est reliée à l’électronique de contrôle. Cette technologie a été développée par Modular Energy Devices dans laquelle EnerSys a investi.
EnerSys a choisi le Québec pour les essais pour trois raisons:
- le coût de l’électricité y est très bas, ce qui rentabilise l’acquisition de leurs batteries plus rapidement
- il y a 4 saisons avec des températures extrêmes
- les québécois sont très sensibles à la problématique environnementaleLe Mouvement Desjardins est également dans le partenariat pour étudier et offrir éventuellement des solutions novatrices de financement pour de tels véhicules, suite aux données de l’étude. On peut imaginer qu’ils offrent éventuellement l’équivalent d’une location pour les batteries, qui coûterait mensuellement moins cher que l’essence normalement consommée.
Le professeur Michel Gendron, de la faculté d’administration pilote le projet. Son expertise concerne les statistiques et les assurances, deux composantes importantes dans cette étude qui se veut autant sociale, économique que technique. Le département de génie électrique contribuera également au projet. Dans la phase 2, les gouvernements et Hydro-Québec devraient être mis à contribution.
Les premiers résultats des essais devraient être connus à la fin de l’été. Pour plus de détails, voir l’article de Éric Moreault dans Le Soleil du 23 avril 2008.
[Photo flickrsquared sur Flickr]
Emploi d’été au laboratoire de robotique
16.04.2008
Le laboratoire de robotique de l’Université Laval est à la recherche d’une personne, idéalement une étudiante ou un étudiant, pour un emploi d’été en électronique. Il s’agit essentiellement d’un travail technique à temps plein (35 heures semaine) pour la période du 5 mai au 15 août 2008. Il est possible d’avoir une entente sur l’étalonnement des heures si nécessaire. Fonctions de l’emploi :
En collaboration avec les ingénieurs du laboratoire de robotique, du département et des techniciens en électronique du département, la personne devra principalement :
- Travailler sur la mise en place d’un contrôleur de robot;
- Effectuer des montages et assembler divers systèmes, appareils ou circuits; effectuer le câblage, les connexions et les configurations nécessaires au fonctionnement adéquat des équipements;
- Participer à l’évaluation et à l’analyse du choix de nouveaux équipements ou pièces et à leur implantation. Effectuer les recherches nécessaires dans les circonstances.
Exigences de l’emploi :
Une technique en électronique ou une expérience pertinente équivalente. Connaissance suffisante de l’anglais pour lire les manuels techniques. Pouvoir travailler à la fois en équipe, sous une supervision et seul. Versatile et avoir un souci du travail bien fait. Une expérience dans le montage et l’assemblage d’équipement électronique ou électrotechnique et de contrôle serait un atout.
Pour obtenir plus d’information sur les axes de recherche du laboratoire, vous pouvez consulter le site Internet à l’adresse http://robot.gmc.ulaval.ca. Pour toutes questions ou communications, veuillez contacter Boris Mayer-St-Onge à l’adresse courriel boris@gmc.ulaval.ca.
Miser sur le bon cheval technologique
30.01.2008
N’importe quelle organisation est confrontée à des choix de technologies. Une fois qu’on a choisi sa monture, il y a certains aspects qu’on ne contrôle plus. Certaines technologies sont bien vivantes et continuent de se développer: elles courent dans la bonne direction. L’autre s’en va paître dans le coins du champs et vous êtes là à essayer de la fouetter pour qu’elle se bouge un peu. Ces technologies sont parfois plus grosses que vous, surtout si vous êtes une PME. Vous êtes alors un pou accroché sur un cheval. Si celui-ci va dans la bonne direction, il vous fait faire du chemin. Sinon, le pou que vous êtes devra un jour change de cheval. Plus on est rendu loins dans l’implémentation d’une technologie, plus la changer a des implications profondes et coûteuses. Souvent, on se demande “est-ce que ça vaut la peine de changer?”. Les technologies nous font prendre des chemin en étoile, plus on avance, plus on s’éloigne des autres chemin. Des dilemmes important surviennent alors.
C’est ce qui se passe actuellement à l’Université Laval, que je fréquente. Il y a un gros débat en ce moment sur le renouvellement de services technologiques offerts aux étudiants. Tel que présenté par mon collègue du labo de robotique Nicolas Lauzier dans sa lettre dans l’impact Campus, l’université a choisi le mauvais cheval (Oracle) au détriment d’un cheval qui demande beaucoup moins de foin et qui court aussi vite (Logiciel libre). Aujourd’hui, ils doivent faire une mise-à-jour des systèmes et ils ne veulent pas changer de plate-forme: ils sont rendu trop loin sur leur chemin, ils ont développé une expertise avec les systèmes en places, etc. Je n’entrerai pas dans la politique de ce sujet, il y en a déjà assez qui le font. L’avis présenté par Nicolas est exactement le mien de toute façon.
Cette histoire m’a amené à me poser la question “Comment miser sur le bon cheval technologique?” La question a plusieurs volets:
- Qui développe?
Est-ce que c’est une compagnie solide avec une certaine vision? Est-ce que votre secteur est important pour eux ou ils travaillent dans d’autres directions? Si c’est un logiciel libre, est-ce qu’il est supporté par une communauté dynamique de développeurs? Dans tous les cas, est-ce que les ressources d’aide est disponible - Compatible à d’autres standards de votre industrie?
Aujourd’hui, les systèmes doivent s’intégrer les uns et les autres. Si votre technologie n’est compatible qu’avec elle-même, vous vous dirigez probablement dans un cul-de-sac. - Flexible à vos besoins?
Votre projet est unique. Est-ce que la technologie peut s’y adapter et évoluer avec lui? Si vous avez les bonnes personnes, les logiciels libres sont souvent avantageux de ce point de vue. - Base de clients?
Qui utilise la plate-forme? Sont-ils des entreprises en croissance qui pousseront le développement en avant? - Main-d’œuvre disponible?
C’est bien beau une technologie, mais aurez-vous des gens capable de s’en servir? Est-ce qu’il y en a dans la région provenant des différentes institutions d’enseignements ou de grosses entreprises? - Coûts?
Il faut voir les différents coûts: l’achat de licence, le coût de développement, le temps de développement qui dicte le timing de vos lancements de produit, les coûts dans 1, 3, 5 ans, etc.
En robotique comme en web, l’impact de la plate-forme choisie peut avoir des conséquences importantes, pouvant impacter jusqu’à la viabilité même de votre projet.
[Photo: Homies in Heaven sur Flickr]
Lancement du castelet électronique
15.11.2007

[Puma Freytag, marionnettiste et Clément Gosselin, professeur en robotique, photo du Média Matin Québec]
Mercredi se déroulait le lancement du castelet électronique, un projet de scène robotisée à échelle 1:10 dont j’avais parlé en août. C’était l’aboutissement de trois ans de collaboration entre trois laboratoires de l’Université Laval, le Laboratoire des nouvelles technologies de l’image, du son et de la scène (LANTISS), le Laboratoire de robotique et le Laboratoire de vision et de systèmes numériques. Pour l’occasion, Puma Freytag, un marionnettiste et professeur de théâtre, a présenté un spectacle miniature d’une vingtaine de minutes nous laissant entrevoir les possibilités de l’installation.
J’avais déjà vue la partie mécanique de la scène principalement développée par Jean-Philippe Jobin et Sylvain Comptois. Je vous montre de nouveau leur vidéo présenté à SIGGRAPH plus tôt cet automne:
[qt:http://robot.gmc.ulaval.ca/videos/autres/scene/Scene_mobile.mpg 320 240]
Mais ce que je n’avais jamais vu, c’est que la castelet n’est pas que la scène. C’est aussi un système d’éclairage LED sur mesure permettant de simuler un éclairage de scène. Il y a aussi un système de projection et d’écrans, dont certains sont semi-opaques pour permettre l’ajout de réalité augmentée. Tous ces aspects techniques mis ensembles dans les mains d’artistes permettent de créer un espace scénique dynamique offrant de nouvelles formes d’expression.
Le seul spectateur qui a posé une question suite à la présentation est Jacques Plante, non pas le gardien de but mais l’architecte de salle de spectacle et aussi professeur à Laval:
“Est-ce qu’on peut se permettre de rêver non pas à une mise en scène mais carrément à une mise en salle, où les spectateurs feraient eux aussi partie de cet espace dynamique, effaçant la frontière entre eux et la scène?”
C’est beau de rêver, et pourquoi pas? Quand on a vu l’arrière-scène de spectacles à Vegas, on se dit que tout est possible. Justement lors de cette visite, on suppliait les professeurs du groupe de donner des formations d’arts technologiques. Robert Faguy, le responsable du projet du castelet, a justement lancé une invitation en ce sens aux doyens des différentes facultés présents. Québec est à son avis un terreau fertile pour ce genre de projet multi-diciplinaire et nous avons tout ce qu’il faut pour développer ce créneau. Il espère donc que son projet fera des petits.
La prochaine étape pour le castelet est la conclusion de l’aspect collaboratif pour la conception de spectacles à distance. Le LVSN travaille déjà à un système permettant à différents artistes répartis à travers le monde de collaborer à la conception de spectacles. On peut imaginer certains qui travaillent dans la version virtuelle du castelet pour contrôler le modèle réel à distance. À l’inverse, ceux qui y ont accès physiquement pourront déplacer des objets dans l’environnement, qui seront acquisitionnés par des caméras et reproduits dans l’environnement virtuel à l’autre bout.
Le lancement a eu une couverture médiatique intéressante, notamment dans la presse écrite:
- Université Laval : une scène robotisée, Le Soleil
- Le robot au service de la marionnette, Média Matin Québec
- Mécanique théâtrale, le Fil des événements
Orignal en liberté à l’Université Laval
22.05.2007
Un orignal égaré s’est retrouvé ce matin sur la campus de l’Université Laval. Le service de sécurité nous a écrit un email dont voici un extrait pour nous mettre en garde:
“On nous signale actuellement la présence d’un orignal en liberté sur le campus. Comme il semble apeuré, il est important de ne pas s’en approcher.
Nous vous demandons votre collaboration afin de suivre ses déplacements. Aussi, si vous l’apercevez, vous êtes priés d’aviser le Service de sécurité et de prévention de l’endroit où il se trouve en signalant le 656-5555.”
Je viens de les contacter pour savoir ce qui en était. Le pauvre animal a maintenant quitté le campus pour un quartier résidentiel voisin. Les services de la faune et la police sont à ses trousses.
À bien y penser, je préfère de loin un orignal en furie que d’autres visiteurs mal intentionnés comme on en a vu dans les nouvelles récemment. Hier midi, on discutait justement comment il y a 50 ans le campus était un champs. Le grand-père d’un collègue devait même venir à ses cours en raquette l’hiver! Vivement Québec, sa qualité de vie et ses bêtes de bois!
Alérion supermileage en route vers la France
26.04.2007
C’est dommage qu’il n’y ait pas une belle route asphaltée entre Québec et la France. La pilote de Laval qui participe à l’Éco-marathon Shell le mois prochain aurait pu couvrir les 5700km pour environ 3,83$! L’objectif de consommation du nouveau bolide qu’ils dévoilaient ce soir est en effet de 1600km/l. En comparaison, la Honda Insight fait du 30km/l.
L’équipe d’Alérion Supermileage avait déjà connu une excellente 2e place au SAE Supermileage l’an dernier avec une consommation de 775.22 km/l. Ils visent donc à améliorer leur efficacité de plus de 100%. Ils sont confiants d’y arriver grâce à de nombreuses améliorations apportées: aérodynamisme, réduction de l’inertie du système d’entraînement, bolide plus léger, meilleurs pneus, modification du moteur, etc. Je leur souhaite la meilleure des chances!
Partout, y compris au Québec, l’énergie éolienne a la cote. Comme n’importe quoi, elle a aussi ses mauvais côtés. Plusieurs trouvent qu’elle brise le paysage, ce qui peut nuire au tourisme. C’est le cas entre autre autour du Massif du sud, dans les Appalaches. Ce site est pressenti pour accueillir des éoliennes. Dans une expédition récente, j’ai pu voir plusieurs stations de mesurage du vent, et aussi plusieurs affiches contre les éoliennes. L’autre argument principal contre celles-ci est leur nuisance sonore.
De l’autre côté, les barrages hydro-électriques présentent aussi leurs lots d’inconvénients. Ils coûtent cher, inondent des parties considérables de territoire et défigurent le paysage. Est-ce qu’il existerait une alternative entre ces deux approches?
Une piste de solution intéressante réside peut-être dans les ailes oscillantes (image). Ce dispositif, comme les turbines de barrage et les éoliennes, sert à extraire de l’énergie d’un fluide en mouvement. Contrairement aux deux autres, les ailes oscillantes ne tournent pas. Un peut comme la queue d’un dauphin, l’aile oscillante fait un mouvement de va et vient en inclinant son profil pour prendre de l’énergie au fluide et la convertir en électricité grâce à un alternateur. Une autre analogie est quand on sort notre bras d’une automobile en mouvement. L’écoulement de l’air tend à faire déplacer notre main vers le haut ou le bas selon son inclinaison.
Ce type de dispositif est étudié notamment à l’Université Laval par le laboratoire de fluide numérique et le laboratoire de robotique. L’image au haut de l’article est un mécanisme proposé par Louis-Alexis Allen-Demers. L’aile en jaune possède un profil symétrique. Le mécanisme lui impose un mouvement cyclique de haut en bas. Ce déplacement s’accompagne d’un changement d’inclinaison de l’aile au fil du cycle. En haut et en bas du cycle, l’aile est horizontale. Au centre, elle atteint une inclinaison maximale déterminée par les simulations pour extraire un maximum d’énergie du fluide, soit 34%.
L’avantage principal d’un tel dispositif est qu’il peut être installé au fond de l’eau. Il ne compromet donc pas le paysage. De plus, il utilise une section rectangulaire de l’écoulement. Ceci lui permet d’être installé dans des cours d’eau peu profonds, comme devant votre chalet par exemple.
La technologie développée à Laval n’est pas encore prête. Un prototype devra éventuellement être construit pour valider l’étude. Le Royaume-Uni a investi plusieurs millions dans le développement de technologies semblables. L’entreprise Pulse Generation offre maintenant un produit. Vous pouvez en voir une animation ici.









